Regain de popularité pour la réforme Obama du système de santé

WASHINGTON (Reuters) – Même si elle demeure minoritaire dans l’opinion, la réforme du système américain de santé promulguée par Barack Obama bénéficie d’un regain de popularité depuis que la Cour suprême des Etats-Unis en a validé l’essentiel la semaine passée.

Selon un sondage Reuters/Ipsos diffusé dimanche, 48% des personnes interrogées se disent désormais favorables à la réforme, contre 43% avant la décision de la Cour suprême.

La plus haute juridiction des Etats-Unis a jugé jeudi que le “mandat individuel”, la disposition phare de la réforme qui rendra l’assurance maladie obligatoire à partir de 2014, était conforme à la constitution.

Dans le détail, le sondage, réalisé en ligne auprès d’électeurs inscrits après l’arrêt de la Cour, montre une augmentation des bonnes opinions parmi les républicains et, plus important, parmi les électeurs indépendants, dont le choix sera décisif lors de la présidentielle du 6 novembre prochain.

Dans cette dernière catégorie d’électeurs sondés, ils n’étaient que 27% à juger favorablement la réforme de la santé; ils sont désormais 38% à avoir une bonne opinion de ce qui est considéré comme la principale réalisation de Barack Obama sur le plan intérieur.

“C’est un succès pour Obama, car c’est son projet de loi. Il ne fait pas vraiment de doute dans l’esprit de gens que cette réforme lui appartient, que c’est son bébé”, a dit Julia Clark, vice-président d’Ipsos Public Affairs, commentant la décision de la Cour suprême.

L’opposition républicaine à la réforme baptisée ObamaCare reste importante, mais à un niveau moindre, passant de 86 à 81%.

Du côté des électeurs se déclarant démocrates, la décision des juges suprêmes n’a pas eu d’impact et le ratio de bonnes opinions reste stable à trois électeurs sur quatre.

Mais la réforme -et notamment le “mandat individuel” interprété par ses détracteurs comme une immixtion intolérable du gouvernement fédéral dans la vie privée des Américains- continue de diviser radicalement l’électorat.

Le fossé se serait même creusé davantage depuis l’arrêt de la Cour suprême puisque ce sondage révèle que 53% des personnes interrogées seraient plus enclines à voter pour un candidat au Congrès hostile à la réforme. Elles étaient 46% avant la décision.

Cet arrêt, juge Julia Clark, “galvanise les deux camps”.

Mitt Romney, qui portera les couleurs du Parti républicain en novembre face à Obama, a promis en cas de victoire d’abroger la réforme.

Patricia Zengerle, Henri-Pierre André pour le service français

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