Vers une meilleure gestion de la frontière haïtiano-dominicaine

A l’initiative du ministère des Affaires étrangères et des Cultes s’est tenue une réunion intersectorielle sur la gestion frontalière, le vendredi 29 juin 2012, à Malpasse. La Police nationale d’Haïti, l’Administration générale des douanes (AGD) et le service de l’Immigration figurent parmi les entités ayant discuté avec les représentants de la chancellerie haïtienne, sur les ressources, la stratégie et le calendrier à mettre en place, en vue d’assurer une meilleure gestion des 385 kilomètres frontaliers entre Haïti et la République dominicaine. « Résoudre un certain nombre de problèmes et harmoniser les rapports entre Haïti et la République dominicaine, épauler les secteurs d’activités économiques au niveau de la frontière, renforcer les capacités institutionnelles des structures impliquées dans la gestion frontalière plus particulièrement la douane, la police et l’immigration », tels ont été les motifs de cette réunion intersectorielle présidée par le directeur général du ministère des Affaires étrangères et des Cultes, Jacques Nixon Myrthil, en compagnie de Fritzner Gaspard, chef de cabinet du ministre des Affaires étrangères Laurent Lamothe, Watson Denis, directeur des Affaires politiques. « La gestion de la frontière représente une question d’Etat de premier ordre », reconnaissent les principales autorités qui ont fait le déplacement en vue de discuter avec les principaux acteurs sur le terrain. Selon le chef de la délégation de la chancellerie haïtienne, il s’agit de prendre en compte les principaux problèmes, d’une part, et d’autre part, de discuter sur des propositions et des recommandations susceptibles de favoriser une meilleure gestion de la frontière. De nombreux autres problèmes comme le manque d’infrastructures des services étatiques, les jours de marchés organisé le mardi et jeudi, qu’on appelle plus précisément le « marché binational », qui selon les syndicalistes haïtiens n’est profitable qu’aux commerçants et hommes d’affaires dominicains, la nécessité de déplacer les frontières de Malpasse à un autre endroit en raison de la montée des eaux du lac Azuei a été à l’ordre du jour dans cette rencontre entre les cadres du MAE, de la police nationale d’Haïti, de l’administration générale des douanes, du service de l’immigration. Tout cela pour parvenir à une gestion coordonnée, systématique, réelle et effective de la frontière, ont tenu à souligner certains participants de la rencontre. Ces derniers sont unanimes à reconnaître, et à déplorer le fait que la Police nationale d’Haiti ne contrôle pas toute la ligne frontalière, seulement quelques kilomètres sur les 385. Qu’il y a certaines parties des 385 kilomètres frontaliers entre Haïti et la République dominicaine, qui sont contrôlée par la PNH et d’autres qui ne le sont pas, déplorent les responsables, qui se sont proposé de se rencontrer dans les semaines qui suivent, afin d’apporter des solutions efficaces et durables pour une meilleure gestion de la frontière haïtienne. La délégation du ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC) était composée de Jacques Nixon Myrthil, directeur général, Fritzner Gaspard, chef de cabinet du ministre Laurent Lamothe, Guy William, de la commission mixte haïtiano-dominicaine, Watson Denis, directeur des Affaires politiques et d’autres cadres tels Darline Sauval Emmanuella Charles. D’un autre côté on retrouvait des des personnalités comme Miousemine Célestin et Pierre Philippe Brunet du consulat d’Haïti à Barahona, Léon Laurore du Bureau de l’ordonnateur national (développement territorial), Maxeau Gaudin du service de l’Immigration. La Police nationale d’Haïti (PNH) a été représentée par Joachim Prophète (responsable du Commissariat), Bruny Luders, Françoise Joazard, Théoma Célestin, Rose André Henry de la protection des mineurs, Perez Torres de l’Unpol. Par cette rencontre initiée par la chancellerie haïtienne le gouvernement Matelly-Lamothe se propose d’apporter des solutions aux principaux problèmes relatifs à la gestion frontalière. Ces derniers sont unanimes a reconnaître et à déplorer le fait que la

Dominique Domerçant
Credit: Le Nouvelliste

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