Le mystère des logements de Morne-à-Cabri.

Depuis plus de 8 mois, tranquillement, un immense projet de logements d’au moins trois mille maisons est en cours d’exécution dans une zone désertique près du Morne-à-Cabri, à environ 15 kilomètres à l’est de Port-au-Prince.

Les petites maisons en construction sont là,  tous les passants peuvent les voir. Mais, c’est peut-être le seul aspect du projet qui est apparent. Tout le reste, n’est que mystère.

Quel est le nombre exact de logements  à construire ? A combien est évalué le budget total ? Quand seront achevées les constructions? Dans quelles conditions le contrat a-t-il été signé et par qui ? Quelle firme exécute le projet et qui est en charge de sa supervision ? Le projet correspond-il à la nouvelle politique nationale du logement ? Qui est ou qui sont le ou les propriétaires du terrain et quelle compensation a t-il ou ont-ils reçue ?

Les maisons sont-elles destinées à être des logements  « publics », pour les victimes du séisme de janvier 2010 ? Ou – comme les logements en construction dans le Nord, près du nouveau parc industrial de Caracol – sont-elles « privées », destinées à d’éventuels ouvriers d’un autre parc industriel planifié par le gouvernement? Ou peut-être pour les ouvriers qui travailleront dans un ensemble d’usines planifiées pour la « Zone économique intégrée » de Corail, mieux connue sous le nom de « NABATEC » ?

Le « public » subventionne-t-il le « privé » en rendant les choses moins coûteuses et plus faciles aux sociétés étrangères pour établir des usines où elles peuvent payer les salaires les plus bas dans l’hémisphère?

Sur le terrain, beaucoup de minimaisons, mais aucun panneau indicateur. Rien pour dire qui fait quoi, pour combien de temps et à quel prix pour la nation haïtienne.

Après deux (2) mois de recherche, d’interviews ou de tentatives d’interviews avec une douzaine d’officiels, nombreuses sont les questions restées sans réponse.

Les autorités haïtiennes ont décidé de faire le silence sur des circonstances ayant mené au plus grand projet de logements actuellement en cours dans le pays, bien que ce silence constitue une violation flagrante de l’article 40 de la Constitution haïtienne de 1987 qui stipule :

« Obligation est faite à l’État de donner publicité par voie de Presse parlée, écrite, et télévisée en langue créole et française aux Lois, Arrêtés, Décrets, Accords Internationaux, Traités, Conventions, à tout ce qui touche la vie nationale, exception faite pour les informations relevant de la sécurité nationale. »

Du Fort-National au Morne-à-Cabri

Trente mois après le séisme du 12 janvier 2010, Haïti bénéficie de différents projets de logements. Celui du Morne-à-Cabri comportera au moins 3 000 unités, d’après un document mis récemment en circulation par la Primature. Les logements – dont quelques-uns avec deux étages – sont antisismiques et comportent au moins quatre pièces dont (chambres à coucher, cuisine, galerie, douche et toilette).

Le 21 juin 2012, le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe a jeté un peu de lumière sur le projet lors d’une rencontre avec la commission Economie et Finances du Sénat haïtien; [où] il a affirmé que le projet de logements de Morne-à-Cabri est en fait celui qui avait été précédemment prévu pour le Fort-National.

Ce projet – un ensemble d’édifices – avait été initialement conçu au bénéfice des familles déplacées du quartier pauvre de Fort-National, dévasté par le tremblement de terre. Le projet avait été bloqué par la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), mise en place pour superviser la « reconstruction ». Son mandat a pris fin le 21 octobre 2011.

D’après Lamothe, le projet de logement de Morne-à- Cabri coûte 44 millions de dollars américains, et est financé par le « Fonds Petro Caribe ».*

Un document ayant pour titre « Appel d’offres – Réalisation de trois projets », concernant les appels d’offres pour trois (3) projets de construction – Fort-National, Bowenfield et le Palais législatif – mentionne un chiffre beaucoup plus élevé que les $44 millions USD évoqués par M. Lamothe.

D’après ce document– dont l’authenticité n’est pas vérifiée, mais que plusieurs personnes et journalistes acceptent comme digne de foi  – le projet de logements du Fort-National devait être exécuté par une firme dominicaine, Constructora Rofi S.A., pour la somme de $174 308 897 USD. Le journal américain Miami Herald utilise le chiffre de $174 millions USD.

Selon ce même document, l’ingénieur Jude Hervé Day – qui devint plus tard ministre de la Planification pour le gouvernement du Dr Garry Conille, en 2011 – était membre d’un comité d’évaluation de trois personnes qui avait sélectionné la Rofi S.A. pour la réalisation des travaux. (En refusant d’accorder une interview à Ayiti Kale Je et au Nouvelliste, M. Day n’a pas permis aux journalistes de vérifier l’authenticité d’un tel document, au bas duquel une signature – la sienne ? – est apposée.)

Signé le 3 novembre 2010, le document indique que les deux autres contrats furent accordés à deux autres compagnies dominicaines : Constructadora Hadom et Construcciones y Diseños.

 Et Hadom et Rofi sont la propriété ou du moins sont sous le contrôle du sénateur dominicain Félix Ramon Bautista (Parti de Libération Dominicaine-San Juan), d’après le journaliste français Jean Michel Caroit (Le Monde).

Soupçons et accusations

Le projet du Fort-National et les deux autres font partie des six contrats dénoncés dans le « Rapport préliminaire » d’audit commandité par  l’ancien chef de gouvernement, Garry Conille, en mars dernier. Le Premier ministre avait demandé l’audit des 41 contrats prétendument signés sans appel d’offres durant la période d’application de la loi d’urgence adoptée par le Parlement sous le gouvernement de René Préval et Jean-Max Bellerive. (Malgré que le « Rapport préliminaire » n’ait jamais été authentifié, beaucoup de journalistes et de médias l’acceptent comme vrai.)

D’après le document, la participation des compagnies du sénateur Bautista à « l’offre restreinte » pour six projets fait que « le principe de la réelle concurrence est mise en cause et la possibilité d’entente entre ces deux firmes n’est pas à écarter ».

« Lesdits contrats portaient non seulement préjudice aux intérêts de l’État haïtien, mais aussi ont été jugés irréguliers [sic]», constate le rapport.

(Il est largement admis que l’audit et les contradictions qui l’entourent comptent probablement parmi les raisons de la démission du Dr Conille le 24 février 2012.)

Ces contrats ont été l’objet également d’une investigation par la journaliste investigatrice dominicaine Nuria Piera dans l’un de ses programmes de télévision, la Nuria-Investigación Periodística, le 31 mars 2012. Mme Piera y a prétendu que le président haïtien Michel Joseph Martelly aurait reçu directement ou indirectement près de $2,6 millions d’USD du sénateur Bautista, en échange de contrats lucratifs pour ses compagnies. [Regarder le programme sur son site, ou regarder cet extrait. Les deux sont en espagnol.]

Aujourd’hui, l’audit est terminé. en dépit du fait que les résultats n’aient pas été rendus publics, M. Lamothe a révélé le 21 juin 2012 que le gouvernement en avait reçu le rapport définitif dont il révéla quelques détails.

D’après un communiqué de presse émanant du bureau du Premier ministre, « la Commission d’Audit formée par l’ancien gouvernement a recommandé d’annuler unilatéralement les contrats pour lesquels aucun décaissement n’a été effectué ».

Et pour les contrats déjà en exécution ? Le bureau du Premier ministre a dit qu’ils feront l’objet d’une « analyse ». En plus, selon la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif qui, entre autres choses, analyse et approuve tous les contrats –  « les contrats ont été attribués en toute légalité et conformément à la loi d’urgence. »

Mais la légalité n’empêche pas que lesdits contrats soient mis en question.

Un document obtenu par Ayiti Kale Je [disponible ici par téléchargement] montre qu’une des compagnies du sénateur Bautista – Hadom – espérait obtenir au moins 11 contrats d’une valeur de près de 350 millions USD. De combien de contrats ont bénéficié les trois compagnies ensemble ?

« Jean-Max Bellerive, le prédécesseur de M. Conille, avait attribué huit contrats de construction, en une seule journée, le 8 novembre 2010, pour un montant de 385 millions de dollars (290 millions d’euros) à trois compagnies appartenant au sénateur dominicain Félix Bautista », souligne Caroit, dans un article paru dans Le Matin le 9 avril 2012.

M. Bellerive a rejeté l’accusation.

Silence, ou presque, sur le projet de Morne-à-Cabri

D’après les observations et les informations disponibles, il paraît que le projet de logements de Morne-à-Cabri continuera de faire son petit bonhomme de chemin. Cependant, le contrat de ce projet sera-t-il analysé et révisé, comme le recommande l’audit ?

La liste des autorités et entités haïtiennes refusant de parler, ou du moins, évitant de donner des informations sur le contrat et le projet, est longue.

Monsieur Harry Adam, directeur exécutif de l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP), nouvelle entité étatique, refuse de se prononcer sur  le contrat, mais n’a aucun problème à parler du projet.

« C’est un projet dont nous prenons la succession. L’ UCLBP ne fait que prendre soin d’un contrat qui a été signé sous l’administration Préval-Bellerive »,  a-t-il déclaré.

Cependant son bureau n’a même pas un plan pour le projet, a admis M. Adam, qui a suggéré aux journalistes  de s’adresser au Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE) pour plus d’informations au sujet des plans et du contrat.

Priscilla Phelps, experte dans le domaine de la planification urbaine de logements post-désastre et consultante à l’UCLBP, a parlé d’absurdité.

« C’est ironique, a-t-elle dit, que le plus grand projet de logement actuellement en cours ne soit pas sous le contrôle de l’UCLBP », notant que « ce n’est même pas clair qui supervise ce projet : une agence ou un individu? »

Mme Phelps ignore également l’identité de l’instance étatique qui a donné son approbation au projet. Conseillère [sur la question de logements] pour la CIRH quand elle existait encore, Mme Phelps a confié n’avoir jamais vu aucune proposition de projet dans une zone qu’elle estime « contestable ».

Il y a d’autres éléments qui sont tout aussi contestables, a fait savoir Mme. Phelps, y compris le fait qu’elle n’a jamais vu le plan ou aucun budget… rien de plus que quelques dessins d’artiste. Elle se dit aussi préoccupée par la question de la supervision.

« Normalement, une deuxième firme – indépendante bien sûr – devrait superviser la firme exécutante du projet en vue d’assurer que toutes les dépenses sont correctes et que le budget est respecté », a-t-elle souligné tout en ajoutant que « tel n’est pas le cas pour Morne-à-Cabri ».

M. Adam reconnaît qu’au niveau de la supervision, son institution ne dispose pas de grands pouvoirs, mais « nous suivons le projet », a-t-il admis.

Un ingénieur de la firme Rofi, Maximo Mercedes, a expliqué que c’est le MPCE qui assure la supervision. Cependant, après  plus de trois (3) visites sur le site, aucune présence de représentants de  l’Etat haïtien n’a été remarquée.

Des ministres mystérieux

Pas une seule personne, actuelle ou passée, du ministère de la Planification, n’est disposée à parler aux journalistes, malgré une lettre délivrée de la main à la main, malgré plusieurs visites sur place. Des courriers électroniques et plus d’une dizaine d’appels sont restés sans suite.

L’ancien ministre de la Planification, Hervé Day, dont le nom figure sur des listes en tant que membre du comité d’évaluation des contrats, a refusé de parler, prétextant qu’il n’est plus du gouvernement : « Vous m’avez contacté 24 heures trop tard. »                  

L’actuelle ministre Josépha Raymond Gauthier n’a pas réagi différemment. Sa secrétaire répondait invariablement que  la ministre n’était pas dans le  pays tout en faisant de nombreuses promesses d’appeler les journalistes en vue d’arranger un rendez-vous dans le futur. Ça n’a jamais eu lieu. Cependant, une équipe de la télévision française a obtenu une interview après un simple coup de fil.

Le Dr Conille, l’ancien Premier ministre qui a sollicité l’audit, a tergiversé, disant : « Attendons l’installation du nouveau gouvernement », mais de nombreux appels pour le rejoindre après que Lamothe fut installé n’ont pa eu de réponses. 

D’un autre côté, M. Bellerive a répondu positivement au moins deux (2) fois aux courriers avant de disparaître dans la nature.

Une Cour sans courtoisie et un EPPLS ignorant

La Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA) est supposée prodiguer des conseils sur tous les contrats, accords et conventions que signe le gouvernement. Cependant, lors de deux visites, un journaliste a été éconduit.

«Vous n’avez pas droit à cette information. Qui êtes-vous pour me demander des informations sur les contrats? Une institution étatique? Une firme? », furent les réponses parmi d’autres propos rudes et hostiles.

Toutefois, au moins un officiel avait  accepté de parler. Mais tout comme l’autre agence étatique liée à la question du logement, le directeur de l’Entreprise publique de promotion de logements sociaux (EPPLS) a dit que son agence n’était pas en charge du projet.

« J’ai entendu des gens  parler de l’exécution d’un grand projet de logements, mais jusqu’ à présent je suis dans l’ignorance de tout », a confié M. Elonge Othélot, directeur général de l’EPPLS dans une interview au début du mois de juin. « Je ne sais vraiment rien. Je me prépare à visiter la zone la semaine prochaine ».

Des logements pour les déplacés ou les ouvriers ?

A mesure que les nouveaux logements sont construits, le nouveau gouvernement travaille à mettre sur pied une nouvelle politique de logements. Le sujet et un document provisoire actuellement en circulation seront l’objet d’un colloque de deux jours les 24 et 25 juillet 2012.

Selon les propos de Mme. Phelps le projet du Morne-à-cabri est en désaccord avec cette nouvelle politique.

« Le gouvernement travaille assidûment pour élaborer cette politique de logements», a-t-elle dit. « Cependant, ce qui s’est produit, c’est que… ils avaient sur les bras un projet [Morne-à-cabri], lequel de plusieurs façons, n’est pas conforme avec cette nouvelle politique », a expliqué Mme Phelps. « Le plus grand défi consiste en l’adaptation du projet à cette nouvelle politique de logements ».

Peut-être que l’objectif final n’était pas un projet de logements publics?

 En effet, même si le projet de Morne-à-Cabri n’est pas compatible avec la politique de logements nouvellement conçue, en revanche,  il s’intègre fort bien à une autre politique : celle d’« Haïti ouverte aux affaires » ou « Haiti open for business ». 

Le projet de construction de logements sociaux de Morne-à-Cabri, est proche d’une zone que les autorités nationales et internationales ont choisi pour la construction d’une gigantesque zone industrielle qui inclura usines et développement urbain. En plus, un nouveau document du bureau du Premier ministre de 46 pages intitulé « Projets prioritaires – Financé par les fonds de Petro caribe et allègement de la dette (FMI) » et posté sur internet le 2 juillet 2012, note que le « Parc industriel de Morne-à-Cabri » est une des « priorités » du gouvernement.

Un projet conçu bien avant le tremblement de terre

Le nouveau projet de logements et l’éventuel parc industriel sont également à quelques pas d’un autre projet de développement, celui-là clairement privé. 

Depuis au moins 2009, une compagnie haïtienne nommée NABATEC – un partenariat entre deux autres compagnies, NABASA et TECINA – ne cesse de promouvoir « Haïti Habitat 2004 », aujourd’hui appelé « Haïti Habitat 2020 ». Le projet est ce que le gouvernement et la Banque mondiale appellent une « Zone économique intégrée » qui comportera une zone de libre échange, un parc industriel, un développement urbain avec différents niveaux de logement (ouvriers, professionnels) et des installations touristiques. Cartes et documents indiquent que ce projet sera situé à l‘ouest du nouveau projet de Morne-à- Cabri.

Un rapport de la Banque mondiale daté de 2011 [disponible ici par téléhargement] a révélé que NABATEC est propriétaire de 1 000 hectares (environ 2 500 acres) dans la région. Selon le même document, la zone économique intégrée (ZEI) de Corail est la zone la plus prometteuse des 20 sites considérés par la Société financière internationale (SFI) de la Banque Mondiale.

« Le projet Corail, communément appelé le projet NABATEC d’après son développeur, Nabatec S.A., est la meilleure application du concept ZEI parmi tous les projets proposés en Haïti ces jours-ci », dit le rapport.

Le président de NABATEC, Gérard-Emile « Aby » Brun, a confirmé que la firme est propriétaire de 1 000 hectares, mais en ce qui le concerne, le projet s’est essentiellement « effondré » à cause de l’invasion de quelque 60 000 squatters dans la région après que le gouvernement de René Préval  eut déclaré la terre « d’utilité publique ». Le nouveau centre de traitement des excréments « dans le milieu de la zone industrielle et touristique » a également balancé ses plans des entreprises, d’après Brun.                 

« J’espère que nous pouvons toujours sauver une partie de celui-ci », déclare le développeur. « Mais je vais avoir du mal à convaincre mes investisseurs de revenir ».

Brun – qui a admis que NABATEC est propriétaire du terrain où est situé le camp de Corail-Cesselesse, que lui-même et d’autres avaient espéré devenir une partie de leur développement – a dit que la compagnie ne possède pas la terre dans le cadre du projet de Morne-à- Cabri, et qu’il n’était pas au courant des plans pour un autre parc industriel.

« Je n’ai pas entendu parler d’un parc industriel au Morne-à-Cabri, et je n’ai vu aucun plan d’ensemble », a déclaré Brun dans une interview téléphonique.

Le nouveau projet de logement – construit avec des fonds de Petro Caribe– fait-il partie d’un vaste plan visant à transformer la région entière en une zone industrielle? Y aurait-il une connexion entre ce plan et le « projet Corail » ?                                        

Quoi qu’il en soit, il semble que le choix du site n’est pas aussi « contestable » que Mme Phelps se l’imagine.

Dernièrement, le Premier ministre Lamothe expliquait au public que les victimes du tremblement de terre, y compris celles venant du Fort-National, seraient déplacées en direction du projet de Morne-à-Cabri. Vraiment ?

A la fin d’une enquête de deux mois, les journalistes ont beaucoup appris, mais des mystères  subsistent, et il y a même plus de questions qu’avant le commencement de l’investigation :

Est-ce que des familles urbaines pauvres du Fort-National seront transportées dans une zone quasi désertique ?

Qui est le propriétaire du terrain et quelle somme a t-il reçue ?

Quel est le budget du projet ?

Qui supervise le projet?

Dans un pays avec un taux de chômage, aussi élevé pourquoi n’a-t-on  pas demandé à Rofi d’embaucher des travailleurs haïtiens résidant en Haïti ?

Qui sont les élus qui ont approuvé l’utilisation des fonds publics pour des projets qui semblent davantage profiter aux investisseurs privés à la recherche de salaires les plus bas dans l’hémisphère?

* Ce fonds est le résultat d’un accord permettant à l’Etat haïtien d’acquérir des produits pétroliers du Venezuela, pour être par la suite revendus aux compagnies locales. Un pourcentage des recettes représente un prêt devant être remboursé sur 25 ans avec un taux d’intérêt annuel de 1 %. Le gouvernement utilise l’argent pour financer des projets de développement.

 

 

Yvince HILAIRE, Lenouvelliste Milo MILFORT, Ayiti Kale Je(AKJ)
Ayiti Kale Je est un partenariat établi entre AlterPresse, la Société pour l’Animation de la Communication Sociale (SAKS), le Réseau des Femmes Animatrices des Radios Communautaires Haïtiennes (REFRAKA), les radios communautaires et des étudiants de la Faculté des Sciences Humaines/Université d’Etat d’Haïti.
Ce texte est réalisé avec le support du Fonds pour le journalisme d’investigation en Haïti
 
Credit: L eNouvelliste

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