L’exécutif leur manque d’égard, Steven Benoit rend les parlementaires responsables

Le sénateur de l’Ouest, Steven Benoit, se dit offusqué de la décision du chef de l’Etat qui, dans une correspondance adressée aux parlementaires, leur accorde un délai de huit jours pour désigner leurs trois représentants au Conseil électoral permanent qui doit être formé en vue d’organiser les prochaines élections. C’est un manque d’égard, un pouvoir ne peut pas lancer un ultimatum à un autre pouvoir, a-t-il expliqué vendredi sur Radio Magik 9.

Reconnu pour ses multiples prises de position contre les dérives du chef de l’Etat, le parlementaire s’est pourtant montré plus sévère par rapport à ses collègues qui, dit-il, sont en train de jouer avec leur pouvoir. Nous sommes les principaux responsables de cet écart de l’exécutif, a dit le sénateur. Il a fustigé le comportement de certains députés et sénateurs qui, dit-il, tentent de rentrer dans les bonnes grâces des membres de l’exécutif au détriment du Parlement.

« Ils participent à toutes les réunions au palais national ou à la Primature. Parfois ils se bousculent pour prendre place plus près du président de la République ou du Premier ministre, alors qu’ils refusent systématiquement de participer aux séances  », a déploré le premier secrétaire du Sénat de la République, rappelant le devoir des parlementaires de participer aux séances.

Le sénateur Jean William Jeanty, l’un des opposants les plus farouches à la publication de l’amendement de la Constitution,  a promis d’infirmer, en abandonnant la salle, le quorum de toute séance portant sur le choix des représentants des parlementaires au Conseil électoral permanent. C’est  du marchandage, a répliqué Steven Benoit. Selon le parlementaire, les sénateurs opposés à la publication de l’amendement de la Constitution ou qui ont d’autres griefs feraient mieux de se présenter aux séances pour défendre leurs points de vue dans le cadre des débats.

Le sénateur de l’Ouest a par ailleurs critiqué les parlementaires qui, dans la Constitution amendée, ont exigé la vote de deux tiers des membres du Sénat et de la Chambre des députés pour désigner leurs représentants au Conseil électoral permanent, alors qu’ils n’ont fait aucune exigence aux autres pouvoirs. Ils se sont eux-mêmes mis la corde au cou, a indiqué M. Benoit.

Aucune séance n’a pu avoir lieu au Sénat depuis le vote de la déclaration de politique générale du Premier ministre Laurent Salvador Lamothe le 9 mai 2012. Une tentative de reprise après la déclaration de l’ indigo la semaine dernière s’est soldée par un échec. Les sénateurs n’arrivent pas à s’entendre sur plusieurs dossiers, notamment celui de l’amendement de la Constitution.

Danio Darius daniodarius001@yahoo.com
 Credit: Le Nouvelliste

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