Ces fuites des sujets du bac…

Les autorités du ministère de l’Education nationale ont beau assurer que toutes les dispositions ont été prises pour le bon déroulement des examens du bac I. S’il n’y a eu aucun incident majeur lors du déroulement des examens (du 16 au 18 juillet), des voix mettent déjà en doute la crédibilité de ces examens. « Le bac est devenu un vrai jeu d’enfant », a critiqué une ancienne éducatrice.

En voyant dans un tap-tap une bachelière mettre au net le sujet du jour bien avant son arrivée au centre d’examen, cette ancienne éducatrice, dépassée, est tombée des nues. « Sans la moindre gêne, la fille a tiré une feuille de papier de son sac pour recopier l’épreuve de mathématiques. C’est comme si de rien n’était, elle a avoué  avoir  eu en sa disposition l’épreuve de chimie la veille », a raconté l’éducatrice.

« C’est triste pour la génération de demain », a-t-elle poursuivi.

Pourtant, ce n’est pas le cas le plus triste. Selon de bonnes sources, les différents sujets (rédigés) ont été mis en vente, soit  1 500 gourdes par matière, par une filière mafieuse du Ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP). « Ce n’est pas seulement au bac qu’il y a des fuites, même au plus bas échelon, aux récentes épreuves du certificat d’études primaires, il y en a eu également », a confié une source annonyme.

Par ailleurs, malgré l’interdiction formelle du ministère de l’Education nationale, des candidats ont réussi à introduire le téléphone portable dans les salles d’examen. Au cours des visites réalisées dans certains centres d’examen, des bacheliers ont été remarqués, après chaque pause, en train de sauvegarder des sujets sur leurs portables.Certains sont réjouis d’avoir pu tromper la vigilance des surveillants.Dépendamment des sièges et/ou des salles d’examens, les responsables, notamment les surveillants, étaient moins complaisants que d’autres.

Quoi qu’on dise, cette année encore, ils seront nombreux les bacheliers à réussir grâce à l’aide aux textos envoyés de l’extérieur. Pour les fuites, le MENFP aura son mot à dire sur cette pratique que l’on croyait révolue.

Valéry DAUDIER daudiervalery@yahoo.fr vdaudier@lenouvelliste.com
Credit: Le Nouvelliste

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