Politique: Quand Olivier Martelly fait tout pour aider son père

Il est jeune (22 ans) et a un titre officiel dans l’Administration de son père: conseiller au sport et il bénéficie d’un budget propre à lui pour créer des Infrastructures sportives à travers le pays. 25 millions de dollars.

 Olivier Martelly ne veut surtout pas se cantonner dans cette seule responsabilité; il entend surtout donner un coup de main à son père-président englué dans des petites tensions politiques récurrentes qui peuvent à coup sur avoir des conséquences fâcheuses et peut-être même  lui coûter sa présidence si ces foyers ne sont pas maîtrisés à temps et si aussi ils s’accompagnent d’une grogne “perceptible” que le coût élevé de la vie, le chômage et une situation de famine (pas impossible, selon le PAM) pourrait provoquer. Michel Martelly parlait de réconciliation nationale sans y avoir cru (il est par nature rancunier et émotif) alors que le fils semble faire montre d’une toute autre personnalité puisqu’il essaie de marcher sur des chantiers battus, dans des zones de grandes turbulences présentées comme les vraies épines aux pieds du chef de l’Etat.

 Premier exemple de ce refus de marcher sur les “mauvaises” traces de son père: il rend souvent visite à radio Caraibes et intervient en direct (au studio) à Matin Caraibe alors que le père refuse systématiquement toute idée d’interview à cette station décrite dans son entourage comme la peste qui empêche au “chef” de travailler et qui contribue à salir son image dans l’opinion. Les flèches assassines à répétition du président Martelly contre la presse sont même interprétées comme des attaques contre la radio de la ruelle Chavannes (sans la citer nommément) pour le soutien sans faille de celle-ci à sa rivale (Mme Manigat) lors de la présidentielle du second tour.

Le fils- aîné du clan Martelly ne serait non plus pas étranger à la décision de son jeune frère, Sandro Martelly (T-Micky) de participer, avec son groupe, aux activités festives du 14 Juin dernier, à l’occasion du 63e anniversaire de Radio Caraibe. Voulant définitivement jouer dans la cour des grands, le jeune homme a tenté un véritable coup de poker en ce début de semaine en essayant le rapprochement entre le très bruyant sénateur Moyse Jean-Charles et son père. Par l’intermédiaire d’un ami de Sweet Micky et qui est aussi une connaissance pour le parlementaire (pas plus que ça, nous a précisé M. Jean Charles), Olivier Martelly a sollicité au téléphone et (selon toute vraisemblance) obtenu une rencontre avec l’ancien maire de Milot à la résidence de ce dernier. Rendez-vous aurait été pris pour le lendemain. De peu donc, O. Martelly aurait réussi le plus grand coup de sa jeune carrière “politique”. Mais, malheureusement pour le “fiston”, Moyse Jean Charles en a vu d’autres; il sait qu’un tel tête à tête aurait alimenté les rubriques des rumeurs dans le pays pendant de longs mois et que son relatif sérieux et son courage seraient mis en doute, particulièrement chez ses alliés qui ne jurent que par l’échec du président Martelly. Olivier Martelly s’était bel et bien déplacé; il est arrivé à destination mais, le concerné a décidé de ne pas le recevoir. Ce dernier a apprécié le mal que le jeune Martelly s’est donné; son coeur lui a dit de causer avec lui et de lui dire tout ce qu’il avait sur le coeur à propos de son papa mais, la raison ou le “real politique” lui dictait la prudence pour éviter des conséquences qui peuvent être dommageables pour la suite de sa carrière politique. Quant à Olivier Martelly; il n’a pas la compétence nécessaire, ni l’expérience pour disposer du trésor de guerre mis à sa disposition (et en faire bon usage) pour s’occuper du sport; il a néanmoins le mérite d’avoir tenté de faire bouger les choses en faveur d’un père qui lui même croit beaucoup plus dans sa mégalomanie et le populisme que de soigner son image auprès de ceux qui peuvent causer sa perte.

Jean Monard Metellus

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