Le chef de l’Etat a reçu les reines

Dans une salle vibrant au rythme d’un ancien succès de « Sweet Micky au carnaval», le président de la République Michel Martelly, accompagné des membres du gouvernement, de la mairesse de Port-au-Prince,  entre autres, pour la plupart avec des fleurs autour du cou, s’est entretenu, vendredi, avec les membres du comité chargé d’organiser et de réaliser le carnaval des Fleurs à Port-au-Prince.

Tout de suite après, le chef de l’Etat, vêtu d’une chemise rose-œuvre artisanale haïtienne-a reçu les reines, soit 11 au total (deux d’entre elles étaient en retard), qui vont défiler durant les trois jours du carnaval des Fleurs qui s’annoncent chauds au Champ de Mars, lequel hébergeait encore plusieurs milliers de sans-abri il y a quelques semaines.

« Je suis particulièrement impressionné par le choix des reines. Elles sont toutes belles et élégantes », a déclaré le président.

Pour Michel Martelly, qui n’arrêtait pas de fredonner et de danser au cours de la cérémonie, ce carnaval que plus d’un ne voit pas d’un bon œil permettra d’attirer beaucoup de visiteurs en Haïti, et différentes couches de la société (marchands, charpentiers, artisans, artistes, industriels…) en bénéficieront. « Ce n’est pas du gaspillage », a fulminé le président.

 Cet événement, toujours selon le chef de l’Etat, est également une grande occasion de projeter une image souriante vers l’international, outre les images de misère que l’on montre très souvent. D’un air taquin, le président a estimé que c’est pour faire de la politique que certaines personnalités critiquent l’initiative d’organiser ce carnaval ayant pour slogan « Se la pouw la ».

 La nation donc est invitée à chanter son espoir au cours de cette fête populaire dont la finalité, selon les responsables, est d’agiter un vent de gaieté et de fraîcheur aux festivités de l’été. C’est l’occasion également, selon les autorités, de mettre en valeur les potentialités artistiques et culturelles du pays.

Ces festivités coûteront à l’Etat haïtien 65 millions de gourdes.

Valéry Daudier
Credit: Le Nouvelliste

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