Le phare de Lamentin en réparation

Mesurant 105 pieds de hauteur, le phare de Lamentin à Carrefour a été sévèrement saccagé par le séisme du 12 janvier 2010. Il est incliné sous la force dévastatrice du plus grand cataclysme qui ait  frappé le pays. Selon le directeur général du Semanah, l’ingénieur Frérel Normil,  c’est le phare le plus haut de la région caribéenne. Sa réhabilitation s’impose. Le Semanah prend l’engagement de rendre fonctionnel et opérationnel tout ce qui constitue une aide à la navigation. Aussi l’institution chargée de la navigation maritime dispose-t-elle d’une enveloppe de 2 170 000 gourdes pour remettre à neuf ce phare.

« Un phare est un tour dont le sommet est éclairé pour guider les navires. Celui de Lamentin est élevé au rang de monument, à cause de son ancienneté. Ce phare s’avère important dans le cadre de la mise en œuvre des moyens adéquats pour la sécurité maritime. Il faudrait 1 500 000 dollars américains pour le remplacer. Le Semanah ne disposant pas de ce montant, a opté pour sa réhabilitation et son renforcement, car, de par sa position géographique, ce phare a une grande importance, puisque plus de 90% de marchandises arrivées dans le pays passent par la voie maritime », a déclaré M. Normil, rappelant que l’administration qui l’a précédé avait reçu de la Minustah 25 000 dollars pour effectuer les travaux de réhabilitation, mais le montant est insuffisant.

« Neuf des dix départements du pays se situent dans la zone où il y a quatorze phares. Quand j’ai accédé à la tête du semanah, il n’y avait que quatre phares opérationnels. De février à mai 2012, nous avons procédé  à la réhabilitation de quatre autres phares dont ceux de Port-Salut et du môle Saint-Nicolas. Nous procédons actuellement à la réhabilitation de quatre phares supplémentaires », a indiqué l’ingénieur Normil, signalant que le Semanah n’a pas suffisamment de moyens pour résoudre tous les problèmes présentés au niveau de son champ d’activité. Il a fait remarquer que l’institution fonctionne à partir d’un budget de 19 millions de gourdes auxquelles s’ajoutent des frais collectés notamment dans le processus d’octroi des patentes.

Par ailleurs, le directeur général du Semanah a fait injonction aux membres de l’équipage des navires de porter le gilet de sauvetage au moment de la navigation. « C’est obligatoire », a-t-il affirmé tout en avertissant les capitaines de bateau des peines encourues s’ils ne respectent pas les principes. De plus, l’ingénieur Frérel a annoncé que des séances de sensibilisation se font dans les neuf départements de zones côtières au comportement à adopter lorsqu’il y a une alerte au tsunami. « Il n’y a que le ministère de l’Intérieur qui soit autorisé à lancer une alerte », a-t-il précisé.

 Gerard Jeanty Junior gjeantyjr@lenouvelliste.com

Credit: Le Nouvelliste

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