Un ministère très critiqué

 Emmanuel Bellevue/manubellevue@yahoo.fr
Les critiques de la part des dirigeants de fédérations et associations de disciplines sportives pratiquées en Haïti vont à l’adresse de l’Instance de tutelle qu’est le ministère des Sports en ce qui a trait à son refus de leur venir en aide.

Minis sila a ede sèlman foutbol, zafè lot federasyon pa pwoblèm li “, s’est exprimé un dirigeant de fédération de discipline sportive faisant référence bien sûr à la rencontre de décembre 2011, tenue au nouveau local du ministère de la Jeunesse , des Sports et Action civique et dont le suivi n’a jamais été fait.

Certains vont même plus loin jusqu’à exiger le départ de Jean-René Roosevelt, qui persiste dans son refus de procéder à la répartition de l’aide pour les fédérations et associations.

C’est toujours un casse-tête pour le dirigeant de parvenir à trouver l’argent visant à financer le budget d’activités pour la période d’exercice.

Même le football, considéré comme étant le sport national et subventionné par le ministère, fait face en certaines occasions à des difficultés afin de trouver les fonds nécessaires surtout avant la participation à des compétitions ou tournois internationaux.

Vous seriez surpris d’apprendre un emprunt consenti par un président de fédération auprès de sa famille afin de payer les frais de voyage et d’hébergement de la délégation en terre étrangère avec bien sûr promesse faite par le ministère de le rembourser.

Et quelle est la consternation chez ce même dirigeant à son retour du voyage de constater que le ministère n’a pas tenu ses promesses .

Et dire que presque la totalité des athlètes en la circonstance ont obtenu des médailles et fait hisser le drapeau hattien sur le podium.

N’était souvent la bienveillance du secteur privé à toujours répondre en partie et l’appui des fédérations internationales concernées, nos fédérations et associations n’existeraient que de nom.

A la question : quelle partition joue vraiment l’instance de tutelle dans ce brûlant dossier de l’aide répartie aux fédérations et associations sportives.

Quid de cette commission jeunesse et sport du Parlement appelée à travailler sur le projet de loi de législation sportive élaboré depuis belle lurette par le Comité Olympique Haïtien (COH) en accord avec ces dernières.

C’est tout à fait normal que cette jeunesse, faute de distractions saines, se livre toujours dans certaines activités malsaines (ZOKIKI) mêlant sexe, drogue, alcool, prostitution et banditisme.

Combien de jeunes filles et de garçons qui dans le temps pratiquaient une discipline de leur choix prennent part maintenant à des activités malsaines faute d’encadrement de la part de l’’Etat.

« Spô lakay nou pa prale okenn kote si Jean-René Roosevelt toujou nan job minis la, li la pou li defan yon sitiasyon pa pou li travay nan zafè spô », déclarent ironiquement certains dirigeants rencontrés en la circonstance.

La faible participation d’Haïti aux derniers Jeux olympiques engendre beaucoup de frustrations au sein de la grande famille sportive haïtienne, qui n’a pas hésité à pointer du doigt le ministère des Sports qui n’a pas su débloquer à temps les fonds nécessaires afin de permettre aux athlètes de participer aux épreuves de qualification pour les Jeux.

Le sport avant toute chose est une affaire de l’Etat.

Credit: Le Nouvelliste

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