Etude sur les filières culturelles économiquement viables

Le ministère de la Culture cherche à donner un nouvel élan à l’économie nationale en créant des conditions favorables au développement de nouvelles filières économiques par la promotion d’industries créatives.  C’est l’essence du projet d’étude sur les filières culturelles économiquement viables présenté ce jeudi par le ministre de la Culture.

Quatre grandes filières des industries créatives, à savoir le livre, la musique, les arts plastiques, le cinéma et l’audiovisuel, seront prioritairement pris en compte dans le cadre de ce projet. Cette étude doit fournir à l’État les outils et données permettant de mesurer la contribution des industries culturelles à l’économie nationale en termes d’emplois, de valeur ajoutée et de commerce. La question de la mise en œuvre du droit d’auteur est au centre de cette préoccupation.

Le ministre de la Culture, Jean Mario Dupuy, et les deux consultants responsables de cette étude sur les filières économiquement viables, Frédéric Gérald Chéry et Willems Edouard, ont fait ressortir les deux grands  objectifs de cette étude : le développement et l’encadrement des filières dans les industries culturelles,  la structuration du marché de la culture par la mise en œuvre de mesures visant à mettre l’usage du droit d’auteur et des actifs immatériels au cœur des échanges dans le secteur culturel.

Conscient qu’une bonne part de la richesse nationale prend source dans l’imaginaire et la créativité du peuple haïtien, le ministre de la Culture s’est dit convaincu qu’il faut initroduire un nouveau paradigme pour donner à notre culture une dimension économique égale à son importance. «  En disant cela, je pense à la mise en œuvre d’une politique culturelle qui crée les conditions favorables à la contribution de la créativité et de l’imaginaire de nos compatriotes à la croissance de l’économie nationale », a-t-il indiqué.

M. Jean Mario Dupuy s’interroge sur le nombre d’emplois générés par les industries créatives nationales, l’apport de la culture dans l’élargissement de l’assiette fiscale et la part du PNB  que représentent le droit d’auteur et les droits voisins. « Pour le moment, le ministère de la Culture en charge du secteur n’a pas encore de réponse. La bonne nouvelle, c’est que nous allons  nous mettre au travail pour répondre à l’ensemble de ces questions et à bien d’autres », a-t-il avancé.

Selon M. Dupuy, en lançant l’étude sur les filières économiquement viables, le ministère de la Culture entend amorcer la structuration du marché national de la culture en se dotant de données économiques fiables qui lui permettront de mener de façon résolue une politique qui favorise le développement des filières.

« Il s’agit pour moi, de poser les premières pierres qui font de l’imaginaire et de la créativité des Haïtiens le moteur de la croissance, et pour le gouvernement d’ouvrir les chantiers des industries créatives   pour redonner à notre peuple sa dignité et permettre du même coup à l’Etat de faire un autre pas vers la reconquête de sa souveraineté budgétaire », a-t-il conclu.

John Smith Sanon’ smithsanon@gmail.com
Credit: Le Nouvelliste

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