Un projet pour les cireurs de bottes.

La chambre franco-haïtienne de commerce et d’industrie a procédé, ce mardi, au lancement d’un programme entrepreneurial intitulé: « Cirage & plus ».

La mairie de Port-au-Prince, le Groupe des entrepreneurs et investisseurs, l’Objectif production, l’INDEPCO, l’Express logistic services, l’AVIS et la Chambre de métiers et de l’artisanat d’Haïti sont, entre autres, les institutions partenaires de « Cirage & plus ».

Les initiateurs cherchent à créer un coin pour chaque cireur en partenariat avec les entreprises « voulant offrir des marques de distinction à leurs clients ». Au cours de la conférence de presse donnée ce mardi, ils ont donc lancé un appel à toutes les compagnies et institutions désireuses de prendre part à ce projet qui vise à créer plusieurs centaines d’emplois dans le pays.

La porte-parole des cireurs de chaussures, Mirlène Adigain, déplore le fait que ces derniers soient souvent l’objet des discriminations et rabaissés dans la société, alors qu’ils offrent un service de très grande importance. «  Les cireurs de bottes ont une vie, un foyer et beaucoup de responsabilités comme tout le monde », a fait remarquer celle qui s’est rendue sur le terrain pour évaluer le travail de ces infatigables travailleurs.

« Cirage & plus » ne concerne pas seulement les cireurs de chaussures, d’autres activités impliquant hommes et femmes sont prévues dans le cadre de ce projet, selon ce qu’a expliqué Mme Adigain.

La présidente du projet, Dominique Bazin, a demandé aux intéressés « d’adhérer à un programme d’économie sociale tout en bénéficiant d’une visibilité totale avec le logo de leur entreprise sur un stand de cirage  moderne garni de boissons gazeuses, cartes téléphoniques, téléphones, etc. ». Les églises, les écoles, les compagnies, les institutions publiques et privées sont donc invitées à prendre contact avec les initiateurs pour élargir ce projet ayant pris naissance à Port-au-Prince, lequel doit s’étaler sur tout le territoire national.

« En sponsorisant un ou plusieurs stands, les commanditaires  supportent la création d’un réseau d’artisans, lesquels auront une formation adéquate soutenue par la Chambre de métiers et d’autres agences de formation », indique la présidente du projet.

John Smith Sanon smithsanon@gmail.com Twitter: @smithsanon
Credit: le Nouvelliste

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