Le pouvoir a 24 heures pour libérer les manifestants ou affronter Lavalas, prévient René Civil

Le militant Lavalas René Civil, ancien leader de JPP, a lancé lundi un ultimatum de 24hres aux autorités, y compris le Président Michel Martelly, pour que les 21 partisans de Lavalas arrêtés et inculpés d’actes de vandalisme soient libérés dans un délai de 24hres, faute de quoi Fanmi Lavalas passera à l’offensive.

Parlant au nom du parti de l’ancien Président Jean-Bertrand Aristide, M. Civil a averti que « si les autorités ne les libèrent pas, elles feront face à Fanmi Lavalas qui leur rendra la monnaie de leur pièce » avant d’ajouter que le cas échéant le gouvernement devra se préparer à « fermer les écoles et ouvrir des prisons ».

Très discret ces derniers temps, le militant politique a qualifié de catastrophique la gestion de l’équipe au pouvoir qui, s’est-il demandé, n’est-il pas en train d’exercer une violence insupportable contre la population quand les citoyens -parmi eux les policiers- sont dans l’incapacité de nourrir leur famille, payer leur loyer ou encore exprimer leur opinion.

« La violence appelle la violence », a menacé René Civil en affirmant que les personnes appréhendées l’ont été arbitrairement environ deux heures après que la police avait dispersé la foule qui défilait dans les rues de la capitale à l’occasion du 22e anniversaire de l’élection démocratique, en 1990, de Jean-Bertrand Aristide.

Placés en garde à vue dimanche dans des conditions infrahumaines au commissariat de Port-au-Prince, les 21 inculpés ont déférés lundi au parquet avant d’être renvoyés au cabinet d’instruction en dépit des vives protestations du Sénateur Moïse Jean-Charles, du Député Arnel Bélizaire et d’autres supporters venus de la base du secteur Lavalas.

Des jets de pierres, dans lesquels seraient également impliqués des partisans zélés de l’actuel chef de l’Etat, ont été enregistrés lors de cette manifestion brutalement dispersée lorsque des protestataires, ayant érigé des barricades de pneus enflammés pour réclamer la démission de Michel Martelly, ont été la cible de grenades lacrymogènes. spp/Radio Kiskeya

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