Le remorquage suspendu

Désormais, le remorquage pour mauvais stationnement est suspendu. Toutefois, d’autres mesures sont adoptées par la Direction de la circulation et de la police routière pour sanctionner les chauffeurs qui commettent cette contravention.

C’est le numéro un de la Direction de la circulation et de la police routière, le commissaire divisionnaire Will Dimanche qui en a fait l’annonce, ce lundi 17 décembre, en son bureau à Delmas. Le tollé soulevé contre le remorquage des véhicules pour mauvais stationnement a poussé les responsables de la circulation  à adopter d’autres mesures. « Maintenant, nous avons décidé de ne pas  remorquer les véhicules pour cause de mauvais stationnement. Toutefois, les conducteurs qui commettent cette contravention seront sanctionnés. Une contravention sera collée sur leur pare-brise. Dans certains cas, le véhicule sera pris en photo et dans d’autres, sa plaque d’immatriculation enlevée. Ensuite, outre la contravention à payer, le chauffeur sera contraint de suivre des cours de recyclage. Car, si celui-ci maîtrisait bien le code de la circulation, il saurait où stationner ou non », a expliqué le chef de la Direction de la circulation et de la police routière,  mentionnant que le remorquage ne ferait pas autant de tollés si les conducteurs savaient comment garer leur véhicule.

Le remorquage des véhicules n’est pas une question totalement écartée par la Direction de la circulation. Le commissaire Will Dimanche a précisé clairement dans quelles circonstances un véhicule peut faire l’objet de remorquage. « Quand un véhicule tombe en panne en pleine rue, ce n’est pas dans cet espace que le conducteur doit chercher à résoudre le problème. Il dispose d’une heure pour libérer la voie. Son premier réflexe est d’appeler une compagnie offrant le service de remorquage. S’il ne le fait pas, la Direction de la circulation et de la police routière le fera à sa place. Dans ce cas, le propriétaire paiera à prix fort le remorquage », a souligné le commissaire Dimanche.  Selon le commissaire la Direction de la circulation n’est liée à aucun contrat actuellement avec des compagnies de remorquage. En réalité, il n’y a pas de provision légale pour enlever la plaque d’immatriculation d’un véhicule. Il se réfère néanmoins à l’article 265 de la législation qui permet de sanctionner le chauffeur qui, de par son comportement, handicape la circulation automobile sur une voie.

Le chef de la circulation et de la police routière a profité de cette conférence pour communiquer quelques chiffres relatifs à l’opération de remorquage au niveau de la zone métropolitaine. « Environ 3 862 véhicules ont été remorqués au niveau de la zone métropolitaine pour l’année 2012. Il y a environ 2 782 de ces véhicules qui sont des carcasses, des véhicules abandonnés ou accidentés. Les véhicules remorqués en raison de mauvais stationnement à Pétion-Ville sont au nombre 1 300», a affirmé le commissaire qui, au passage, souligne que  la Direction de la circulation n’a besoin que deux remorqueurs, un pour le remorquage des camions et l’autre pour les petits véhicules.

Dès le premier jour du mois  de décembre, a fait savoir M. Dimanche, la Direction de la circulation s’est engagée dans une vaste opération visant la délocalisation des stations anarchiques, le ramassage des carcasses de véhicules, la récupération des trottoirs pris d’assaut par les marchands pour faciliter la circulation piétonne au niveau de la zone métropolitaine. Cette mesure a été prise afin de faciliter la circulation automobile et piétonne pendant la période des fêtes de fin d’année. D’autres mesures sont adoptées par la direction de la circulation, dont celle qui concerne le parking réservé. « Nous avons interdit aux gens de mettre devant les magasins des écriteaux mentionnant parking réservé. Maintenant, elles mettent des poteaux reliés avec des chaînes. Nous les exhortons à les retirer », a ordonné le chef de la direction de la circulation, qui a surtout fait allusion à la commune de Pétion-Ville.

Le commissaire a aussi informé de la décision prise par l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT) d’exiger des véhicules ayant une plaque d’immatriculation dominicaine qui circulent dans le pays de se conformer à la loi : « Les véhicules ayant une plaque d’immatriculation dominicaine doivent avoir une police d’assurance et une autorisation valable pour une semaine, délivrée à la frontière, pour circuler dans le pays. Au  cas où le véhicule doit séjourner davantage, le chauffeur doit l’enregistrer au niveau de la Direction de la circulation », a rappelé le commissaire Will Dimanche.

Gérard JEANTY Junior gjeantyjr@lenouvelliste.com
Credit: le Nouvelliste

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