La Vallée de Jacmel coupée en deux

La route de La Vallée de Jacmel est endommagée à hauteur de Blockaus, environ 21 kilomètres de la route de Jacmel, depuis le passage du cyclone Sandy. Jusqu’à présent, c’est avec beaucoup de difficultés que motos et piétons circulent sur cette voie. Voitures et camions ne peuvent tout bonnement pas fréquenter cette route interdépartementale, qui relie la commune de La Vallée à celles de Bainet, de Côtes-de-Fer et d’Aquin. Bainet et La Vallée, deux communes voisines, sont pratiquement coupées l’une de l’autre. La réparation de cette route demeure une urgence pour tout le département.

« On se trouve dans une passe, à la fois difficile et dangereuse. A la moindre erreur, on peut se retrouver au fond de la ravine », explique un chauffeur de motocyclette dans la trentaine, après avoir traversé la partie endommagée de la route. Ce dernier a dû faire descendre son passager pour parcourir les quelques mètres de ce tronçon juste assez large pour les roues de la moto, au milieu de deux falaises. « Parfois nous apportons des marchandises, et c’est un véritable calvaire pour les transporter », se désole ce travailleur, qui emprunte ce chemin plusieurs fois par jour pour gagner sa vie. Il souhaite une intervention rapide des responsables.

« Ils devront certainement envisager des mesures durables, comme  la construction d’un pont, pour éviter que cela ne se reproduise », renchérit un autre motocycliste, qui emprunte régulièrement la route avec sa moto privée.

« Cette situation est très grave et ne peut pas rester ainsi trop longtemps », indique l’agent executif intérimaire, Yvrance Joseph, qui n’a pas été en mesure de dire si une étude a déjà été réalisée pour la réparation de la route. Cependant, tout comme l’homme de la rue, il estime que cela doit être accompli dans le plus bref délai.  M. Joseph appelle le ministère des Travaux publics à venir évaluer la gravité du problème et voir dans quelle mesure il peut y apporter des solutions.

« J’étais venu au lendemain du cyclone avec le délégué de l’arrondissement et des responsables du MTPTC, mais jusqu’à présent, rien qui permette d’espérer la réhabilitation de la route, n’a été fait », explique Yvrance Joseph. D’après lui, les gens qui doivent tous les jours emprunter cette route pour vaquer à leurs occupations se trouvent momentanément dans un état de paralysie.

M. Joseph, l’un des rares maires élus encore en poste, espère qu’avant l’expiration  de l’état d’urgence, une partie des fonds sera allouée à la réhabilitation de ce tronçon de route.

De son côté, la députée de la circonscription, qui semble être plus avisée, assure que des démarches ont déjà été entreprises auprès des autorités concernées.  Entre-temps, ajoute la parlementaire, la prochaine étape de la construction de la route de La Vallée consiste à établir le contact, jusqu’alors difficile entre Bainet, La Vallée et Morne-à-Brûler.

John Smith Sanon smithsanon@gmail.com Twitter:@smithsanon
Credit: le Nouvelliste

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