Desras confirme les choix du Parlement et son désaccord…

Le président du Sénat confirme avoir mandaté le vice-président du Grand corps à finaliser, en son absence, le processus de désignation des trois représentants du Parlement au CTCEP. Mais Simon Dieusseul Desras indique qu’il aurait décidé autrement s’il était présent.

La Présidence a sa réponse. Le président du Sénat confirme avoir donné mandat au vice-président du Grand corps, le sénateur Andris Riché, pour décider en son absence. «Nous ne contestons pas que le sénateur Andris Riché ait signé pour le choix des trois représentants du Parlement au Conseil transitoire du conseil électoral permanebt (CTCEP). Mais nous avons des réserves, non pas comme le président du Sénat, mais personnelles … », a déclaré Simon Dieuseul Desras dans une interview accordée mardi à Radio Vision 2000. S’il était là le jour de la désignation des trois noms du Parlement, le président du Sénat a soutenu qu’il n’aurait pas signé le document tel qu’il a été envoyé au Palais national pour nomination définitive au CTCEP. C’est surtout le choix de l’ancien député Marie Clunie Dumay Miracles qu’il n’aurait pas accepté. Mais « je reste solidaire au Corps… », a-t-il dit. Dans une correspondance adressée au sénateur Andris Riché, le chef de cabinet du président de la République, Ann Valérie Timothée Milfort, a demandé au parlementaire de prouver qu’il a été mandaté par le président du Sénat pour signer et envoyer au Palais national le choix de Pierre Simon Georges, Marie Clunie Dumay Miracles et Néhémy Joseph comme membres du pouvoir législatif devant siéger au Collège transitoire du Conseil electoral permanent (CTCEP). « Ayant constaté, contrairement à l’accoutumée, que le président du Sénat n’a pas lui-même signé cette lettre de transmission, le président de la République voudrait, dans le but de compléter le dossier, obtenir le mandat par lequel vous avez été autorisé à signer à sa place », a écrit madame Milfort au sénateur Riché. Simon Dieuseul Desras a indiqué qu’il n’a pas encore lu la correspondance. Cependant, le président de l’Assemblée nationale a estimé que le Palais national n’avait pas le droit de faire cette demande. « Il aurait pu le demander dans la mesure où j’aurais contesté sa décision… », a-t-il fait valoir. M. Desras souligne avoir informé, dans une correspondance, l’ensemble des sénateurs de son absence en vue de participer à une journée de sensibilisation à Saut-d’Eau le jeudi 14 mars de l’année en cours. Durant son absence, a-t-il ajouté, le vice-président de la Chambre haute, le sénateur Andris Riché, assurait la présidence intérimaire au Grand corps. Ce dernier avait donc « mandat pour poursuivre et finaliser les pourparlers avec le président de la Chambres des députés, Jean Tolbert Alexis, autour du choix des trois représentants du Parlement au CTCEP ». Dieuseul Simon Desras, a souligné qu’il n’avait pas personnellement de préférence particulière de nom pour représenter le Parlement au CTCEP. « Le vice-président m’avait demandé de le mandater pour finaliser le processus en mon absence afin de ne pas laisser traîner le dossier, a-t-il révélé. Je lui ai donné un mandat avec ma signature, le sénateur Riché peut donner une copie… » Le président du Sénat a rappelé qu’une commission bicamérale avait été formée pour la désignation de ces trois membres au CTCEP. Malgré le fait que leur mandat a été renouvelé, elle n’a pas pu accomplir sa tâche, a-t-il déploré. Les membres de la commission ont donc renvoyé la balle aux pieds des présidents des deux branches du Parlement. « Il y avait des suspicions dans le langage de certains sénateurs et députés faisant croire que les deux présidents auraient voulu mettre leur proche dans le CEP », a dénoncé M. Desras, une façon pour lui de dire que tel n’avait pas été le cas. Injoignable depuis la finalisation du processus au Parlement jusqu’à ce mardi, le sénateur Desras a soutenu n’avoir pas été dans le « maquis » comme le prétendent certains de ses collègues au Sénat l’accusant de fuir ses responsabilités. Le chef de l’Etat, Michel Martelly, et son conseiller politique, l’ancien sénateur Joseph Lambert, avaient assimilé à une provocation le choix de Me Néhémy Joseph, ancien membre du pouvoir judiciaire au CTCEP. Sur les neuf personnalités qui vont former le CTCEP, les représentants du CSPJ et du Parlement sont déjà connus. Il s’agit de Pierre Simon Georges, Marie Clunie Dumay Miracles et Néhémy Joseph pour le Corps législatif ; Applyx Félix, Carole Floréal Duclervil et Léopold Berlanger pour le pouvoir judiciaire. Il ne reste que les trois représentants de l’exécutif pour compléter l’institution électorale.

Robenson Geffrard

Credit: Le Nouvelliste

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *