Déculottée pour le Valencia

Herediano 6 Valencia 1, pour le premier match de son histoire en Ligue des Champions de la Concacaf, le club champion d’Haïti a vécu un véritable cauchemar au stade Sylvio Cator. Et pourtant…

Ils souhaitaient marquer leur entrée en phase Concacaf de la Ligue des champions après avoir survolé la phase caribéenne. Pour y parvenir, ils se sont préparés pendant longtemps et ont passé deux semaines en concentration. Pourtant, le champion en titre d’Haïti a complètement manqué cette première sortie. Dès l’entame de match avec une formation composée de : Frandy Montrévil – Samuel Mardochée Pompée, Jean Robert Jean, Makendy Duverger (capt), Jean Dany Maurice – Harold Sanon, Fritz Gérald Alliance, Roody Joseph, Géraldy Joseph, Walson Augustin – Amy André pour contrer celle composée de : Leonel Moreira – Cristian Montero, Waylon Francis, Esteban Granados, YendricRuiz, Ismael Gomez, Jose Miguel Cubero, Pablo Salazar (capt), Victor Nunez, Jose Carlos Cancela que lui oppose Herediano, les visiteurs commencent à se montrer menaçants. Si techniquement, les joueurs du Valencia montrent une aisance plus palpable que leurs adversaires, manquant visiblement de rythme sur le plan collectif, ils peinent. Le Valencia se fait de grosses frayeurs et Herediano sans prendre une grande ascendance sur la rencontre se fait menaçant. Certes, les hommes de Jean Daniel Laurent se créent quelques occasions avec Amy André et Walson Augustin ;cependant l’absence de compétition pendant un mois se fait sentir. Ils n’arrivent pas à trouver la faille. Contre un Herediano efficace, le Valencia n’a pu tenir que 38 minutes, le temps pour Ismael Gomez de battre Montrévil de près et d’une puissante frappe du gauche pour ouvrir le score. Herediano ouvrait le score dans un stade douché à froid ouvrant au passage le robinet des buts. Cinq minutes plus tard, Yendrick Ruiz doublait la mise et permettait au visiteurs de mener 2-0 à la pause. En seconde période, ce sont les visiteurs qui continuent à empiler des buts dans la sarcelle de Frandy Montrévil. D’abord, Victor Nunez corse l’addition en faveur des visiteurs (53e) et même le faible espoir suscité par Roody Joseph en réduisant le score d’une frappe rageuse du gauche(57e) n’aura duré que 10 minutes, le temps pour Jose Sanchez d’inscrire le 4-1, (67e)trois minutes seulement après son entrée en jeu et Aniliel Porras de l’imiter en inscrivant le 5-1,(80e) trois minutes après avoir foulé la pelouse du stade. Quand sur un centre venu du côté droit de la défense, Makendy Duverger marque contre son camp pour le 6e but d’Herediano, le public avait fait longtemps son deuil de cette rencontre et quitté en grande partie le stade. Herediano s’impose donc (6-1) et fait une brillante entrée dans ce groupe. Le Valencia rate son entrée et devra essayer de faire de son mieux pour ne pas en sortir ridicule.
 
Enock Néré nereenock@gmail.com enocknere@lenouvelliste.com twitter : @nenock
 
6-1 à l’extérieur aux dépens du champion d’Haïti, Herediano de Costa Rica n’aurait pu espérer meilleur scenario pour entamer sa phase de poule en Ligue des Champions de la Concacaf. Pourtant, l’écart est loin de refléter une rencontre que le Valencia a, par moment, dominé. Seulement, voila, le football ce n’est pas seulement une domination partielle, ce n’est pas une technique individuelle supérieure, c’est une préparation adéquate d’un groupe visant à trouve la cohésion nécessaire pour produire un jeu d’ensemble efficace. Sur ce point le Valencia a payé cher un manque d’expérience qui l’a conduit à une préparation naïve et approximative. Au fait le Valencia est naïf. Naïf jusqu’à s’enfermer en concentration pendant 15 jours sans jouer un match amical de preparation, sans jouer un match de compétition, naïf jusqu’à solliciter et obtenir le report de son match de compétition qui devrait se jouer 4 jours avant. Résultat : on n’a pas trouvé cette cohésion et cette complicité qui fait une équité. S’il faut ajouter que ses 2 latéraux titulaires, bien pale dans la rencontre, ont loupé l’entrainement hier pour des enfantillages imbéciles, ca a fait le comble. Parfois, il est à se demander si les responsables techniques au niveau fédéral n’avaient pas leur mot à dire pour guider ceux du club à mieux peaufiner leur préparation. Au stade Sylvio Cator il était visible que le Valencia ne jouait pas à son niveau et qu’Herediano n’était pas supérieur de 5 buts d’écart, d’autant qu’Amy en a manqué 2 et que Watson en a loupé autant. Seulement ce n’est pas ce détail que va retenir l’histoire.
Credit: Le Nouvelliste

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