Martelly pris dans un dilemme pour l’essence et aucune des solutions n’est viable pour lui’’, Moyse Jean Charles

L’ancien sénateur du Nord, adversaire déclaré dès les premiers mois du quinquennat de Martelly ne voit pas d’autres issues à la situation de celui-ci que la démission. ”Des deux côtés, il est mal barré ; s’il revoit à la baisse le prix du galon d’essence à la pompe, il court le risque de ne pouvoir payer les employés et fonctionnaires de l’Etat et celui-ci se retrouverait dans une situation de banqueroute à cause de sa mauvaise gestion et des dilapidations des caisses de opérées par le tandem Martelly-Lamothe et s’il laisse les prix tels qu’ils sont actuellement, la rue emportera son administration et ses rêves”, a dit Moyse Jean Charles qui s’enorgueillit d’avoir longtemps tiré la sonnette d’alarme sur cette situation qu’il voyait venir avec les dépenses aussi pompeuses qu’inutiles de ce pouvoir mais, à l’époque, les jouisseurs de Tet Kale voyaient plutôt en lui un oiseau de mauvaise augure. ”Martelly fait démarrer 1000 projets sans possibilité de finir aucun d’entre eux”. A un défenseur du pouvoir (Doré Guichard) qui tentait de le démentir, il a mis celui-ci en défi de citer un seul projet inauguré par Martelly hormis ceux initiés sous l’Administration antérieure du président Préval. M. Guichard a expliqué avec un luxe de détails (que le gouvernement fait circuler depuis les deux derniers jours dans les medias) que l’Etat est dans l’impossibilité de consentir la baisse réclamée par plus d’uns en raison d’abord du fait que le pétrole est subventionné en Haïti depuis longtemps (terme impropre car, c’est plutôt un manque à gagner) et que la gazoline n’est pas plus chère que dans certains pays de la région comme la République dominicaine comme on se plait à le répéter. Agronome William Michel, pour une fois qu’il n’est pas dans le camp du pouvoir pour cette affaire d’essence, s’en est pris à Doré Guichard qu’il accuse de ne pas bien négocier son dossier. Il soutient que la baisse sur le prix de l’essence occasionnera à coup sûr une baisse du prix de l’engrais pour le pays et en tant que professionnel de l’agriculture et donc proche des paysans et des planteurs, c’est surtout cet aspect qui le préoccupe au premier chef. L’économiste Roosvelt Jean François (ancien de TéléHaïti qui réside en Floride aujourd’hui) est d’avis que la situation est complexe sur le plan économique et que Doré Guichard a raison sur certains aspects mais, pas tout ; il croit que des mesures d’austérité économiques doivent être prises (le gouvernement les annonce aussi) et avec, la réduction sur le prix de l’essence peut intervenir. Le Dr Turnep Delpe croit qu’il n’y a pas quatre autres solutions que la réduction du prix exigé par les manifestants et les grévistes. ”L’équipe Tet Kale s’est donnée du bon temps, elle menait une vie de roi avec des carnavals ”en veux-tu en voilà”, des cortèges de véhicules plus longs qu’un défilé de mannequins, des délégations qui remplissent tout un avion pour des voyages tout aussi qu’inutiles qu’improductifs, des projets bidons qui nécessitent des débours importants ; il serait trop facile aujourd’hui de demander au peuple de payer les conséquences des inconséquences d’un pouvoir irresponsable et jouissif”, argumente le dirigeant du MOPOD. Comme samedi dernier, un échange pimenté s’est fait par la suite entre trois syndicalistes, Joseph Orgella Domingue, Jacques Anderson Desroches et Enock Alexis. Les deux premiers défendent une position proche de celle du pouvoir et le dernier farouchement opposé à la dernière baisse du prix de l’essence décidé par le pouvoir encourage la population à rester chez elle à l’occasion des deux journées de grève les lundi et mardi prochains. Joseph Orgella Domingue soutient la position contraire et invite les chauffeurs à bouder le mot d’ordre et à travailler normalement. Jacques Anderson Desroche qui, quelques jours plutôt, accusait Montes Joseph de travailler au profit du pouvoir et de ne pas défendre les intérêts des syndiqués, était très mal à l’aise pour soutenir la même position qu’il combattait avant (il est passé dans le camp ennemi comme on dit). Enock Alexis a donc accusé ce dernier d’avoir été payé pour venir produire une telle prestation à l’émission. Un peu avant, le débat tournait autour des problèmes que confronte le ministère de l’Agriculture avec les trois nouveaux responsables contestés par les étudiants de l’Agronomie. Agronome William Michel a essayé de se positionner comme un facilitateur ou porte-parole des étudiants mais, ceux-ci ont appelé pour le lui contester et du même coup redire qu’ils n’attendent que le départ du ministre Jean François Thomas et des secrétaires d’Etat Gédéon et Monchery.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *