Ce Samedi 22 Juillet 2017, Yogann Ap Pedale !

Léogâne, commune de la République d’Haïti, réputée pour son passé glorieux, son histoire merveilleuse, son tafia original, ses clubs de football, sa culture, ses sites historico-touristiques et son hospitalité, est située à 33 Kms du Sud de Port-au-Prince. Riche en couleurs et en animations, cette ville souriante, accueillante et très mouvementée ne cesse de susciter l’envie de sa découverte par les passionnés du tourisme et d’excursions. Du Rara, l’une des plus grandes fêtes populaires haïtiennes, elle en est la capitale. Du football, elle en fait une référence. Qui n’a jamais entendu parler des clubs de football Cavaly et Valencia ? Ou de célèbres footballeurs haïtiens comme Pierre Jean Jacques et André Innocent dit Ayile ? Carlo Marcelin en sait quelque chose !

Dans cette commune extraordinaire qui a vu la naissance du seul Roi du Compas Mamba de notre folklore, l’immortel Coupé Cloué ; qui a donné naissance et bercé la diva de la musique créole, la très célèbre Carole Démesmin ; du grand Rodrigue Milien, de l’incomparable Dieudonné Larose, de Samuel Lubin notre fameux King Kessy (de regrettée mémoire), nous vous invitons à venir pédaler avec nous.

Au Royaume de la Reine Anacaona, nous ne vous convions pas au déhanchement. C’est l’été ; nous vous entraînons dans une excursion, une course réputée de cyclisme qui vous mène à la découverte de Léogâne. À l’initiative de Yogann Ap Pedale (YAP), ce Samedi 22 Juillet 2017, les vacanciers de Léogâne et des zones avoisinantes se prendront en chasse dans une véritable journée sportive où la bicyclette sera à l’honneur.

En Haiti, la bicyclette est ce moyen de locomotion vieux de plus de deux siècles. Écologique et très respectueuse de la nature, elle est un moyen de transport très économique pour les marchands ambulants et un bon exécutoire contre les nœuds de circulation particulièrement pour les écoliers.

L’évènement attire déjà des centaines d’internautes sur sa page facebook et motivent de plus en plus d’intéressés.

Vous voulez découvrir Léogâne ? Son paysage ? Ses rivières ? Sa faune ? C’est le moment !

De la Place Sainte-Rose, on longera la Grand’ Rue jusqu’au tronçon de la Route Nationale. On suit la RN2 jusqu’au Carrefour Darbonne, on longe la route de Darbonne en traversant la Route Neuve jusqu’à Darbonne. De là étant, on continue sur la Route de Belle Fortune, on traverse la Rivière Rouyonne, on continue sur les Routes Cabaret Deslandes, Verjot, Citronnier Vert pour finir au domicile de Mme Simone Ovide Duvalier, épouse de François Duvalier.

 Pour participer à ce critérium, aucune exigence d’athlète, pas de vitesse record ni d’endurance limite. Il est requis du participant de se faire accompagner de son vélo, dans la tenue qui lui sied le mieux, débardeur ou maillot, jeans ou shorts, basket ou autres chaussures confortables.

 Yogann ap Pedale est une initiative des Léogânais qui incite les gens à réutiliser la bicyclette comme moyen de transport. En Février 2017, elle a réalisé le plus grand évènement sportif, genre cyclisme amateur, à Léogâne.

 Nous vous souhaitons la bienvenue et bonne participation !!!

 

​​Gérald C. Toussaint

Premiere Edition Yogann Ap pedale

Compatriotes,

La liberté acquise par nos ancêtres est le fruit d’une lutte intense durant laquelle nos héros faisaient preuve de conviction et de détermination. Ils nous laissent en héritage la première république noire indépendante du monde,. Cette derniere a été frappée dès son stade embryonnaire d’une crise de traîtrise et de coups bas. Aujourd’hui, nous vivons des jours sombres, au cours desquels la torpeur la plus humiliante nous chiffonne. Nous parlons de la révolution, de la réforme institutionnelle, mais les oppresseurs, les barbares qui ont ensanglanté notre sol depuis 1806 sont parmi nous. Le nom des impérialistes lugubre encore nos murs et, nous nous croyons être libres! Notre sécurité dépend d’une force étrangère qui met, en toute évidence, notre souveraineté dans la poubelle. Nous avons osé être libres, nous avons osé être les progénitures de l’empereur, osons l’être par-nous mêmes et pour nous-mêmes. Il est urgent à se rendre compte qu’il faut, à tout prix, nous ravir des impérialistes qui ont grandement contribué à nous plonger dans cette lamentable situation, les désirs de nous diviser. Menons ensemble main dans la main une bataille structurée et organisée.La lutte ne doit pas être clanique, mais il faut que nous puisions dans les racines de nos ancêtres afin de trouver des mots sacrés capables de nous rallier. Envoyons ensemble un signal clair et puissant au monde entier, qui signifiera la victoire et la réunion de tous les *premiers noirs*. En nous mettant en faisceau, le nom de Dessalines sera redevenu en horreur à tous les pays instaurateurs du néocolonialisme, et que les tyrans et les despotes ne le prononceront qu’en maudissant le jour qui l’a vu naître. Je vous exhorte de cesser de subir la barbarie des étrangers, nous sommes victimes du choléra par ces derniers. Pensons à contruire ensemble l’homme Haïtien. Nos vies leur ressemblent trop ,nous portons leurs empreintes, il faut penser pour nous, par nous et ensemble. Les traites sont parmi nous, et nous nous croyons être libres, nous devons traiter avec rigueur dessalinienne les vautours qui mangent notre mère. Enfin, il faut par un acte d’autorité nationale, jurer de poursuivre les traîtres et ses acolytes à jamais, sans lequel ils seront toujours les marchinateurs de nos divisions. *Waldeme JOSEPH*

Révolution

Mon coeur, pourtant, continue de réfléchir intensément… Il se palpite au rythme des malversations récurentes et répugnantes de ces incompétents bouchés à l’émeri. J’en ai ras le bol de leur *charognardisme*, leur *gloutonisme*, leur *népotisme* Finalement… Je pense à appeler l’empereur pour m’aider à combattre les nantis qui envahissent notre terre et, nous privent du bonheur qu’il a toujours rêvé. C’est la période la plus cauchemardesque de mon existence, celle de la grande souffrance. La justice populaire qui était en cavale Est réappréhendée et remprisonnée par les “esclaves du Mal et du désespoir.La justice est bafouée par des hommes sans conviction qui acceptent de plier l’échine pour s’asseoir parmi les pachas. A travers mes lunettes dessaliniennes, je regarde mon PEUPLE zombifié et sacrifié, appauvrit par des barbares qui le rongent depuis des lustres.

*Waldeme JOSEPH*

 

Un bébé qui grandit bien

Radyonou, la radio des gens de bien sur le net

Aujourd’hui Radyonou, le bébé de mèt GT, vient de franchir le cap des 5 ans. On dit que que c’est une période de fragilité tant les risques de turbulences sont élévés. Si pour les entreprises c’est le délai qu’on se donne pour sortir de la zone rouge, et pour les enfants la fin d’une ère truffée de danger de toute sorte, dans la vie d’une radio comme Radyonou ce fut le temps de séduire tous les gens de bien sur le net. Entre le lancement ce 20 avril 2012 et aujourd’hui, des milliers d’heures d’antenne se sont enchainées à la seule force du dévouement d’un homme, la motivation de quelques uns et la satisfaction constante et grandissante de centaines d’autres. Avec le temps, Radyonou s’est imposée comme une référence pour les activités culturelles de la cité auxquelles elle apporte un soutien sans faille en leur offrant notamment une résonnance à nulle autre pareille sur ses ondes. Radyonou c’est de la bonne musique et le haut lieu du Tropicana d’Haiti. Radyonou c’est aussi le pilier sur lequel Yogann ap Pedale s’est appuyer pour devenir un franc succès dès sa première édition. Elle a su fédérer dizaines d’amoureux du vélo pour rappeler à la ville le temps d’une matinée que le vélo et nous avons une longue histoire à préserver. L’invitation est d’ores et déjà lancée pour le 1er Avril 2018 pour la seconde édition. Souhaitons donc une longue vie à Radyonou, du courage à Mr Gerald Toussaint pour son abnégation, de la motivation à tous ceux et celles qui contribuent à faire vivre cette initiative, et par-dessus tout de la persévérance à ces milliers d’auditeurs sans qui Radyonou n’existerait pas. Merci de partager notre passion et notre motivation, votre fidélité est notre carburant sur la route vers la réussite. Joyeux Anniversaire à Radyonou et bonne fête à vous chers fidèles auditeurs !!!

 

Fersam Allifleur

Tropik 53 rekòt kafe

Jedi 11 dawout 7 è nan maten, m te deja nan ayeropòMiami pou ale dwat dirèk Okap Ayisyen pou’m al fete 53eme anivèsè Tropicana dayiti yon dyaz ke’m pote sou kè mwen. Vol la te rive Okap san reta, men nou te pase prèske de 2 zèd tan anvan nou jwenn malèt nou, yon gwo pwoblèmke ayeropò Okap la genyen, e ki merite yon solisyon prese prese.
Lè nou te resi soti, Jimmy Papouloutte ( batteur Tropicana ) te déjà pase anpil tan ap tann nou. Nou te presse paske Tropik tap jwe jou swa sa a nan Marchand Dessalines. 3h30 m te déjà nan bis la ak mizisyen yo , direksyion Marchand Dessalines. Vye wout, men bon jan anbyans anndan bis la , se te yon gwo plezi pou’m nan mitan tout gwo mizisyen sa yo kap pale de mizik , m pa bezwen di nou, m te nan bol grès mwen. Se la m konfime ke mizisyen Tropik yo se de vrè pwofesyonel . Mèsi ak Doyyy, Johnny, Met Babout ak Alex ki tap komante kèk mizik lòt dyazz, nan Bis la gen yon album Ska-shah kap woule, e devan Parisien e kap danse, souke men li.Li te 8h45 konsa lè Dyaz la rive an Marchand Desalines. Yo ti poz, pran yon ti manje.
A 10h15 mayestwo Blan lage ak Randevou Chanpèt, dife limen, ou ta di pa gen fatig telman dyaz la ap byen jwe. M tap mande koman mizisyen yo fè apre yon long wout epi pou pefomans yo san parey. Anpil moun te fè deplasman an , bèl bal , anpil animasyion . Apre minwi, nou te gen chans bay bal sa a live sou facebook bagay anpil fanatik te renmen. Men zafè entenèt ayiti se tèt chaje. Vè 3h05 bal fini. Nou repran wout pou nou tounen Okap. Nan bis la 90 pou 100 mizisyen ap domi. Pou-m repete Alex( Lekso ) injenyè son dyaz la« Objektif la kounye a pa lot bagay ke konsè 13 Dawout la ».. Li te 7 è 15 konsa lè nou rive Okap . Se te tan pou tout moun al repoze. Kom mwen te dwe al nan yon antèman papa yo zanmi mwen ki tap fet Yogann nan samdi 13 m te kite Okap vè 3 zè pm direksyon Yogann. Nan samdi apre anteman si la a m te tounen Okap paske m pat vle rate pou pyès moun Konsè 13 dawout la, yon bagay mwen pa viv depi 1996. Li te 8è diswa le-m rive nan Okap. Aayayayyayayayayay m pat pèdi yo yota nan konsè sa a, devan Sakrekè ranpli tankou ze. Trè ta nan aprèmidi Dyaz la te resevwa lèt yon mizisyen ki remèt demisyon, malgre kontretan sa a, sa pat deranje ni Dyazz la, ni piblik la, ni pèfomans Fize a. Bravo Tropik ! Gwo dyazz , rete gwo dyaz
14 Out randevou a sete nan Wanament. Li te 8 è lè mwen te rive nan Wanament ak kèk zanmi , fwa sa aa m pat ak dyazz la. Bèl wout pou rive Wanament, men wout la danje e mande pou pran anpil prekosyion paske san ou pa atann gen bèf kap travèse lari a. Ayibobo pou lapolis nasyonal nan zòn sa ki fè yon bèl travay , nou rankontre de patwouy lapolis ki kanpe nou byen sajman pou mande nou pou nou pridan paske gen bèf sou wout la. Bon travay, Good job guys.
Desideman, Wanament se peyi Tropik vre ! Depi nan rantre vil Wanament ou gentan santi fèt la, anpil moun, anpil animasyon. A 10h17 bal frape, , sou premye mizik la moun anvayi pis la, moun danse, moun kontan . Anmweyy anmwey viv Tropik ! M te gen chans tou kwaze ak yon gwo nèg nan fèt saa, yon gwo Fanatik Tropik ki se Smoye Noisy. Lendi 15 Dawou fèt Notredam, fèt Tropik la . A 5 è nan apremidi fanmi Tropik la te asiste yon mès nan Katedral Okap la. Fanmi an tal remèsye Bondye pou sa li fè pou Tropik pandan 53 zan e sal la kap kontinye fè pou lot ane kap vini yo.
Seriz sou gato a se te Gala anivèsè a ki te fèt nan aswè nan Tropicana Night-club. Night club la te klere klere, te dore pou fèt la . Mizisyen nou yo te tire ak kat epeng, fanatik yo te sou pik yo, tout moun te chèlbè. Sete yo manman gala, Tropik te depoze ak tout bèl hit li yo anvan yo pase mayòt la bay Bossa Combo pou fen sware sila a. M tap bliye di nan sware sila , Parisien Fils-Aimé te resevwa yon plak pou 50 an depi lap chante nan Tropik la .
Definitivman Tropik san rival. Avèk dènye album lan ki gen plizye hit la ladann tankou : « Bravo Tropik », « It’s so sweeet », « Bagay yo red », « Istwa damou », epi yon nou nouvo videyo pou mizik « Ayiti bel » la ke anpil moun deja konsidere kòm videyo ane a, Tropik demontre ke li se dyaz peyi a ki pi pèfoman e ki pi dous. Diaz kote tout moun jwen nan. Diaz ki ka fè zonbi nan bwa danse a. Bal Tropik yo toujou plen ak moun, pa mande’m pou ki ? Ou konnen deja, Diaz la dous.Nan yon peyi kote tout valè yo preske finn pèdi, eske li pa ta bon pou nou ta pran ekzanp sou Tropicana, pran Tropik la kòm Modèl.
53e anivèsè an fini , je nou deja brake sou 54e nan. M deja paka tann. Mèsi Tropik, si ou pat egziste ayisyen parey mwen yo ta fou lè move lavi ap maspinen yo, lè pwoblèm vle fini ak nou. Mèsi Okap, mèsi Ayiti, mèsi fanatik Tropik pou tout bèl souvni sa yo. Bravo Tropik, m swete nou plis lonjevite toujou ! .
GT

Haïti – Brésil : au-delà de la défaite, un moment historique

Hier c’est produit un évènement historique à mon avis. Bien sûr, je connais le score.

Comme quoi le foot sera encore longtemps catalyseur de valeur, pourvoyeur de rêve et producteur de spectacle. Quand j’ai regardé en février dernier le reportage d’une chaine payante sur la 1ère qualification d’Haïti dans cette compétition majeure qu’est la Copa America, j’avais presque les larmes aux yeux. Cette victoire, et la qualification qui en a découlé, symbolisait l’espoir de tout un peuple dans un pays qui vivait un moment compliqué mais tellement courant de son histoire politique.

Au hasard d’un tirage au sort, certains supporteurs haïtiens devaient faire face à l’un des plus gros challenges de leur vie de fan. Leur équipe nationale face à leur équipe de cœur à qui ils ont donné tant voire tout depuis toujours dans les grandes compétitions, un choix entre habitude et exotisme, entre sentiment d’appartenance et passion assumée. Beaucoup n’ont pas su, certains n’ont pas pu faire ce choix préférant laisser le rêve guider leur choix pour finir dans une joie mesurée quoi qu’il arrive à moins qu’un nul salutaire vienne sceller le statu quo.

Je ne retiendrai pas le score 7-1 qui me rappelle d’ailleurs un souvenir pas si lointain et qui vient confirmer la théorie selon laquelle la loi de la nature que les grands mangent les petits. Je passerai également à pieds joints sur des commentaires petits à la hauteur de leurs auteurs que j’ai pu voir ça et là sur les réseaux sociaux.

Je garderai uniquement la fierté que j’ai ressentie de voir les grenadiers jouer pendant 90 minutes face à la sélection brésilienne sans complexes malgré le fossé béant qui sépare les deux formations en terme de moyens et d’infrastructure et surtout de palmarès footballistique.

Je ne m’attarderai pas sur le fait que cette formation a fait sa préparation sur une avance d’un particulier car nos dirigeants étaient trop occupés à se démêler de leurs histoires de « zombi nan bwa ».

Je retiendrai le mérite d’avoir produit du jeu pendant 90 minutes sans jamais s’enfermer pour sortir l’un des plus beaux matchs de ce début de tournoi. Je retiendrai les échos des téléspectateurs africains d’une chaine payante française sur l’exemple des joueurs dans ce match. Et que dire de cette déclaration du commentateur qui a dit que des matchs comme ça on en redemande pas seulement parce que le Brésil déroule un jeu attrayant mais parce que cette équipe d’Haïti n’a jamais baissé les bras, ne s’est pas enfermé mais continue jusqu’au bout d’aller vers l’avant.

Et finalement je retiendrai les leçons positives de cette nouvelle expérience qui espérons-le ouvrira la voix à beaucoup d’autres, donneront encore plus envie à nos jeunes de s’investir dans le travail pour y arriver et qui rappellera à nos dirigeants que le seul miracle qu’on peut attendre dans ce 21e siècle c’est la réussit par le travail d’où la nécessité d’accompagner nos talents à l’exploitation efficiente de leur potentialité.

Hier c’est produit un évènement historique, ce ne fut pas un exploit mais ce fut délicieux comparé aux nombreuses casseroles que le pays traine dans ses pattes. J’invite les détracteurs à tourner sept (7) fois leur langue dans leur bouche avant de salir ce match unique (1) et historique à bien des égards. S’il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, je veux juste saluer et remercier ces rois qui nous m’ont fait vivre ce moment si rares depuis plus de 40 ans. Haïti-Brésil dans une compétition majeur ça se respecte et tout le mérite revient aux artisans de cette qualifications, à ses jeunes et moins jeunes qui travaillent sans relache pour que cela fonctionne envers et malgré tout !

Merci aux grenadiers pour ce Copa, il reste un match et vous n’avez plus rien à perdre. Prenez plaisir les gars, et si possible partager avec nous et faites nous rêver. Un merci spécial à Johnny Placide qui a fait des arrêts magnifiques. Franchement, le score ne reflète pas la grandeur de sa prestation la nuit dernière. Merci encore !

7 à 1 ça n’arrive pas qu’au Brésil finalement !

 

Fersam Allifleur

Observatrice

 

Contacts et commentaires

allifleursam@gmail.com

La réalité poignante d’une scène de théâtre de rue

Dimanche 30 Août dans les rues de Pétion-Ville s’est passée une scène causasse qui est devenue rapidement virale sur les réseaux sociaux. C’est l’occasion de saluer la troupe BIT Haïti pour ce spectacle qui a fait remonter des souvenirs datant de 2012 où l’association Rasin Lespwa dans le cadre d’un festival avait entrainé la population de Darbonne dans un après-midi délirant avec un concept similaire. Mon papier ne souhaite pas insister sur la réussite de la prestation tant les gens se sont faits avoir (passants, lecteurs, medias, spectateurs ; relayeurs internet et les commentateurs pour ne citer que ces groupes la) mais je vais plutôt m’attarder sur les résultats de cette simple scène d’un point de vue sociologique. En regardant le comportement des « acteurs involontaires » sur les artistes du spectacle, on se rend bien compte qu’il n’y avait aucune compassion au contraire, les commentaires étaient empreints de mépris, de contentement et d’irrespect. Au-delà de l’image minable que ces comportements exhibaient aux yeux du monde, les propos et le comportement de ces gens nous ramènent à d’autres réalités plus interessantes. • Le meurtre de la vie privée sur l’hôtel des medias de masse On peut comprendre que le droit d’observation est aussi immuable que celui de l’existence. Mais ce droit n’exclut pas la liberté de l’autre à mener son existence, ni son droit d’image d’ailleurs. Sur plusieurs réseaux sociaux certains ont déploré les captures d’images vidéo et photos à l’aide des téléphones portables et la diffusion de ces dernières sur internet. On peut également, et à juste titre, condamner les nombreux propos insultants qui ont été proférés à l’égard de la « mariée délaissée » et ses amis. Il fut un temps où la liberté de l’autre commençait là ou finissait le nôtre, et cette frontière réciproque garantissait un tant soit peu de respect. Aujourd’hui, la notion de vie privée a été sacrifiée, torpillée par une communication de masse mal maitrisée, jetée aux mains « d’ignorants » (précisons bien ignorants et donc pas forcement analphabète en insistant sur la nuance). On peut écrire une encyclopédie complète sur les dérives de la technologie de masse en Haïti (on reviendra surement sur ce sujet dans un autre papier). On retiendra le décalage entre les progrès de la société et les progrès du monde. Quand le droit, l’éducation, la responsabilité, les droits de propriété intellectuelle et matériels sont archaïques, ajouter la communication de masse crée un mélange explosif. Et si les catalyseurs que sont les medias (sites d’information, radio et télé) qui sont sensés réguler ce dosage mortel ne remplit pas son rôle; alors c’est la catastrophe. Ce qui me ramène à la seconde découverte de ce fait divers. • La violation de principes éthiques du journalisme à des fins de sensation La déclaration internationale de la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) adoptée en 1954 et amendée en 1986 est claire sur les questions de vérité (articles 1), fiabilité des informations c’est-à-dire connaitre sa source (article 3), la rectification des informations erronées (articles 5) et condamne le plagiat et la calomnie qu’elle qualifie de faute professionnelles grave (articles 8). On dit qu’Haïti est un singulier pays ! C’est peut-être pour ça que certains de ces principes sont fréquemment bafoués. A voir ce qui est a été écrit et diffusé sur ce théâtre de rue, on réalise bien vite qu’il n’y a pas eu de vérification de l’information. Donc, la recherche de la vérité a été négligée pour ne pas dire oubliée. Au nom du sensationnel, on n’a pas hésité à balancer vidéo et photos sans prendre le temps de comprendre, d’essayer de contacter les concernés et en savoir plus, leur donner la possibilité de rétablir la vérité les concernant, et dans ce cas précis leur vérité. La troupe a communiqué sur l’évènement, on est en plein Carifesta où le pays est en train de montrer ses talents culturels aux pays de la Caraïbes, on aurait trouvé la vérité si on avait ne serait-ce une once de bonne volonté à la révéler. Mais on demandera qui se soucient de la vérité dans ce pays où son excellence lui-même traite son ministre de la communication (par ailleurs porte-parole du gouvernement) de menteur « professionnel » et « patenté ». En tout cas, pas cette frange de la population si bien représentée par ce groupe de badauds piégés dans leur curiosité et qui allaient finalement délivrer un spectacle accablant, nonchalant et si attristant, là encore révélateur d’un mal plus puissant. • L’échec de l’autre comme indicateur de réussite personnelle La plus triste des images de ce théâtre de rue n’est pas venue de la femme délaissée mais provient du plaisir qu’on éprouvé les passants dans le malheur de cette pauvre fille abandonnée sur le parvis de l’église. Comment est-on arrivé là ? Pourquoi rire du malheur de l’autre ? Où est passé notre compassion de frère ; de sœur ; de chrétien ; de croyants ou tout simplement de collègues « galériens » ? Quand une société n’a presque plus d’idéal, quand les rêves meurent dans le sommeil, quand le progrès de soi devient une utopie, quand on vit une vie d’inertie voire de recul constant, la seule façon de rester devant c’est si l’autre recule plus vite, l’unique moyen de réussir est à travers l’échec de l’autre. C’est mathématique et logique mais aussi triste à mourir. A l’image de plusieurs institutions du pays et de nombreux concitoyens, la valeur ne se mesure plus a son utilité intrinsèque mais en fonction de la médiocrité des autres. Combien de fois on entend « w’ap pale de mwen, entèl fè pi mal », histoire de relativiser. Triste réalité d’un pays en proie a un vrai malaise social. On peut donc conclure qu’au-delà de son succès, la scène du 30 Août a mis en évidence des réalités poignantes d’une société en constante décadence depuis trop longtemps. Il est plus que nécessaire de faire une évaluation de nos problèmes afin d’engager les changements de fond qui s’imposent, remodeler ou tout simplement redéfinir notre projet de société pour se donner la chance de pouvoir amorcer un jour le développement de ce pays. Marie A. Alliance Marie Alliance est économiste du développement, analyste de projets de développement internationale, en poste en Afrique de l’ouest. Citoyenne militante, elle a accompagné et continue d’accompagner plusieurs organisations communautaires haïtiennes à mieux se structurer tout en travaillant au développement un réseau de jeunes professionnels citoyens au service du développement du pays. Pour tout commentaire, question, critique ou suggestion sur cet article, écrivez à : ma.alliance13@gmail.com

De l’idée à l’investiture

5 conseils pour réussir son ascension électorale

 

Peut-être lié aux effets secondaires d’une série télévisée à succès, sachant qu’il ne pourra jamais obtenir sa décharge, il décida de devenir conseiller électoral. Ne jouissant que de la notoriété fictive, spécialité d’un réseau social bien connu pour sa capacité à créer des stars sans importance rivalisant de conneries de toutes sortes pour remporter le concours des pouces levées. Il s’évertue à élaborer un guide, une sorte d’avant gout pour ses futurs clients. L’idée étant de trouver quelques astuces pour convaincre les quelques 41000 clients potentiels (toutes catégories confondues, il y a plus de 41000 candidats aux joutes électorales haïtiennes).

Et dans le cas où aucun des âmes, au grand cœur et à la petite poche, prêtes à tout sacrifier pour sauver le pays ne se presseraient à la porte de son pseudo cabinet, il aurait le mérite de mettre des mots sur des maux provisoires qui rongent le pays depuis des décennies.

C’est ainsi qu’il décida de rendre publique les grandes lignes de son guide intitulé : « 5 conseils pour réussir son ascension électorale ». Dans l’ordre croissant d’importance, les conseils se déclinent de la façon suivante :

 

  1. Avoir un minimum de capacité

Bien qu’il ne soit nécessaire d’avoir un doctorat pour se porter candidat, mieux vaut savoir distinguer « a dans une feuille de malanga[1] ». Un candidat se doit d’être à même d’analyser une situation simple et de prendre de bonnes décisions ; d’éviter de signer des documents sans comprendre ; pouvoir s’informer et se former. Aussi parce que la population est de plus en plus éduquée, il est de plus en plus mal venu de se faire représenter par des illettrés. Pouvoir au moins voir clair.

 

  1. Maitriser les langues de bases

Il est de notoriété publique que tous les haïtiens parlent français mais pour éviter tout malentendu, il vaut mieux utiliser le créole pour s’adresser à la population vu qu’environ la moitié des gens ne maitrise pas vraiment les tournures de la langue de Molière. Donc il est important de parler créole.

En tant que candidat, en tant qu’élu ou même simple citoyen, on se fera regarder de travers par les fonctionnaires collet monté de Port-au-Prince si on ose entamer une conversation en créole. Donc il faut maitriser le français.

Comme une bonne partie du lait à téter par Haïti provient de l’oncle Sam et ses alliés ou passe par eux, et parce que beaucoup d’organisation font l’erreur d’envoyer des managers anglophones dans le pays le plus pauvre d’Amérique, ce serait dommage d’entendre « prier 9 fois par jour » alors que le sujet débattu concernait « 9 projets de développement qui voleront sans jamais pouvoir atterrir ». Du coup, des connaissances en anglais deviennent très pertinentes.

Enfin, compte tenu des relations compliquées avec la république voisine, du fait qu’ils ont déjà capté la plupart des marchés de construction du pays et qu’il faut pouvoir commander les produits agricoles de base là-bas. Un niveau minimum en espagnol est un plus non négligeable.

Cela dit, nul besoin d’être polyglotte. Des débuts de conversations devraient suffire parce qu’avant la fin du discours la plupart des officiels seront en train de dormir.

 

  1. Disposer au moins d’une vision à défaut d’un programme politique

Vu le nombre de bleus politiques qui concourent aux différents postes à pouvoir, et le fait que la question de « programme politique » n’est pas encore pleinement intégrée dans la culture électorale du pays, on peut comprendre que nombre de candidats n’en disposent pas. Mais cela ne dédouane pas de l’obligation d’avoir une idée claire pourquoi on veut se lancer dans la politique, pourquoi vouloir représenter les autres. Pourquoi vous et pas un autre est une réponse que tout candidat devrait maitriser. Il est hyper important que le candidat sache où il veut aller et pourquoi.

Si possible éviter les arguments de type « identifier les problèmes et les résoudre ». Car le problème du pays est connu, tous les candidats veulent résoudre les maux du peuple mais personne n’est en mesure d’avancer une méthodologie plausible.

 

  1. Essayer de péter rond

Tous les haïtiens connaissent l’expression « bouda ou won, wap peter kare ». C’est le propre des candidats aux élections. Le bonhomme concours à devenir maire d’une ville de seconde zone, il proclame qu’il va changer le pays.

Il faut arrêter avec cette débilité. Cette promesse n’est pas crédible et ne l’a jamais été d’ailleurs. Mais la différence vient surtout du fait que le peuple, à l’heure de la communication de masse, est pleinement conscient que ce pays ne changera pas, en tout cas pas avec les discours « patripochiques[2] », pardon les discours patriotiques habituels. Il faut mentir avec bon sens.

Définissez des objectifs atteignables et raisonnables. Bien que ça puisse paraitre risqué, il y a de forte chance de convaincre l’électorat jeune progressiste, et comme il représente une part importante de la population, et comme ils sont plus dynamiques, et donc plus nombreux à déposer leur bulletin dans l’urne. La probabilité de l’emporter reste conséquente.

 

  1. Avoir un budget à la hauteur de son ambition

Un candidat fauché est un voleur à priori. Combien de fois a-t-on entendu l’expression « nèg la pa menm ka manje yon lam ak aransèl, li bezwen mwen moun al vote pou li. Volè li bezwen al volè wi ». Il faut souligner que les données disponibles n’ont pas réussi à prouver sans doute raisonnable que ceux qui pouvaient manger rôti en tant que candidat ne bouffent les ressources de leur administration. Bref, je dis ca, je ne dis rien. Il faut faire bonne impression. Et ça passe inexorablement par la capacité de débourser.

Comme dans tous les pays du monde, se porter candidat est un investissement colossal, pas seulement en termes d’énergie mais surtout en ressources financières. Impossible d’échapper à cette règle surtout quand il y a plus des milliers de candidats à la quête de centaines de postes, et qu’ils utilisent tous l’argument du changement pour convaincre. Un peu de billets distribué ça et là devrait convaincre les plus réticents. Dans les pays du nord on appelle ça « frais de campagne », dans les pays du sud ca s’appelle « corruption », cela dit les intentions, les résultats et les conséquences ne sont guères différents.

Il faut être prêt à faire face aux nombreuses dépenses qui joncheront le parcours de la candidature à l’investiture : payer le conseiller pour les autres conseils « non gratuits » qui suivront ce guide, le leader du quartier, les supporteurs des autres camps et toutes les autres personnes qu’il serait préjudiciable de citer dans ce guide à cause justement de leur bonne vertu. Mieux vaut avoir un magot conséquent et prêt.

A la question de savoir où trouver les financements, on analysera les possibilités au cours de la collaboration (dans le monde les exemples ne manquent pas).

  1. Bonus

Le dernier conseil bonus concerne la capacité à encaisser parce qu’a la fin du jour les résultats suivront les mêmes probabilités qu’une roulette russe. Et la seule explication plausible sera « c’est normal » car trop de candidats pour un si petit pays !

 

En conclusion, un bon candidat et un élu potentiel est un individu capable (finance, intelligence et aisance) et pragmatique.

                                                                                                                                    

Fersam Allifleur

Observatrice

Rapportrice d’un conseiller électoral en mal de publicité

 

[1] Traduction litterale de l’expression « a nan fèy malanga »

[2] Ce terme n’existe pas dans les dictionnaires français à disposition, dans ce cas ci c’est un adjectif dérivé du terme « patripòch » couramment utilisé pour parler des discours populiste visant à convaincre l’électorat afin de remplir sa poche une fois élu.

Trois ans déjà !

C’était le 20 Avril 2012, tout était là pour une première émission. Une nouvelle radio venait d’être créée, ou plutôt un rêve était en train de se réaliser. Le rêve d’un homme, d’un maitre, d’un animateur, d’un amoureux des medias. Radyonou venait de naitre ! Trois ans déjà et l’aventure continue pour le grand bonheur des gens de bien sur le net ; des fans de Tropicana d’Haïti à qui les samedis sont dédiés.

Aujourd’hui c’est un jour pour célébrer mais surtout un jour pour saluer, saluer la vision de Gérald Toussaint, son abnégation à faire vivre cette initiative malgré les hauts et les bas. C’est aussi le moment de remercier les animateurs et tous ceux avec leurs textes enrichissent le site. Mais le palme des remerciements va aux auditeurs qui de par leur fidélité, leur écoute inconditionnelle à travers le monde nous donne envie de continuer en donnant du sens à ce mouvement. Bravo à vous pour la confiance et les feedbacks.

C’est l’occasion pour renouveler notre engagement à vous servir et de continuer à vous bercer de belles mélodies. Le chemin est encore long et nous avons de grandes ambitions pour Radyonou, mais nous sommes convaincu qu’ensemble nous progresserons et nous accomplirons de grandes choses.

Joyeux Anniversaire à Radyonou, Joyeux Anniversaire à nos fidèles auditeurs.

Fersam Allifleur

 

RADYONOU, 20 Avril 2012- 20 Avril 2015

Sete you 20 Avril 2012 lè nou te komanse ak premye emission RADYONOU. M sonje nou te komanse ak you Laptop Mac ak you mikro. M sonje tou kout men Herns Pierre-Paul te ba nou pou nou konkretize rev sa. Twazan aprè kote nou ye mezanmi. Gras a Dye nou gen you studio menm jan ak anpil gwo radio, nou sonnen byen menm jan ak anpil gwo teno nan zafè radio. Nou bezwen plis moun pou ki ta ede nou nan zafe emission , men li pa fasil . Ki rev nou ou byen ki pwoje nou genyen pou RADYONOU? An bon ayisyen nou ta renmen mete , chita RADYONOU Ayiti e spesyalman lakay nou Leyogann. Nou swete nan dezan anko swa an 2017 rev saaa ka vinn reyalite malgre Leyogann chaje ak lot RADYO. Men nou menm nou vle you bagay modenn, ou radio ki ta dwe diferan de lot yo. Pandan nap fete 3 zan saa nap remesye kolaboratè imedya nou yo : Roosevelt Pierre ( Peter Andy) ak Eloge Jean –Elie. Nou paka bliye Marc- Elie Adraste vye zanmi nou nan Gragwav ki toujou sipote nou, Pè Claudy Duclervil ki toujou bakup nou, ede nou ak konsey li yo. You gwo kout Ayibobo pou Fersam Allifleur ki toujou ekri teks pou website RADYONOU an malgre li pa gen tan ak travay li. Kelkswa kote ou ye nan mond lan depi ou konn tande RADYONOU pou 5minut pou piti nap ouvri bouch an nou byen gran pou nou di ou mèsi. Mesi pou ekout ou , mèsi pou sipo ou. San ou nou te ka pa wè 20 Avril 2015 sila . Objektif la se pou 2017 pou RADYONOU nan lakou Leyogann , ann ede nou fè rèv sila fè chimen li pandan wap kore nou chak jou , chak minut , chak segond. Mezanmi mèsi , mèsi anpil 

GT , PDG RADYONOU