Ce Samedi 22 Juillet 2017, Yogann Ap Pedale !

Léogâne, commune de la République d’Haïti, réputée pour son passé glorieux, son histoire merveilleuse, son tafia original, ses clubs de football, sa culture, ses sites historico-touristiques et son hospitalité, est située à 33 Kms du Sud de Port-au-Prince. Riche en couleurs et en animations, cette ville souriante, accueillante et très mouvementée ne cesse de susciter l’envie de sa découverte par les passionnés du tourisme et d’excursions. Du Rara, l’une des plus grandes fêtes populaires haïtiennes, elle en est la capitale. Du football, elle en fait une référence. Qui n’a jamais entendu parler des clubs de football Cavaly et Valencia ? Ou de célèbres footballeurs haïtiens comme Pierre Jean Jacques et André Innocent dit Ayile ? Carlo Marcelin en sait quelque chose !

Dans cette commune extraordinaire qui a vu la naissance du seul Roi du Compas Mamba de notre folklore, l’immortel Coupé Cloué ; qui a donné naissance et bercé la diva de la musique créole, la très célèbre Carole Démesmin ; du grand Rodrigue Milien, de l’incomparable Dieudonné Larose, de Samuel Lubin notre fameux King Kessy (de regrettée mémoire), nous vous invitons à venir pédaler avec nous.

Au Royaume de la Reine Anacaona, nous ne vous convions pas au déhanchement. C’est l’été ; nous vous entraînons dans une excursion, une course réputée de cyclisme qui vous mène à la découverte de Léogâne. À l’initiative de Yogann Ap Pedale (YAP), ce Samedi 22 Juillet 2017, les vacanciers de Léogâne et des zones avoisinantes se prendront en chasse dans une véritable journée sportive où la bicyclette sera à l’honneur.

En Haiti, la bicyclette est ce moyen de locomotion vieux de plus de deux siècles. Écologique et très respectueuse de la nature, elle est un moyen de transport très économique pour les marchands ambulants et un bon exécutoire contre les nœuds de circulation particulièrement pour les écoliers.

L’évènement attire déjà des centaines d’internautes sur sa page facebook et motivent de plus en plus d’intéressés.

Vous voulez découvrir Léogâne ? Son paysage ? Ses rivières ? Sa faune ? C’est le moment !

De la Place Sainte-Rose, on longera la Grand’ Rue jusqu’au tronçon de la Route Nationale. On suit la RN2 jusqu’au Carrefour Darbonne, on longe la route de Darbonne en traversant la Route Neuve jusqu’à Darbonne. De là étant, on continue sur la Route de Belle Fortune, on traverse la Rivière Rouyonne, on continue sur les Routes Cabaret Deslandes, Verjot, Citronnier Vert pour finir au domicile de Mme Simone Ovide Duvalier, épouse de François Duvalier.

 Pour participer à ce critérium, aucune exigence d’athlète, pas de vitesse record ni d’endurance limite. Il est requis du participant de se faire accompagner de son vélo, dans la tenue qui lui sied le mieux, débardeur ou maillot, jeans ou shorts, basket ou autres chaussures confortables.

 Yogann ap Pedale est une initiative des Léogânais qui incite les gens à réutiliser la bicyclette comme moyen de transport. En Février 2017, elle a réalisé le plus grand évènement sportif, genre cyclisme amateur, à Léogâne.

 Nous vous souhaitons la bienvenue et bonne participation !!!

 

​​Gérald C. Toussaint

Premiere Edition Yogann Ap pedale

Révolution

Mon coeur, pourtant, continue de réfléchir intensément… Il se palpite au rythme des malversations récurentes et répugnantes de ces incompétents bouchés à l’émeri. J’en ai ras le bol de leur *charognardisme*, leur *gloutonisme*, leur *népotisme* Finalement… Je pense à appeler l’empereur pour m’aider à combattre les nantis qui envahissent notre terre et, nous privent du bonheur qu’il a toujours rêvé. C’est la période la plus cauchemardesque de mon existence, celle de la grande souffrance. La justice populaire qui était en cavale Est réappréhendée et remprisonnée par les “esclaves du Mal et du désespoir.La justice est bafouée par des hommes sans conviction qui acceptent de plier l’échine pour s’asseoir parmi les pachas. A travers mes lunettes dessaliniennes, je regarde mon PEUPLE zombifié et sacrifié, appauvrit par des barbares qui le rongent depuis des lustres.

*Waldeme JOSEPH*

 

Un autre monde

La construction d’un monde plus équitable est la responsabilité de tous et de chacun

A l’heure où l’ordinateur fait à notre place, l’eau est livrée directement dans notre salle de bain, notre cuiseur signale que le repas est prêt, et j’en passe. Plus besoin de se presser de rentrer à la maison pour regarder sa série préférée, le décodeur veillera à nous garder tous les instants bien au chaud en attendant notre prochaine disponibilité.

A l’heure où une partie du monde revendique encore plus de confort, de rapidité et de facilité. On voit bien la profondeur immense de l’insatisfaction de l’homme parce qu’entre temps dans un « autre monde » des gens espère encore voir le jour où le minimum arrivera jusqu’à eux.

A l’heure de la vie 2.0, j’ai été dans ce petit village où le projet dans lequel je bosse avait creusé un forage et était en train de l’équiper d’un système AEP solaire. Ils étaient là tous heureux de pouvoir venir au forage puiser le précieux liquide dans des bidons de 20 litres. Des centaines de récipients alignés attendant leur tour, l’ambiance est chaleureuse. Bien que la barrière de la langue se dresse infranchissable devant moi, les sourires, les regards, les rictus me disent que je suis la bienvenue. Alors que mon gros appareil photo suspendu autour du cou les fascinait, moi j’étais fascinée par tant de joie, m’interrogeant sur les raisons d’autant de jubilation alors que la collecte de l’eau n’est pas encore aussi aisée qu’on le souhaite (borne fontaine prévue dans les villages et pour les ménages qui peuvent se le permettre des robinets directement dans leur concession). En questionnant les femmes présentes grâce à un interprète, j’ai fini par entendre l’impensable « avant il parcourait 15km pour aller puiser l’eau dans une marre ». Et oui, en 2014 ça arrive encore et pleunicher pour des trucs superflus devient tout d’un coup excessivement ridicule. Aujourd’hui, à un an de l’échéance des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), nous nous devons de nous questionner sur la « responsabilité collective » qui a été citée dans la déclaration du millénaire le 8 Septembre 2000. Mais contrairement au texte de base, je ne me limiterai pas uniquement aux leaders du monde parce que cette responsabilité collective nous concerne tous, particulière nous (vous et moi), qui ennuyés dans notre confort, nous nous plaignons à longueur de journée que le monde ne nous offre pas assez, trouvant l’abondance insuffisante.

Il est d’un devoir universel que chacun se pose la question de savoir ce qu’il peut faire pour ceux là notamment les plus vulnérables afin qu’ils puissent au moins avoir, eux aussi, ce que nous pouvons qualifier d’une vie digne. Il est de la responsabilité de chacun de réfléchir un temps soit peu avant de sortir le dernier caprice qui sera à la mode sur un réseau social bien connu et de se demander quel rôle il peut jouer pour garantir un partage plus équitable des ressources mondiales. Car les vulnérables en question ne sont pas négligeables, ce serait offusquant de les négliger. Je conclurai mon édito sur ces 2 chiffres : 1 milliards d’une part et 2.4 milliards.

  • Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à de l’eau salubre.
  • 2.4 milliards de personnes sont privées d’installations sanitaires satisfaisantes 
Fersam Allifleur

Obama commence ses vacances

Le président des Etats-Unis Barack Obama, et sa femme Michelle Obama, s’accordent une semaine de vacances sur l’Ile de Martha’s Vineyard, au large de Cap Cod, dans le Massachussetts jusqu’au 18 août .

M. Obama et son épouse Michelle ont atterri en hélicoptère vers 16H00 (20H00 GMT) sur cette petite île au large de Cap Cod (Massachusetts, nord-est) où ils ont leurs habitudes estivales depuis 2009, selon les journalistes les accompagnant.

Les Obama se sont ensuite rendus ensuite en convoi vers leur maison de location située dans le village de Chilmark (sud-ouest de l’île). Des barrages de police avaient été installés à proximité de la propriété.

M. Obama et sa famille prévoient de rester jusqu’au 18 août à Martha’s Vineyard, l’un des repaires de prédilection des patriciens de la Nouvelle-Angleterre.

M. Obama “se réjouit de se détendre un peu avec sa famille, avec la Première dame, et je suis certain qu’il verra aussi des amis” pendant son séjour, a expliqué samedi son porte-parole Jay Carney aux journalistes dans l’avion présidentiel Air Force One.

M. Carney a révélé que M. Obama était accompagné sur l’île de sa nouvelle conseillère de sécurité nationale Susan Rice et du secrétaire général adjoint de la Maison Blanche, Rob Nabors.

Aucune intervention publique du président n’est prévue pendant ses vacances, a précisé M. Carney. Toutefois, “des événements difficiles à prédire peuvent se produire” aux Etats-Unis et à l’étranger, a remarqué le porte-parole, en soulignant que M. Obama serait informé quotidiennement des grands dossiers, et pourrait au besoin s’adresser aux Américains.

De nombreux dossiers difficiles attendront M. Obama à son retour à Washington, notamment d’énièmes affrontements budgétaires avec les républicains du Congrès qui ont jusqu’ici contré toutes les ambitions législatives du début de son second mandat.

De 2009 à 2011, M. Obama avait passé une dizaine de jours en août à Martha’s Vineyard, consacrant ses journées au golf, à des pique-niques à la plage ou encore des sorties au restaurant. Il avait en revanche fait l’impasse sur ses vacances d’été en 2012, en pleine campagne de réélection.

Obama tempère ses propos sur la Russie, pas de boycott des JO de Sotchi

Le président des Etats-Unis Barack Obama a tempéré devant la presse ses propos sur “l’anti-américanisme” de la Russie mettant en avant la nature “souvent constructive” de ses échanges avec son homologue Vladimir Poutine, excluant tout boycott des jeux Olympiques de Sotchi en 2014.

“Je n’ai pas de mauvais relations personnelles avec Poutine”, a affirmé Obama aux journalistes lors d’une conférence de presse vendredi soir à la Maison Blanche. Tout au contraire: “Nos conversations sont franches, directes, et souvent constructives”.

“Je sais que la presse aime se focaliser sur le langage corporel, et sur cette allure un peu amorphe qu’il a en apparence, comme celle de l’élève qui s’ennuie au fond de la classe. Mais en vérité, nos entretiens sont souvent très productifs”, a déclaré le président.

Moscou et Washington, aux relations encore plus glaciales depuis l’affaire Snowden et l’annulation du sommet entre les deux présidents, sont en désaccord sur bien d’autres sujets comme la Syrie, la non-prolifération nucléaire, le désarmement, l’Afghanistan, l’Iran ou la Corée du Nord, la défense antimissile en Europe ou encore les droits de l’homme.

M. Obama a cependant exclu tout boycott des jeux Olympiques d’hiver de Sotchi, en Russie, en 2014, pour protester contre la récente loi russe controversée punissant tout acte de “propagande” homosexuelle devant les mineurs d’une peine d’amende et de détention allant jusqu’à 15 jours.

“Je ne pense pas qu’il soit approprié de boycotter les jeux olympiques”, a-t-il déclaré. Rappelant que de nombreux athlètes américains s’entrainaient dur pour les JO, il a jugé qu’une telle mesure rappellerait le boycott des Etats-Unis aux jeux Olympiques d’été de Moscou en 1980 dans le sillage de l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique.

Tandis que M. Obama s’adressait à la presse, les secrétaires d’Etat et à la Défense John Kerry et Chuck Hagel et leurs homologues russes Sergueï Lavrov et Sergueï Choïgou s’employait à faire bonne figure vendredi lors d’un face à face “2+2”.

Les quatre ministres ont fait valoir les intérêts communs des deux pays sur la scène internationale plutôt que la longue liste de leurs contentieux et leurs relations glaciales après l’affaire Snowden et le sommet Obama/Poutine annulé. L’événement était prévu début septembre à Moscou, avant le G20 des 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg où le président américain devrait toutefois se rendre.

“L’humeur générale était très positive, ce qui inspire l’optimisme”, a dit M. Lavrov après la réunion “2+2”. “Nous ne devrions pas voir la moindre aggravation”, a assuré le Russe, parlant d’une “relation normale” entre les deux puissances.

“Il est clair que l’on ne peut pas s’attendre à une Guerre froide”, a-t-il dit à la presse, affirmant que le “dossier Snowden n’affecte pas les grandes lignes de la relation” entre les deux super-puissances.

Son homologue John Kerry a aussi mis en avant une “relation très importante et marquée à la fois par des intérêts partagés et parfois par des intérêts conflictuels”.

“Nous savons tous les deux que la diplomatie est comme le hockey sur glace et entraîne parfois des collisions”, a déclaré Kerry, réaffirmant sa volonté de travailler avec la Russie sur la Syrie, en particulier pour d’organiser une conférence de paix à Genève.

“Sergueï et moi ne sommes pas toujours entièrement d’accord sur la responsabilité de l’effusion de sang ou sur les moyens de progresser”, mais “nous deux et nos deux pays s’accordent à dire que pour éviter l’effondrement institutionnel et la descente dans le chaos, la réponse ultime est une solution politique négociée”, a ajouté Kerry.

Lavrov a convenu de la nécessité d’un processus de paix, mais a rappelé que la priorité devrait être de “combattre les terroristes”, terme utilisé par Damas et Moscou pour les rebelles syriens.

Obama veut faire une “pause” dans ses relations avec Moscou

WASHINGTON (Reuters) – Barack Obama a démenti vendredi avoir de mauvaises relations avec Vladimir Poutine tout en annonçant vouloir une “pause” dans les relations entre les Etats-Unis et la Russie.

Les relations entre les deux puissances connaissent un état de tension rarement atteint depuis la fin de la Guerre froide. Le président américain vient d’annuler un sommet bilatéral prévu à Moscou avant le G20 de Saint-Pétersbourg en septembre pour protester contre la décision russe d’accorder l’asile à Edward Snowden. Ce dernier, ancien analyste de la NSA, a révélé l’ampleur des programmes d’espionnage américains dans le monde.

Un télégramme de bon rétablissement adressé il y a deux jours par Vladimir Poutine à l’ancien président américain George W. Bush a été considéré par certains observateurs au Kremlin comme l’envoi d’un message implicite de Poutine à Obama.

Vendredi, lors d’une conférence de presse avant son départ en vacances, Barack Obama a déclaré que les Etats-Unis allaient “faire une pause, réévaluer la direction que prend la Russie” et calibrer la relation entre les deux pays pour tenir compte des domaines où il peut y avoir accord et reconnaître les points de désaccord.

“Franchement, la Russie n’a pas bougé sur toute une série de questions où nous pensions que des progrès étaient possibles”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse.

Barack Obama a concédé que les relations américano-russes avaient toujours été empreintes d'”une certaine tension” depuis l’implosion de l’Union soviétique, jugeant aussi que beaucoup de progrès avaient été réalisés avec Moscou au moment lorsque Dmitri Medvedev occupait le Kremlin.

Il a ajouté ne pas avoir de mauvaises relations personnelles avec Vladimir Poutine. Une rencontre entre les deux chefs d’Etat en Irlande du Nord au mois de juin n’a pas semblé particulièrement amène d’après les photos prises à ce moment-là. Les deux hommes donnent l’impression que chacun aurait souhaité être ailleurs.

“Je sais que la presse adore insister sur le langage corporel, a déclaré Barack Obama, et il (Poutine) a cet aspect avachi qui le fait ressembler à un gosse qui s’ennuie au fond de la classe. Mais la vérité est que lorsque nous parlons ensemble, c’est souvent très productif.”

ATHLÈTES GAYS ET LESBIENS EN OR

Les sujets de différends entre les deux puissances se sont accumulés ces derniers temps. Outre le cas Snowden, les Etats-Unis déplorent le soutien de la Russie au président syrien Bachar al Assad dans la guerre civile qui déchire le pays depuis plus de deux ans.

Moscou n’a pas fait connaître sa réaction immédiate après le portrait de Vladimir Poutine dressé par Barack Obama. Mais lors d’une conférence de presse à Washington après les discussions à “deux plus deux” entre les ministres des Affaires étrangères et de la Défense russe et américain, la partie russe a insisté sur le caractère très positif de ces réunions.

“Nous n’avons pas de Guerre froide. Au contraire, nous avons des relations étroites”, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. “Edward Snowden n’a pas assombri nos discussions.”

Barack Obama a tout de même résolu une question qui faisait débat aux Etats-Unis. Il a dit que les athlètes américains participeraient bien aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi dans le Caucase russe malgré certaines mesures anti-gay récemment adoptées en Russie.

“Je ne pense pas qu’il serait approprié de boycotter les JO”, a dit le chef de la Maison blanche en suggérant que la meilleure façon de lutter contre ces lois serait d’excellentes performances de la part d’athlètes homosexuels sur les bords de la mer Noire.

“Ce que j’aimerais bien, c’est que des athlètes gays et lesbiennes reviennent avec des médailles en or, en argent ou en bronze”, a-t-il confié. “Et si la Russie n’a pas d’athlètes gays ou lesbiens, et bien cela affaiblira sans doute ses équipes.”

Jean-Loup Fiévet et Danielle Rouquié pour le service français

Le rétablissement de Chavez s’annonce “complexe”, selon Caracas

CARACAS (Reuters) – Hugo Chavez se trouve dans un état “complexe” et devrait connaître un rétablissement difficile après l’opération subie à Cuba en raison d’une récidive de son cancer, a déclaré mercredi le vice-président vénézuélien Nicolas Maduro, en lançant un appel à l’unité du pays.

Dans une allocution télévisée, le vice-président, le visage grave, a exhorté ses compatriotes à s’unir par la prière avec le chef de l’Etat, âgé de 58 ans, et à garder espoir.

“L’opération d’hier a été complexe, difficile et délicate et le processus post-opératoire sera aussi complexe et difficile”, a déclaré Nicolas Maduro, qu’Hugo Chavez a publiquement désigné samedi comme son successeur préféré si jamais il venait à ne plus être en mesure d’assumer ses fonctions.

Flanqué des ministres revenus de Cuba la nuit précédente après avoir accompagné Hugo Chavez sur place, Nicolas Maduro n’a fourni aucune précision d’ordre médical sur l’état du président.

Il a toutefois évoqué des temps “difficiles” à venir.

Le gouvernement semble d’ailleurs préparer avec prudence la population vénézuélienne au pire.

Dans un communiqué, le ministre de l’Information invite ses compatriotes à croire en un retour d’Hugo Chavez au Venezuela.

“Si ce n’est pas le cas, notre peuple doit être prêt à le comprendre. Il serait irresponsable d’occulter le caractère délicat du moment présent et des jours à venir”, écrit Ernesto Villegas.

Des partisans d’Hugo Chavez participent à des veillées de prières à travers le pays tandis que l’opposition au dirigeant socialiste lui a adressé des voeux de bon rétablissement.

Le président équatorien Rafael Correa a pour sa part affirmé que son homologue vénézuélien allait “bien même si l’opération a été compliquée”.

L’intervention subie mardi par Hugo Chavez est la quatrième en dix-huit mois pour un cancer récurrent dans la région pelvienne et elle pose à nouveau la question de la capacité du chef de l’Etat, tout juste réélu en octobre pour un mandat de six ans, à assumer un pouvoir qu’il occupe depuis 14 ans.

Le gouvernement vénézuélien a assuré mardi soir que l’opération de six heures s’était achevée “correctement par un succès”.

ÉLECTIONS RÉGIONALES

L’absence de détails précis laisse toutefois les Vénézuéliens dans l’incertitude et l’opposition a dénoncé un manque de transparence.

La perplexité est aussi de mise dans l’ensemble de l’Amérique latine, où les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes du monde, ont permis à Hugo Chavez de soutenir les alliés de sa “révolution bolivarienne”.

Le régime communiste cubain en particulier dépend fortement des plus de 100.000 barils de pétrole que lui fournit chaque jour le Venezuela.

La situation est aussi observée avec attention à Washington après 14 années d’hostilité entre les Etats-Unis et le Venezuela.

Hugo Chavez espère être revenu dans son pays pour le début officiel de son nouveau mandat le 10 janvier mais les autorités n’ont avancé aucune date pour son éventuel retour à Caracas.

En attendant, Nicolas Maduro, qui est aussi ministre des Affaires étrangères, assume la direction du pays à titre intérimaire.

Cette récidive de cancer renforce les enjeux des élections régionales prévues dimanche, au cours desquelles les partis politiques vont tenter de mesurer leurs forces.

Le scrutin sera particulièrement observé dans la province de Miranda, où l’opposant Henrique Capriles, battu par Hugo Chavez à la présidentielle d’octobre, va tenter de conserver son poste de gouverneur.

Les sondages prédisent un scrutin serré face à l’ancien vice-président Elias Jaua.

Henrique Capriles doit absolument l’emporter s’il souhaite conserver sa stature de candidat naturel de l’opposition à une éventuelle élection présidentielle anticipée que rendrait nécessaire l’état de santé d’Hugo Chavez.

Avec Marianna Parraga, Eyanir Chinea, Mario Naranjo et Efrain Otero, Pascal Liétout et Bertrand Boucey pour le service français

Catts Pressoir avait soif de la rentrée

Valéry DAUDIER vdaudier@lenouvelliste.com

Le collège Catts Pressoir a eu une rentrée scolaire bien particulière. Pour la première fois, des élèves de 11 à 13 ans, musiciens de la fanfare du collège, ont exécuté l’hymne national et celui du collège pour le bonheur des centaines de parents présents. Les responsables en ont profité pour inaugurer un nouveau pavillon dont l’électrification a été réalisée par des élèves de la classe terminale.

Les élèves du collège Catts Pressoir ont répondu en grand nombre à l’appel dès la première journée de la rentrée des classes, le 1er octobre 2012. Visiblement, les écoliers attendaient impatiemment ce retour à l’école qui devait avoir lieu le 3 septembre dernier, mais qui avait été reporté. Le directeur de l’école, Guy Etienne, est catégorique. Il n’a pas apprécié la décision du gouvernement de réduire le nombre de jours de classe.

« Depuis les quatre dernières années, la rentrée des classes est retardée pour des raisons purement politiques. La formation des jeunes semble être prise en otage pour satisfaire des intérêts personnels », a déclaré M. Etienne, soulignant que la réduction du nombre de jours de classe « éloigne notre pays de la compétitivité internationale ».

« Tout semble se liguer pour faire comprendre à nos enfants que leur formation n’a aucune valeur dans la construction de leur avenir. Il est  tout à fait compréhensible, mais non admissible que notre pays, si riche en potentiel de toute sorte, sombre encore dans un sous-développement qui, semble-t-il, fait le bonheur de certains », a ajouté l’éducateur.

L’année dernière, a-t-il fait remarquer, l’école avait eu l’autorisation de fonctionner en septembre. « Mais, cette année, malgré toutes nos démarches, les responsables ont systématiquement refusé que les écoles haïtiennes ouvrent leurs portes, et…sans aucune explication », regrette Guy Etienne, qui a voulu quand même rassurer les centaines de parents présents d’une formation toujours de qualité pour leurs enfants.

« L’expérience a montré que nous sommes toujours prêts, quelle que soit la date de réouverture officielle des classes, à offrir le minimum à nos élèves ; en même temps, nous ne sommes jamais prêts vu que nous rêvons toujours d’offrir le maximum à nos enfants », a fait savoir le directeur du collège Catts Pressoir.

« Nous avons développé des stratégies qui nous permettront de respecter nos engagements envers les parents et les élèves, et particulièrement, de couvrir les programmes de cours prévus pour l’année », a-t-il assuré au cours de cette cérémonie.

Nouveau pavillon, meilleur confort

Pour la nouvelle année scolaire, les élèves ont été à nouveau mis en garde. Et pour combler le retard, les élèves des classes d’examens (6e année, 9e année, première et terminale) ne chômeront pas les samedis. Ils auront des tests « en vue de permettre aux enseignants concernés d’utiliser les heures de contrôle en salle de classe pour avancer avec des programmes en application ».

« La discipline est le facteur indispensable à tout succès », a rappelé Guy Etienne, qui ne pouvait pas cacher sa satisfaction en inaugurant un nouveau pavillon de la section primaire de l’école qui a été endommagée par le tremblement de terre. « Nous [Guy et son épouse] avons dû hypothéquer notre maison pour construire ce bâtiment », a confié l’éducateur.

« Aujourd’hui, c’est avec fierté que nous vous annonçons que l’électrification de ce nouveau pavillon a été réalisée par des élèves de la classe terminale », s’est réjoui le directeur de l’école, qui a remis des certificats aux trois jeunes électriciens pour leur travail.

Voir des écoliers âgés entre 11 et 13 ans en train d’exécuter l’hymne national ainsi que celui du collège a été sans nul doute l’un des moments les plus forts de la matinée du lundi 1er octobre 2012. « On a voulu organiser une rentrée grandiose en réaction à ce mois de retard, et faire comprendre aussi aux élèves la valeur de l’école, que c’est un endroit agréable à vivre », a soutenu Guy Etienne, heureux de faire des rêves toujours « lucides ».

Credit: le Nouvelliste

Vidéo- Samuel Lee Jackson secoue les électeurs américains

Fidèle soutien de Barack Obama, Samuel L. Jackson scande «Wake the fuck up!», littéralement «Bougez-vous les fesses» pour rester poli, aux Américains pour qu’ils se déplacent aux urnes le 6 novembre prochain et fassent réélire le président sortant.

L’acteur fétiche de Quentin Tarantino Samuel L. Jackson, a bien compris que le deuxième adversaire de Barack Obama, après Mitt Romney, le candidat Républicain, sera le taux d’abstention, important, qui sévit depuis longtemps aux Etats-Unis. Pour rappel, seulement 60,8% des électeurs potentiels s’étaient déplacés jusqu’aux urnes aux élections présidentielles de 2008. Le bad boy du grand écran a donc décidé d’employer les grands moyens et vient de publier sur la toile une vidéo de plus de 3 minutes dans laquelle il incite tous les électeurs à se bouger le 6 novembre pour ne pas laisser Mitt Romney l’emporter.


 

Dans la vidéo mise en scène dans un esprit conte de fées, l’acteur vient au secours de Little Suzy, une petite fille qui, effrayée à l’idée que Mitt Romney l’emporte aux élections présidentielles, ne parvient pas à trouver le sommeil. Tour à tour, elle vient trouver ses parents, ses frère et sœur et ses grand-parents pour tenter de les convaincre de s’intéresser à la campagne présidentielle. Peine perdue: face à ses parents fatigués et avachis sur le canapé devant la télévision, son frère et sa sœur qui ont tous les deux mieux à faire, et ses grand-parents sur le point de s’octroyer un bon moment, elle n’obtient aucun réconfort.


 

«Wake the fuck up!», martèle alors énergiquement Samuel L. Jackson, bien décidé à motiver tous les membres de la famille, sans exception. «Désolé, mes amis, mais on n’a pas le temps de s’endormir/ Un millionnaire intouchable vient de déclarer la guerre. (…) Sur l’école, l’environnement, les syndicats, un salaire équitable, on se retrouvera tout seul si Romney réussit, et il est contre la protection sociale: si vous tombez, pas de chance. Donc je vous conseille vivement de vous bouger les fesses», adjoint-il aux parents, son béret habituel collé au front. «Ecoute ta petite sœur, bouge-toi les fesses!» puis, aux grand-parents: «Non, ça ne peut pas attendre! Vous êtes concernés. Romney et Ryan (son colistier) vous sucreront Medicare!» (programme de couverture maladie incluant les plus âgés).


 

Alors, que faire pour calmer enfin la colère de Samuel L. Jackson? «Mais p….., dites non!», s’exclame l’acteur, effaré par tant de désintérêt et de nonchalance, en fin de vidéo. Et il ne semble plus vraiment loin d’aller réveiller un à un tous ses compatriotes dans la rue, s’il le faut… Amis américains, vous voilà prévenus.

L’avance d’Obama sur Romney se réduit à cinq points

WASHINGTON (Reuters) – L’avance de Barack Obama sur Mitt Romney s’est réduite à cinq points dans les intentions de vote pour l’élection présidentielle du 6 novembre aux Etats-Unis, montre vendredi le sondage quotidien Reuters/Ipsos.

A l’approche du premier débat entre les deux candidats mercredi à Denver, le président démocrate recueille 47% d’intentions de vote parmi les électeurs probables, contre 42% pour son rival républicain.

La veille, l’avantage de Barack Obama était de sept points (49% contre 42%).

“Je ne pense pas que ce soit un gros souci pour Obama, mais cela va dans le sens de ce que nous ne cessons de répéter: cela va être un scrutin serré”, a commenté Julia Clark, de l’institut Ipsos.

John Whitesides, Bertrand Boucey pour le service français