Michelle Obama bat le rappel pour son mari

CHARLOTTE, Caroline du Nord (Reuters) – Michelle Obama a reconnu mardi que le changement promis par son mari il y a quatre ans avait mis du temps à se concrétiser mais elle a exhorté les Américains à accorder au chef de la Maison blanche un nouveau mandat pour relancer l’économie américaine.

“Il me rappelle que nous sommes engagés dans une course de longue haleine et que le changement est difficile, que le changement est lent et qu’il n’arrive jamais immédiatement”, a déclaré la Première dame des Etats-Unis devant la convention démocrate à Charlotte, en Caroline du Nord. “Mais nous y arriverons, nous y arrivons toujours.”

La populaire épouse de Barack Obama était la principale oratrice de cette première journée de la convention démocrate, dont le point d’orgue sera jeudi le discours du président sortant.

Barack Obama espère que ce grand rassemblement démocrate en Caroline du Nord lui permettra de réveiller la ferveur qui avait marqué sa campagne victorieuse de 2008 malgré la persistance des difficultés économiques aux Etats-Unis, avec notamment un taux de chômage à 8,3%.

Cette première journée a permis aux démocrates de mettre en scène leur avantage sur les républicains auprès de différentes parties de l’électorat jugées cruciales pour l’issue du scrutin présidentiel du 6 novembre: les femmes, les Hispaniques et les Afro-Américains.

Tous les intervenants ont pris pour cible Mitt Romney. Michelle Obama elle-même a paru décocher, sans toutefois le nommer, des petites piques au candidat républicain, notamment sur son patrimoine.

“Pour Barack, le succès n’est pas ce que vous gagnez, mais la différence que vous faites dans la vie des gens”, a-t-elle dit.

La First Lady s’exprimait une semaine après la femme de Mitt Romney, Ann, qui a tenté lors de la convention républicaine de dévoiler une facette plus humaine de son mari, décrit par ses détracteurs comme un multimillionnaire déconnecté des réalités ().

SOIRÉE DES FEMMES

L’un des intervenants les plus offensifs envers Mitt Romney a été Harry Reid. Le chef de file de la majorité démocrate au Sénat a une nouvelle fois reproché au candidat républicain son refus de publier davantage de déclarations de patrimoine.

“Mitt Romney dit que nous devons le croire sur parole quand il dit qu’il a payé sa juste part? Sa parole? La confiance naît de la transparence et Mitt Romney n’est pas à la hauteur sur ces deux plans”, a lancé Harry Reid.

La soirée a été en grande partie consacrée aux femmes, un électorat largement favorable aux démocrates, d’autant plus après les propos du républicain Todd Akin au sujet du “viol véritable”.

Le camp républicain a riposté en accusant les démocrates de mettre en avant ces thèmes de société afin de détourner l’attention de la situation économique.

“Lors de la première soirée de la convention du président Obama, pas un seul intervenant n’a prononcé les mots: ‘la situation des Américains est meilleure qu’il y a quatre ans'”, a dit Andrea Saul, porte-parole de Mitt Romney.

Les démocrates se sont pourtant employés mardi à défendre le bilan du président sortant, marqué notamment par la mort d’Oussama ben Laden ou encore le sauvetage de l’industrie automobile. La tâche est en particulier revenue à l’une des étoiles montantes du parti, Julian Castro, maire de San Antonio.

“Il y a quatre ans, l’Amérique était au bord de la crise”, a dit Julian Castro. “Malgré des écueils incroyables et une opposition républicaine unie, notre président a agi. Et aujourd’hui, nous avons assisté à la création de 4,5 millions d’emplois.”

Alors que dans le camp démocrate les inquiétudes grandissent face à ce qui s’annonce comme un scrutin serré entre Mitt Romney et le chef de la Maison blanche, Michelle Obama a exhorté les militants à se rassembler derrière son mari.

“Nous devons travailler comme jamais auparavant et nous devons une fois encore nous rassembler et nous dresser pour l’homme en lequel nous pouvons croire pour faire avancer ce pays, mon mari, notre président, Barack Obama”, a-t-elle déclaré.

La vedette de la journée de mercredi à Charlotte sera l’ancien président Bill Clinton, incarnation de la vigueur économique des années 1990.

Marine Pennetier et Bertrand Boucey pour le service français

Bill Clinton prend la défense de Barack Obama à Charlotte

CHARLOTTE, Caroline du Nord (Reuters) – L’ancien président américain Bill Clinton a prononcé mercredi soir un vibrant plaidoyer en faveur de Barack Obama et s’est livré à une attaque en règle du candidat républicain Mitt Romney lors d’un discours qui a galvanisé la convention démocrate.

L’intervention de Bill Clinton, qui incarne la vigueur économique des années 1990, était l’un des temps forts de la deuxième soirée de la convention qui se tient à Charlotte (Caroline du Nord) jusqu’à jeudi.

Barack Obama, qui doit prononcer jeudi soir le discours de clôture, a été officiellement investi en fin de soirée par le parti démocrate pour l’élection présidentielle du 6 novembre.

Près de douze ans après avoir quitté le pouvoir, Bill Clinton a montré qu’il n’avait rien perdu de sa verve devant les 6.000 délégués démocrates réunis dans le Time Warner Cable Arena.

Barack Obama ne peut pas être tenu responsable de la situation économique dont il a hérité à son arrivée à la Maison blanche en 2009, a-t-il martelé.

“Ecoutez-moi maintenant”, a déclaré Bill Clinton, à la tête de la Maison blanche entre 1993 et 2001. “Aucun président, ni moi ni aucun de mes prédécesseurs n’aurait pu réparer complètement en seulement quatre ans les dégâts qu’il a trouvés” à son arrivée.

L’ancien président américain a souligné l’importance de la réélection de Barack Obama dont le maintien au pouvoir est selon lui crucial pour l’économie américaine.

Si les Américains “renouvellent le contrat du président, vous allez le sentir”, a dit Bill Clinton qui a été chaudement applaudi par les milliers de militants démocrates.

“Le fait que le peuple américain croit ou non ce que je viens juste de dire pourrait faire l’élection. Je veux juste que vous sachiez que j’y crois. J’y crois de tout mon coeur”, a-t-il conclu avant d’être rejoint sur scène par le président américain.

POINT PAR POINT

Une semaine après la convention républicaine à Tampa en Floride, Bill Clinton avait un peu plus tôt rejeté point par point les arguments et les critiques du clan républicain sur la gestion économique d’Obama.

“A Tampa, l’argument républicain contre la réélection du président était assez simple : nous lui avons laissé un désordre total, il n’a pas fini de tout nettoyer, donc virez-le et remettez-nous à sa place”, a-t-il dit.

“Je préfère l’argument pour la réélection du président Obama. Il a hérité d’une économie profondément dégradée, interrompu sa chute, commencé la longue route vers le redressement et jeté les bases d’une économie plus moderne, plus équilibrée qui produira des millions de nouveaux emplois, de nouvelles entreprises dynamiques et de nombreuses nouvelles richesses pour les innovateurs”, a-t-il ajouté.

Les électeurs américains ont le choix entre Barack Obama et son vice-président Joe Biden, et une approche économique républicaine qui comprend plus de réductions d’impôts pour les plus riches, a résumé l’ancien chef d’Etat âgé de 66 ans.

Marine Pennetier pour le service français

Bill Clinton, grand maître et enchanteur

LE 6 SEPTEMBRE 2012 9H24 | PAR 
PHILIPPE COSTE

Pour ce bonheur là, la foule s’entassait déjà trois heures avant dans les coursives de la Time Warner Arena de Charlotte, tandis que les pompiers bloquaient un moment l’entrée principale, de crainte que la marée du public ne compromette la sécurité des gradins. Nostalgie des années fastes et de cette voix de confident savamment éraillée par l’expérience… Fascination pour le dernier grand conteur d’histoire de la nomenklatura démocrate.

Bill, aminci depuis son triple pontage,  toison blanche de notable, peut encore,  tout statufié qu’il est,  poser depuis la tribune sa grosse patte chaleureuse dans le dos de chacun de ses millions d’admirateurs, et d’autant d’électeurs angoissés par l’issue de novembre, pour rassurer, réchauffer, revigorer; pour décrypter la stratégie ennemie, accomplir enfin ce qu’aucun lieutenant d’Obama, pas même le Président lui-même, n’a encore réussi : expliquer, lancer l’offensive des résultats et des données chiffrées, égrainer en pédagogue roué les réponses au feu nourri des accusations républicaines.   »Il est le seul à pouvoir rendre la substance exaltante » confirme Paul Begala, l’un des stratèges des élections de 1992.

Et certes :  Le chômage, décrit par Romney comme la faute de démocrates ignares ou hostiles au business ? Clinton rappelle que depuis 1961, deux fois plus d’emplois (42 millions) ont été créés sous les présidences démocrates que durant celles de républicains. Obama, en quatre ans, a vu, effectivement, l’économie générer 4,5 millions de nouvelles embauches. Le projet fiscal ? Le tuteur en chef s’en tient à « l’arithmétique », confirmée par les experts de Businessweek : Les 5 000 milliards de dégrèvements fiscaux pour les plus hauts revenus promis par le candidat républicains ne peuvent être compensés par la suppression de niches fiscales sans résulter par une augmentation des impôts de l’Américain moyen.

Clinton passe en revue les doubles jeux et les incantations de Romney, les menaces pour l’assurance santé des personnes agées, et la couverture des plus faibles et des handicapés., et les acquis évidents, comme la couverture de millions de jeunes par l’assurance de leurs parents. Un démocrate convainc enfin, martèle le bon droit et les vérités d’un électorat longtemps sur la défensive. Le miracle se produit.

Mais pour amener sur scène l’enchanteur, Obama a du lui offrir ce qu’il n’avait pas même concédé à sa femme Michelle mardi soir : Le président vient à sa rencontre à la fin du discours, et leur accolade scelle une réconciliation propice au ralliement des électeurs indépendants en novembre.

A entendre Clinton décrire Obama « comme « cool » au dehors, mais enflammé pour l’Amérique à l’intérieur », à voir l’un l’ égo le plus radiant de l’histoire politique reconnaître « qu’aucun président, pas même moi, n’aurait pu réparer une économie aussi dégradée en si peu de temps », on ne peut qu’admirer le chemin parcouru depuis 2008 par les deux ennemis d’hier.

Depuis ses débuts en politique, dans les années 90, Barack Obama n’avait cessé de critiquer les compromis de Clinton avec les républicains sur la question de l’assistance sociale. Sa rancœur s’expliquait aussi par le soutien de Bill, en 2000, à son adversaire démocrate lors des primaires pour les élections locales du South Side de Chicago. L’ex président, pour sa part, avait réagi avec fureur aux attaques du jeune sénateur d’Illinois contre Hillary lors des primaires de 2008. Mais ce Président a embauché des anciens de son administration, et même sa femme comme secrétaire d’Etat, dès son entrée en fonction. Et mieux, il a prêté allégeance, invitant en septembre 2011 celui qu’il décrivait comme un démocrate de droite, à lui prodiguer ses conseils lors d’une partie de golf  près de la base aérienne d’Andrews.

Bill a depuis participé à près d’une dizaine de galas de levée de fonds pour Obama, accepté d’accoler sa marque infaillible et sa popularité incomparable à celle d’un Président menacé. Espère t-il ainsi, damer le chemin pour une élection d’Hillary Clinton en 2016 ? Son message, ce soir était, en tout cas, simple, fut-il paternel et un rien impérieux : « Je veux que Barack Obama soit le prochain président des Etats-Unis »

Une élue d’origine haïtienne vedette de la convention républicaine

L’élue américaine d’origine haïtienne Ludmya Bourdeau Love, dit Mia Love, sera l’une des oratrices vedettes de la convention républicaine en Floride. Elle prendra la parole en prime time au 2e jour du congrès, qui s’ouvrira ce mardi, juste avant le conférencier d’honneur, le gouverneur Chris Christie.

Ludmya Bourdeau Love,  peut devenir la première femme noire à représenter le Parti républicain au Congrès. Actuel maire de Saratoga Springs, elle affrontera dans les élections de novembre prochain, le démocrate Jim Matheson pour le poste de représentant du district d’Utah au Congrès.

Pour l’instant, selon la presse américaine, les deux candidats sont à égalité dans les sondages. Certains analystes estiment, cependant, que la candidate républicaine à la possibilité de devancer son rival à la suite du congrès du Parti républicain cette semaine.  Le fait que la candidate est nominée pour prendre la parole au plus important rassemblement de son parti est la preuve qu’elle gagne du terrain. Certains analystes, rapporte la presse internationale, font le parallèle entre son discours  et celui de Barack Obama au congrès des Démocrates à Boston en 2004.

Déjà, l’étoile montante du Parti républicain a reçu le support d’éminentes personnalités, dont Mitt Romney, le candidat républicain à la Maison-Blanche,  son épouse Ann, Condoleezza Rice, l’ancienne secrétaire d’Etat américaine, John Boehner, le président de la Chambre des représentants et le sénateur John McCain, ancien candidat dudit parti à la Maison-Blanche.

Mia Love est née à New York, Brooklyn, en 1975 de parents haïtiens ayant immigré aux Etats-Unis en 1973. Diplômée en Beaux-Arts de l’Université Hartford, elle a travaillé au Sento Corporation, à la Société Ecopass et comme hôtesse de l’air à Continental Airlines. Mariée avec Jason Love, Mia Love est mère de trois enfants.

PJ
 
 
Credit : Le Nouvelliste

La tempête Isaac atteint Haïti et menace la Floride

La tempête tropicale Isaac est arrivée samedi matin sur la côte sud d’Haïti. «Elle vient juste de toucher terre à l’ouest de Port-au-Prince» indique Jessica Schauer, porte-parole du Centre américain de surveillance des ouragans (NHC). La tempête se déplace accompagnée de fortes bourrasques de vent d’environ 110 kilomètres/heure, les rafales gagnant en puissance au moment de leur entrée dans les terres.

Les premières pluies ont commencé à toucher le sud d’Haïti où les villes des Cayes et de Jacmel ont été en proie dès vendredi en fin d’après-midi à de fortes averses. Une alerte rouge à l’ouragan a été émise sur Haïti, et une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque. Un renforcement majeur n’est pas exclu par le NHC qui estime que la phénomène pourrait prendre de l’envergure. Les fortes précipitations pourraient aussi provoquer des inondations et des glissements de terrain.

En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250 000 morts en 2010 est loin d’être achevée, et environ 400 000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés. Le chef de l’Etat Michel Martelly s’est adressé vendredi aux Haïtiens, les appelant à bien observer les mesures de précaution. Il a également annulé un voyage officiel au Japon, déclarant : «dans ces moments difficiles, ma place est à vos côtés»

Des mesures préventives de la République Dominicaine aux Etats-Unis

«Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l’ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse», a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1 250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps, et donc «les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays» a estimé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l’association humanitaire World Vision Haïti. «Sans un système d’égouts et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou et une contamination de l’eau» a-t-il souligné.

Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l’est, dont celles de Santiago et de Guantanamo, ont fait l’objet de mesures préventives, comme l’envoi d’équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l’accueil de populations sinistrées. Dans le golfe du Mexique, plusieurs compagnies pétrolières ont aussi commencé par précaution à évacuer du personnel de leurs plate-formes.

Sur les bases américaines de Floride, le Pentagone a déplacé ses avions vers le Texas et Porto Rico. Isaac pourrait en effet toucher les Etats-Unis la semaine prochaine, et venir perturber la convention républicaine organisée au bord de l’eau, à Tampa, en Floride. Le vice-président des Etats-Unis, le démocrate Joe Biden a pour sa part renoncé à se rendre à Tampa, lundi, où il prévoyait d’y mener campagne pour son parti.

 

 

Haïti subit le choc de la tempête Isaac

Si la tempête ne s’est pas, à l’heure qu’il est, transformée en ouragan, les fortes précipitations attendues pourraient provoquer inondations et glissements de terrain. Avec de grands risques pour les centaines de milliers de personnes qui vivent encore de manière précaire depuis le séisme de 2010.

La tempête tropicale Isaac s’est renforcée au cours des dernières heures, alors qu’elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti. Même si elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine, les risques sont grands pour ce pays pauvre et déboisé, régulièrement frappé par des inondations et des coulées de boue, dans lequel les conséquences du séisme de 2010 sont encore visibles et où de nombreux habitants vivent toujours dans des conditions précaires : ils seraient aujourd’hui 350.000 à vivre encore dans des camps de toile. En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon. “Je sais vos inquiétudes”, a-t-il dit dans une adresse à la nation. “Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés”. Il a également appelé la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile.
 
La tempête se déplace vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu’à un demi-mètre de pluie en certains endroits d’Haïti. Elle menace aussi la République dominicaine voisine. Au-delà, les météorologues s’attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d’atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l’Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans. Mais sa trajectoire erratique rend les prévisions difficiles. Il est tout aussi difficile de savoir si elle se renforcera encore avant de toucher les Etats-Unis.
 
Par précaution, plusieurs groupes pétroliers ont commencé dès vendredi à évacuer du personnel de leurs plateformes dans le golfe du Mexique. Prudent lui aussi, le vice-président des Etats-Unis Joe Biden a renoncé à se rendre lundi à Tampa, pour ne pas interférer avec l’éventuelle mobilisation des forces de l’ordre face à l’approche de la tempête qui menace la Floride. Le voyage de Joe Biden en Floride était censé coïncider avec l’ouverture lundi à Tampa de la convention nationale du parti républicain, qui intronisera formellement Mitt Romney comme candidat pour tenter de ravir la Maison Blanche le 6 novembre au président Barack Obama. Le  vice-président américain avait aussi prévu de faire campagne mardi en Floride, un Etat-clé en vue de la consultation de novembre. Cette partie de son programme reste tributaire de la situation météorologique, selon l’équipe démocrate.

La tempête Isaac menace Haïti

La tempête tropicale pourrait se transformer en ouragan en s’approchant d’Haïti qui peine toujours à se reconstruire après le séisme de 2010.

Haïti se préparait vendredi 24 août à l’arrivée de la tempête tropicale Isaac qui pourrait se transformer en ouragan, le gouvernement appelant la population à observer les règles de précaution dans ce pays où les stigmates du séisme meurtrier de 2010 sont toujours visibles.

La tempêche “Isaac s’est calmée temporairement mais devrait quand même toucher Haïti dans la soirée” et se rapprocher ou même passer au sud-est de Cuba samedi, a annoncé le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC) basé à Miami (Floride, sud-est) dans son dernier bulletin de 00h00 GMT. Selon lui, des vents de 100 km/h ont été mesurés alors que la tempête se déplace à une vitesse de 17 km/h vers le nord-ouest.

Pour l’heure, le centre américain a émis une alerte rouge à l’ouragan uniquement sur Haïti, tandis qu’une alerte à la tempête tropicale est maintenue en République dominicaine, à Cuba, aux Bahamas et en Jamaïque.

Bien que le comportement de la tempête ait été erratique, et que plusieurs météorologistes aient estimé qu’elle ne devrait pas se transformer en phénomène de grande envergure, le NHC a indiqué qu’un renforcement majeur restait possible. Les fortes précipitations attendues pourraient provoquer des inondations et des glissements de terrain.

Populations à risque

En Haïti, la reconstruction du pays après le séisme qui a fait plus de 250.000 morts en 2010 est loin d’être achevée, et environ 400.000 personnes vivent encore dans des camps de déplacés.

Le chef de l’Etat Michel Martelly s’est adressé vendredi aux Haïtiens, les assurant de sa protection et appelant la population à bien observer les mesures de précaution édictées par les responsables de la protection civile. Il a également annulé un voyage officiel au Japon. “Dans ces moments difficiles ma place est à vos côtés”, a-t-il dit.

Les premières pluies ont commencé à toucher le sud du pays où les villes des Cayes et de Jacmel enregistraient vendredi en fin d’après-midi de fortes averses.

“Tout le gouvernement est mobilisé, ainsi que les forces de l’ordre pour évaluer la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires internationaux pour coordonner les actions de réponse”, a annoncé le Premier ministre Laurent Lamothe, précisant que 1.250 abris étaient disponibles pour accueillir les déplacés. Les comités régionaux de la protection civile ont aussi été mobilisés pour venir en aide aux populations à risque, notamment aux gens qui vivent dans les camps.

Ces personnes “seraient les plus exposées si la tempête venait à frapper le pays”, a signalé Jean-Claude Mukadi, directeur national de l’association humanitaire World Vision Haïti. “Sans un système d’égoût et de logement stables, les fortes pluies et les vents forts peuvent créer des problèmes bien plus importants tels que des maladies ou une contamination de l’eau”, a-t-il ajouté.

Plate-formes pétrolières évacuées

En République dominicaine voisine, le gouvernement a maintenu l’alerte rouge dans 22 de ses 31 provinces.

Au nord-ouest, à Cuba, six provinces de l’est, dont celles de Santiago et Guantanamo, ont fait l’objet de mesures préventives, comme l’envoi d’équipes médicales dans les zones potentiellement isolées par les inondations et la préparation de bâtiments publics à l’accueil de populations sinistrées.

Dans le golfe du Mexique, plusieurs groupes pétroliers ont aussi commencé à évacuer du personnel de leurs plate-formes par mesure de précaution.

Le Pentagone a également mis à l’abri une trentaine de ses avions, 22 avions F-16 et 8 avions C-130, déplacés de leurs bases de Floride vers le Texas et Porto Rico.

Isaac pourrait également toucher les Etats-Unis la semaine prochaine et potentiellement menacer la tenue de la convention républicaine organisée à Tampa, en Floride, de lundi à jeudi.

Credit: Le Nouvel Obeservateur

La tempête Isaac proche d’Haïti

PORT-AU-PRINCE (Reuters) – La tempête tropicale Isaac s’est renforcée vendredi alors qu’elle commençait à déverser de la pluie sur Haïti mais elle ne devrait pas se transformer en ouragan avant son arrivée dans le golfe du Mexique en début de semaine prochaine.

Selon sa trajectoire actuelle, les météorologues s’attendent à ce que la dépression touche Cuba et la pointe sud de la Floride avant d’atteindre le littoral des Etats-Unis au niveau du nord-ouest de la Floride ou de l’Alabama, voire de La Nouvelle-Orléans.

Les préoccupations immédiates se portent toutefois sur Haïti, pays pauvre et déboisé sur lequel la tempête devrait s’abattre avec force dans la soirée de vendredi, selon le centre américain des ouragans (NHC).

A la tombée de la nuit, de la pluie et des bourrasques de vent ont été signalées le long des côtes méridionales d’Haïti, entre Jacmel et Les Cayes, et sur l’Ile-à-Vache, au large.

La pluie a aussi commencé à tomber sur la capitale, Port-au-Prince, mais le vent était encore léger.

En cas de fortes précipitations, les inondations et les glissements de terrain sont fréquents à Haïti, où environ 350.000 personnes vivent toujours dans des camps de toile depuis le séisme dévastateur de janvier 2010.

En raison de la tempête, le président Michel Martelly a annulé un voyage au Japon.

“Je sais vos inquiétudes”, a-t-il dit dans une adresse à la nation. “Je sais aussi que vous êtes un peuple fort.”

A 24h00 GMT, Isaac se trouvait à environ 145 km au sud-sud-est de Port-au-Prince et elle était accompagnée de vents soufflant jusqu’à 100 km/h, selon le NHC. Elle se déplaçait vers le nord-ouest à 17 km/h et elle pourrait déverser jusqu’à un demi-mètre de pluie en certains endroits d’Haïti.

Susana Ferreira, Bertrand Boucey pour le service français

USA-Politique: Convention Républicaine, Wyclef Jean en vedette .

Wyclef Jean, après avoir confié toute son admiration pour Sarah Palin,  a accepté de performer le 29 août prochain à Tampa en Floride pour la grande convention du parti républicain au cours de laquelle Mitt Romney sera officiellement intronisé candidat, a appris Haïti Press Network.

Cette annonce vient comme une onde de choc, considérant que Wyclef Jean était un fervent partisan de la campagne d’Obama en 2008. L’ex candidat controversé à la présidence d’Haïti n’hésitait pas à dénoncer, micros à la bouche, les méfaits de la politique menée par le gouvernement de George W. Bush.

Le chanteur charismatique du hip-hop remplacera les chanteurs Willie Nelson et Randy Travis qui ont refusé de jouer à la convention de Tampa en Floride (27 au 30 août), qui doit officialiser le choix de l’ancien gouverneur du Massachussetts, Mitt Romney.

« Mitt Romney en choisissant notre Compatriote, veut capter au moins une partie de l’électorat noir américain qui peut s’avérer crucial pour remporter des Etats clés pour la présidentielle de novembre », ont déclaré à Haïti Press Network  plusieurs membres de la communauté haïtienne résidant en Floride.

La convention démocrate se déroulera de son côté du 4 au 6 septembre à Charlotte, en Caroline-du-Nord. Bill Clinton jouera un rôle clé à l’occasion de la convention démocrate qui procédera à la nomination de Barack Obama en tant que candidat présidentiel du parti.

Frantz Alcéma (USA)

Haïti siège du premier tour de la Coupe Caraïbe

Au terme d’une longue bataille menée auprès des autorités de la Confédération d’Amérique du Nord, Centrale et de la Caraïbe de Football (CONCACAF),  la Fédération Haïtienne de Football (FHF) s’offre le droit d’organiser du 5 au 12 septembre à Port-au-Prince (stade Sylvio Cator) le tour préliminaire du tournoi de la Caraïbe baptisé : « Coupe Digicel » avec la participation des équipes de Porto-Rico, des Bermudes et de Saint-Martin.
Depuis l’élimination des Grenadiers au stade Sylvio Cator, le 15 novembre 2011, face à la modeste équipe d’Antigua et Barbuda (2-1), après s’être inclinée (0-1) à l’aller dans le cadre de la deuxième phase des éliminatoires de la Coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014, le public haïtien a la possibilité de voir évoluer les Grenadiers chez eux.
Grand absent de la dernière Gold Cup, Haïti jouera crânement sa chance à domicile du 5 au 12 septembre en recevant le premier tour du tournoi de la Caraïbe, qualificatif pour la plus lucrative compétition au niveau de sélection de la CONCACAF, la Coupe d’or.  
Annoncé initialement à Bermudes, Haïti a eu gain de cause suite aux nombreuses démarches des dirigeants de la Fédération Haïtienne de football pour recevoir ce tournoi quadrangulaire. Ainsi, les équipes des Bermudes, de Porto-Rico et Saint-Martin visiteront Port-au-Prince pour prendre part à cette compétition.
L’équipe nationale sous la houlette de l’entraîneur cubain, Israel Blake « Kiki » Cantero, assisté de Pierre Roland Saint-Jean, peaufine sa préparation en vue de jouer ce tournoi. Elle s’entraîne soit au stade Sylvio Cator ou au ranch de la Croix-des-Bouquets. Au sein de ce groupe composé de plusieurs nouveaux visages, Peter Germain fait figure de vétéran. A quelques exceptions, l’équipe nationale jouera cette compétition avec les joueurs locaux.  
A en croire une source proche de la FHF, il est fortement question que l’équipe nationale disputera un match amical face à son homologue d’Irak le 15 août à l’occasion de la journée mondiale de la FIFA. Pour l’instant, les deux fédérations sont en train de négocier l’endroit où va se jouer ce test match.
Joint au téléphone, le directeur technique national ne fait que confirmer l’information. « Le premier tour du tournoi de la Caraïbe aura bel et bien lieu au Sylvio Cator, et ce, suite aux nombreuses démarches du président de la FHF, Yves Jean-Bart. Je souhaite que les fans vont apporter leur soutien aux Grenadiers », a fait savoir Wilner Etienne avant d’ajouter : « C’est presque acquis l’accord de principe entre la FHF et la Fédération Irakienne de Football pour l’organisation du match amical entre Haïti et Irak. Pour l’instant, on ne sait pas encore où va se dérouler cette rencontre. On hésite toujours entre  la Jordanie ou un autre pays de l’Europe pour faire jouer ce match », a-t-il conclu.
Dans le dernier classement mondial de la FIFA paru mercredi 8 août, Haïti perd 18 places, passant ainsi de la 62e à la 80e position avec la bagatelle de 435 points, Elle est désormais 9e dans la zone CONCACAF.
Signalons que les adversaires d’Haïti ne font pas partie des 100 premières nations au niveau mondial. Ainsi, les Bermudes n’occupent que la 120e place et Porto-Rico est 138e alors que l’équipe de Saint-Martin, nation d’outre mer, n’est pas un membre de la FIFA.

Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com
Credit: Le Nouvelliste