Compatriotes,

La liberté acquise par nos ancêtres est le fruit d’une lutte intense durant laquelle nos héros faisaient preuve de conviction et de détermination. Ils nous laissent en héritage la première république noire indépendante du monde,. Cette derniere a été frappée dès son stade embryonnaire d’une crise de traîtrise et de coups bas. Aujourd’hui, nous vivons des jours sombres, au cours desquels la torpeur la plus humiliante nous chiffonne. Nous parlons de la révolution, de la réforme institutionnelle, mais les oppresseurs, les barbares qui ont ensanglanté notre sol depuis 1806 sont parmi nous. Le nom des impérialistes lugubre encore nos murs et, nous nous croyons être libres! Notre sécurité dépend d’une force étrangère qui met, en toute évidence, notre souveraineté dans la poubelle. Nous avons osé être libres, nous avons osé être les progénitures de l’empereur, osons l’être par-nous mêmes et pour nous-mêmes. Il est urgent à se rendre compte qu’il faut, à tout prix, nous ravir des impérialistes qui ont grandement contribué à nous plonger dans cette lamentable situation, les désirs de nous diviser. Menons ensemble main dans la main une bataille structurée et organisée.La lutte ne doit pas être clanique, mais il faut que nous puisions dans les racines de nos ancêtres afin de trouver des mots sacrés capables de nous rallier. Envoyons ensemble un signal clair et puissant au monde entier, qui signifiera la victoire et la réunion de tous les *premiers noirs*. En nous mettant en faisceau, le nom de Dessalines sera redevenu en horreur à tous les pays instaurateurs du néocolonialisme, et que les tyrans et les despotes ne le prononceront qu’en maudissant le jour qui l’a vu naître. Je vous exhorte de cesser de subir la barbarie des étrangers, nous sommes victimes du choléra par ces derniers. Pensons à contruire ensemble l’homme Haïtien. Nos vies leur ressemblent trop ,nous portons leurs empreintes, il faut penser pour nous, par nous et ensemble. Les traites sont parmi nous, et nous nous croyons être libres, nous devons traiter avec rigueur dessalinienne les vautours qui mangent notre mère. Enfin, il faut par un acte d’autorité nationale, jurer de poursuivre les traîtres et ses acolytes à jamais, sans lequel ils seront toujours les marchinateurs de nos divisions. *Waldeme JOSEPH*

Haïti – Brésil : au-delà de la défaite, un moment historique

Hier c’est produit un évènement historique à mon avis. Bien sûr, je connais le score.

Comme quoi le foot sera encore longtemps catalyseur de valeur, pourvoyeur de rêve et producteur de spectacle. Quand j’ai regardé en février dernier le reportage d’une chaine payante sur la 1ère qualification d’Haïti dans cette compétition majeure qu’est la Copa America, j’avais presque les larmes aux yeux. Cette victoire, et la qualification qui en a découlé, symbolisait l’espoir de tout un peuple dans un pays qui vivait un moment compliqué mais tellement courant de son histoire politique.

Au hasard d’un tirage au sort, certains supporteurs haïtiens devaient faire face à l’un des plus gros challenges de leur vie de fan. Leur équipe nationale face à leur équipe de cœur à qui ils ont donné tant voire tout depuis toujours dans les grandes compétitions, un choix entre habitude et exotisme, entre sentiment d’appartenance et passion assumée. Beaucoup n’ont pas su, certains n’ont pas pu faire ce choix préférant laisser le rêve guider leur choix pour finir dans une joie mesurée quoi qu’il arrive à moins qu’un nul salutaire vienne sceller le statu quo.

Je ne retiendrai pas le score 7-1 qui me rappelle d’ailleurs un souvenir pas si lointain et qui vient confirmer la théorie selon laquelle la loi de la nature que les grands mangent les petits. Je passerai également à pieds joints sur des commentaires petits à la hauteur de leurs auteurs que j’ai pu voir ça et là sur les réseaux sociaux.

Je garderai uniquement la fierté que j’ai ressentie de voir les grenadiers jouer pendant 90 minutes face à la sélection brésilienne sans complexes malgré le fossé béant qui sépare les deux formations en terme de moyens et d’infrastructure et surtout de palmarès footballistique.

Je ne m’attarderai pas sur le fait que cette formation a fait sa préparation sur une avance d’un particulier car nos dirigeants étaient trop occupés à se démêler de leurs histoires de « zombi nan bwa ».

Je retiendrai le mérite d’avoir produit du jeu pendant 90 minutes sans jamais s’enfermer pour sortir l’un des plus beaux matchs de ce début de tournoi. Je retiendrai les échos des téléspectateurs africains d’une chaine payante française sur l’exemple des joueurs dans ce match. Et que dire de cette déclaration du commentateur qui a dit que des matchs comme ça on en redemande pas seulement parce que le Brésil déroule un jeu attrayant mais parce que cette équipe d’Haïti n’a jamais baissé les bras, ne s’est pas enfermé mais continue jusqu’au bout d’aller vers l’avant.

Et finalement je retiendrai les leçons positives de cette nouvelle expérience qui espérons-le ouvrira la voix à beaucoup d’autres, donneront encore plus envie à nos jeunes de s’investir dans le travail pour y arriver et qui rappellera à nos dirigeants que le seul miracle qu’on peut attendre dans ce 21e siècle c’est la réussit par le travail d’où la nécessité d’accompagner nos talents à l’exploitation efficiente de leur potentialité.

Hier c’est produit un évènement historique, ce ne fut pas un exploit mais ce fut délicieux comparé aux nombreuses casseroles que le pays traine dans ses pattes. J’invite les détracteurs à tourner sept (7) fois leur langue dans leur bouche avant de salir ce match unique (1) et historique à bien des égards. S’il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, je veux juste saluer et remercier ces rois qui nous m’ont fait vivre ce moment si rares depuis plus de 40 ans. Haïti-Brésil dans une compétition majeur ça se respecte et tout le mérite revient aux artisans de cette qualifications, à ses jeunes et moins jeunes qui travaillent sans relache pour que cela fonctionne envers et malgré tout !

Merci aux grenadiers pour ce Copa, il reste un match et vous n’avez plus rien à perdre. Prenez plaisir les gars, et si possible partager avec nous et faites nous rêver. Un merci spécial à Johnny Placide qui a fait des arrêts magnifiques. Franchement, le score ne reflète pas la grandeur de sa prestation la nuit dernière. Merci encore !

7 à 1 ça n’arrive pas qu’au Brésil finalement !

 

Fersam Allifleur

Observatrice

 

Contacts et commentaires

allifleursam@gmail.com

FOOT et Nous: le bonheur !

Quand une personne est énervée, elle a tendance à dire «foot et moi » la paix ! Quand des filles jouent bien au foot et aiment ça dans une ville où les distractions sont rares, elles ont envie de crier « Foot et nous : le bonheur ». Un oasis au milieu de cette ville construite à même le sable du désert Mauritanien.

Nouakchott, mercredi soir 19h, un mini terrain synthétique portant le nom de « planète foot », un groupe de filles dont le nombre varie au gré des volontés, un ou 2 ballons, quelques chasubles, 500 Ouguiyas par joueuse pour l’utilisation des infrastructures et enfin une très forte dose d’envie de jouer.

J’ai découvert le mouvement au hasard d’une fête de départ au restaurant Bégué d’où l’initiative à pris naissance en 2010. L’ambiance y est sympathique. Je me rappelle encore mon premier jour en juillet dernier, en pleine période de Ramadan[1], prises dans l’élan certaines filles ont joués en Melhfa[2], moi j’ai joué avec le jean’s que je portais et pieds nus. En rentrant chez moi ce soir là, j’avais mal au pied mais j’ai su que j’allais revenir et c’est ce que je fis. Et cette impression d’avoir tout d’un coup trouver le bonheur est partagé par plus d’uns.

Il y a une semaine tout juste, j’ai été élue capitaine du groupe. A la question « pourquoi moi » on m’a dit que je joue bien et je fais plein de belles passes, une sorte de clin d’œil à ma vision du jeu, à mon abnégation à promouvoir le collectif.

C’est l’occasion pour moi de remercier l’équipe pour sa confiance, sa bonne humeur et son engagement bien que j’ai du mal à accepter ce poste. Pas parce que je ne suis pas honorée, au contraire je suis très heureuse. Mais parce que je nous considère toutes comme Co-capitaine.

Au delà de cette marque de confiance, ce qui m’a le plus touché c’est l’humilité de « celle » qui mérite ce rôle plus qu’amplement qui, non seulement, s’est courbée à la volonté du groupe mais surtout s’est levée pour saluer cette reconnaissance. Par ce geste elle donne une preuve supplémentaire de sa grandeur d’âme et montre la profondeur de sa passion pour ce projet.

J’utiliserai, exceptionnellement, la tribune de mon éditorial, pour saluer le travail de cette femme charismatique qui a su faire vivre cette initiative de foot féminin à Nouakchott depuis plus de 3 ans.

Son dévouement, tous les mercredis, à motiver, récupérer, ramener des footeuses pour rendre le jeu agréable pour tous. Son calme dans les moments de tension pour dégonfler des situations qui auraient pu devenir conflictuelles, sa bonne humeur, sa joie de vivre et sa générosité, autant de valeurs partagées le reste de l’équipe. Et ce mixe agréable se reflète dans son jeu et dans les « after foot[3] ».

Pour toute l’énergie que tu dépenses pour faire du foot la distraction incontournable de Nouakchott pour toutes celles qui ont la chance d’y goûter, merci Lalla. Ton application à gérer ce groupe est un exemple pour moi et pour beaucoup d’autres qui se répercute même de nos missions.

Récemment City Mag disait « l’équipe a changé plusieurs fois de visages au gré des arrivées et départs des expatriés notamment ». J’ai envie de saluer ton habileté à recomposer à chaque fois ce groupe pour faire de ce rendez-vous un complément parfait des missions des uns et des autres. Par la confiance qui m’a été accordée et le pouvoir que me confère le rôle de Capitaine, je te déclare leader incontesté et incontestable du groupe.

« Foot et nous », et à tous ceux qui feront un raccourci par planète foot, encore beaucoup de bonheur en continuant à gérer ce mouvement comme tu le fais. A toutes celles qui font vivre le jeu tous les mercredis, « Foot et nous » le bonheur et du plaisir de jouer encore et encore !

 

Mèsi anpil! Merci beaucoup! Thank you very much! Muchas Gracias! Grazie mille!

Choukrane!

 

Fersam Allifleur



[1] Le mois de jeune dans la religion musulmane

[2] Tenue traditionnelle qui consiste en un voile enroulé autour corps et couvrant la tète

[3] Repas commun chez un membre de l’équipe ou au restaurant

Le doute de l’état physique de Messi avant la coupe du monde 2014

Le 02 Avril 2013, lors du match aller en ¼ de finale de la Ligue des champions à Paris (2-2), Messi était victime d’une lésion musculaire « au biceps fémoral  de la cuisse droite ‘’ depuis l’argentin  connait des blessures à répétition. Selon Edu Polo membre du staff médical du barca ‘’ Messi ne devrait pas jouer  le match retour sept jours plus tard, mais il était plus fort que le staff médical et fait partie du groupe pour le match retour quoiqu’il démarrait sur le banc. PSG menait 1-0 au Camp Nou  synonyme de qualification pour les Parisiens, cette situation contraint à Leo d’entrée en jeu, grâce a une de ses accélérations de débloquer la situation. Finalement, Pedro marquée le but de l’égalisation et permet au barca de se qualifier pour la sixième fois consécutives en demi-finales de la ligue des champions, du jamais vu auparavant.

Cependant, fin avril, Messi ne pourra rien faire en demi-finales de la LDC devant le Bayern Munich.  Diminue à l’aller (0-3) et au retour le 1er Mai au Camp Nou, il avait dû ronger son frein sur le banc, ne se sentant pas assez en possession de ses moyens pour aider ses coéquipiers. Par le suite sa blessure handicapante lui laisse peu de temps de jeu en Liga mais il réussit quand même a marquer un but face à l’Athletic Bilbao le 27 avril et un double face au Bétis Séville le 5 mai.

Sept jours plus tard, le 12 mai au Vicente Calderon a la 72e minute du match contre l’Athletico Madrid, Messi avait dû sortir, laissant ses partenaires a dix contre onze, le barca avait gagné 2-1.

Par la suite, Messi reçoit le feu vert des médecins du Barca en juin pour jouer avec l’Argentine  en qualification du mondial 2014, malgré le sélectionneur  argentin Alejandro Sabella avait annoncé que Messi, capitaine de l’équipe, était incertain pour le match, mais l’a fait monte devant la Colombie en seconde période (1-1)  pourtant il avait déclaré ne voulant pas précipiter le retour du joueur.

Apres la campagne éliminatoire, la pulga n’a encore pas pris de repos cause des matchs de charité qu’il entreprend avec ses amis dans une tournée américaine. Leo a eu seulement une quinzaine de jours en  vacances et le 15 juillet il s’est repris l‘entrainement avec le Barca. Moins d’un mois il s’est rechute et il ne pourrait pas jouer le match amical contre la sélection malaysienne le 10 aout  avec le barca (3-1), Fabregas, Neymar et Gérard Pique ont alimente le marquoir pour les Catalans. Le 14 aout, Messi a encore manqué un match amical mais cette fois-ci avec l’Argentine contre l’Italie à Rome pour le Pape François 1er  (2-1) Gonzalo Higuain et Ever banega ont score pour l’Albiceleste et Diamanti sur coup franc pour les Neazurris. De retour le 17 aout dans la journée inaugurale de la Liga saison 2013-2014, Leo a inscrit un double pour le barca vainqueur de Levante (7-0). Le 21 aout dans le cadre du match aller de la super coupe d’Espagne entre l’Athletico Madrid  et le FC Barcelone (1-1) la Pulga a été remplacée a la pause en raison d’une blessure musculaire a la cuisse droite. La dernière pour l’attaquant argentin du FC Barcelone, Lionel Messi, sorti blesse samedi dernier  a Almeria lors de la 7e journée du championnat d’Espagne, souffre d’une déchirure musculaire a la cuisse droite et sera indisponible deux à trois semaines, a annoncé le club catalan.

Le quadruple ballon d’or sera donc indisponible pour affronter le Celtic Glasgow demain mardi et Valladolid ce weekend end en Liga. Sa présence en sélection Argentine  pour affronter le Pérou et l’Uruguay  semble également remise en cause.

 

Comme déclarait l’ancien préparateur physique Argentine de football Fernando Signorini:” Il se pourrait que Messi n’arrive pas en forme au mondial 2014” Dans les années 60 et 70, les footballeurs jouaient 80 a 90 matches par an, Messi lui, en joue 120. Ce dont il a besoin ce sont des vacances et puis savoir comment gérer ses efforts pour ne pas arriver lessive au Brésil.

La vraie question Messi sera-t-il au mondial brésilien avec ses blessures à répétition ?

 Enos Romulus.

Déculottée pour le Valencia

Herediano 6 Valencia 1, pour le premier match de son histoire en Ligue des Champions de la Concacaf, le club champion d’Haïti a vécu un véritable cauchemar au stade Sylvio Cator. Et pourtant…

Ils souhaitaient marquer leur entrée en phase Concacaf de la Ligue des champions après avoir survolé la phase caribéenne. Pour y parvenir, ils se sont préparés pendant longtemps et ont passé deux semaines en concentration. Pourtant, le champion en titre d’Haïti a complètement manqué cette première sortie. Dès l’entame de match avec une formation composée de : Frandy Montrévil – Samuel Mardochée Pompée, Jean Robert Jean, Makendy Duverger (capt), Jean Dany Maurice – Harold Sanon, Fritz Gérald Alliance, Roody Joseph, Géraldy Joseph, Walson Augustin – Amy André pour contrer celle composée de : Leonel Moreira – Cristian Montero, Waylon Francis, Esteban Granados, YendricRuiz, Ismael Gomez, Jose Miguel Cubero, Pablo Salazar (capt), Victor Nunez, Jose Carlos Cancela que lui oppose Herediano, les visiteurs commencent à se montrer menaçants. Si techniquement, les joueurs du Valencia montrent une aisance plus palpable que leurs adversaires, manquant visiblement de rythme sur le plan collectif, ils peinent. Le Valencia se fait de grosses frayeurs et Herediano sans prendre une grande ascendance sur la rencontre se fait menaçant. Certes, les hommes de Jean Daniel Laurent se créent quelques occasions avec Amy André et Walson Augustin ;cependant l’absence de compétition pendant un mois se fait sentir. Ils n’arrivent pas à trouver la faille. Contre un Herediano efficace, le Valencia n’a pu tenir que 38 minutes, le temps pour Ismael Gomez de battre Montrévil de près et d’une puissante frappe du gauche pour ouvrir le score. Herediano ouvrait le score dans un stade douché à froid ouvrant au passage le robinet des buts. Cinq minutes plus tard, Yendrick Ruiz doublait la mise et permettait au visiteurs de mener 2-0 à la pause. En seconde période, ce sont les visiteurs qui continuent à empiler des buts dans la sarcelle de Frandy Montrévil. D’abord, Victor Nunez corse l’addition en faveur des visiteurs (53e) et même le faible espoir suscité par Roody Joseph en réduisant le score d’une frappe rageuse du gauche(57e) n’aura duré que 10 minutes, le temps pour Jose Sanchez d’inscrire le 4-1, (67e)trois minutes seulement après son entrée en jeu et Aniliel Porras de l’imiter en inscrivant le 5-1,(80e) trois minutes après avoir foulé la pelouse du stade. Quand sur un centre venu du côté droit de la défense, Makendy Duverger marque contre son camp pour le 6e but d’Herediano, le public avait fait longtemps son deuil de cette rencontre et quitté en grande partie le stade. Herediano s’impose donc (6-1) et fait une brillante entrée dans ce groupe. Le Valencia rate son entrée et devra essayer de faire de son mieux pour ne pas en sortir ridicule.
 
Enock Néré nereenock@gmail.com enocknere@lenouvelliste.com twitter : @nenock
 
6-1 à l’extérieur aux dépens du champion d’Haïti, Herediano de Costa Rica n’aurait pu espérer meilleur scenario pour entamer sa phase de poule en Ligue des Champions de la Concacaf. Pourtant, l’écart est loin de refléter une rencontre que le Valencia a, par moment, dominé. Seulement, voila, le football ce n’est pas seulement une domination partielle, ce n’est pas une technique individuelle supérieure, c’est une préparation adéquate d’un groupe visant à trouve la cohésion nécessaire pour produire un jeu d’ensemble efficace. Sur ce point le Valencia a payé cher un manque d’expérience qui l’a conduit à une préparation naïve et approximative. Au fait le Valencia est naïf. Naïf jusqu’à s’enfermer en concentration pendant 15 jours sans jouer un match amical de preparation, sans jouer un match de compétition, naïf jusqu’à solliciter et obtenir le report de son match de compétition qui devrait se jouer 4 jours avant. Résultat : on n’a pas trouvé cette cohésion et cette complicité qui fait une équité. S’il faut ajouter que ses 2 latéraux titulaires, bien pale dans la rencontre, ont loupé l’entrainement hier pour des enfantillages imbéciles, ca a fait le comble. Parfois, il est à se demander si les responsables techniques au niveau fédéral n’avaient pas leur mot à dire pour guider ceux du club à mieux peaufiner leur préparation. Au stade Sylvio Cator il était visible que le Valencia ne jouait pas à son niveau et qu’Herediano n’était pas supérieur de 5 buts d’écart, d’autant qu’Amy en a manqué 2 et que Watson en a loupé autant. Seulement ce n’est pas ce détail que va retenir l’histoire.
Credit: Le Nouvelliste

Gerd Müller : “Messi est un géant”

Le buteur légendaire allemand Gerd Müller s’est déclaré heureux que son record de 85 buts en une année, vieux de 40 ans, ait été battu dimanche soir par un “géant” tel l’Argentin Lionel Messi, a indiqué lundi le porte-parole de son ancien club du Bayern Munich.

“Mon record de 85 buts en 60 matches, qui tenait depuis 1972, a été battu par le meilleur joueur au monde, Lionel Messi, et je suis très heureux pour lui”, a dit Gerd Müller, qualifiant l’Argentin “de joueur incroyable, un géant qui est également très sympathique et un professionnel posé”.

A seulement 25 ans, l’attaquant du FC Barcelone a porté le record à 86 réalisations sur l’année civile 2012 grâce à un doublé lors de la victoire du Barça sur la pelouse du Betis Séville, lors de la 15e journée du Championnat d’Espagne.

“J’espère qu’il marquera encore un ou plus de buts lors des matches restant en 2012 et que son record tiendra pour les quarante prochaines années”, a ajouté le “Bombardier de la Nation” qui ne voit qu’un seul défaut à l’Argentin: “il ne joue pas pour le FC Bayern” dont Müller a fait les beaux jours entre 1964 et 1979.

Messi, qui a également battu le record du plus grand nombre de buts jamais marqués en Liga en une saison (50), part assurément favori pour recevoir le 7 janvier ce qui serait le quatrième Ballon d’Or de sa carrière. Ce qui lui permettrait de dépasser les mythes Michel Platini, Marco Van Basten et Johan Cruyff.

A 67 ans, Müller reste l’intouchable meilleur buteur de l’histoire de la Bundesliga avec 365 réalisations en 427 matches, mais voit son record de buts en équipe nationale (68) menacé par Miroslav Klose (67). fifa

Séjour de 3 jeunes Léogânais en Corée

A l’invitation du contingent coréen de la Minustah (Rokengcoy), 3 jeunes originaires de la région de Léogâne,  Roodnie Sanon, 17 ans, Bolivar Saintilus, 18 ans, et Vladimir Ulysse, 20 ans, ont effectué un séjour d’une semaine en Corée du Sud. Ce voyage leur a été offert pour saluer et récompenser leur statut de lauréat acquis à partir du travail  fourni à l’école montée par le  Rokengcoy, école qui offre des cours en trois disciplines (informatique, pilotage d’engins lourds et taekwondo). Ces jeunes étaient accompagnés des secrétaires d’Etat à l’Education nationale, Mme Marina Gourgues, et à la Coopération, M. Robert Labrousse.

Un intéressant et instructif programme de séjour avait été préparé à l’intention des visiteurs, lesquels furent amenés à prendre contact avec divers aspects de la vie coréenne et à se pénétrer des ressorts qui ont élevé, en moins de trente ans, un pays quémandeur d’assistance au rang de celui de donneur d’aide.

Les jeunes Léogânais, qui sont à leur premier voyage en dehors d’Haïti, sont allés d’émerveillement en émerveillement. Leur plongée dans certains grands centres industriels, commerciaux, d’information et de télécommunication tels que le Samsung D’light, la fameuse tour de Séoul, le siège de la Télévision nationale de Corée, leur a fait découvrir un monde fort éloigné de leur univers habituel, un monde où la technologie réalise des miracles qui font admirer la civilisation moderne.

Ils ne furent pas les seuls à s’en réjouir. Car, outre l’élargissement de vision qu’a procuré le contact avec une société en expansion continue, les officiels qui les coiffaient ont, intellectuellement et sur le plan de la planification gouvernementale, beaucoup tiré  du voyage.

 Les entretiens avec les responsables du Centre du Saemaul Undong, organisme qui a orchestré l’essor de la Corée,  ont permis de mieux comprendre les mécanismes, méthodes et programmes, mis en branle pour arriver à cet essor. Et les rencontres avec les dirigeants de la BaMI, une organisation non gouvernementale qui était venue en Haïti après le séisme du 12 janvier 2010, donnent à augurer d’une relance significative de la coopération haïtiano-coréenne. Tout aussi éclairant a été le dialogue avec le professeur Won Ho Kim, recteur du Hankuk University of Foreign Studies, dialogue dans lequel ont été creusées les perspectives de renforcement des liens entre les deux pays.

On ne finirait pas de parler des attentions dont fut l’objet la délégation haïtienne. Dîner offert par le major général des Forces armées coréennes, Lee Sun Jin, qu’entouraient de hauts gradés de l’état-major. Réception par le président de la Fédération coréenne de Taekwondo, M. Wong-Sik Kang. Visites guidées au musée national, au palais impérial, au Musée de la Guerre. Promenade en bateau-mouche. Le tout agrémenté de l’exquise urbanité coréenne. Sans oublier le plaisir qu’a donné la dégustation de l’excellente cuisine coréenne. Pour couronner cet ensemble d’amabilités, le spectacle présenté à la Maison de Corée par le « Korean Traditional Art performance » enchanta les yeux, le cœur et l’esprit.

Tout avait été agencé pour que les jeunes lauréats de Léogâne réalisent, comme Alice, un voyage au pays des merveilles. Et il ne fait pas de doute que ce séjour en Corée s’est inscrit en traits indélébiles dans leur esprit et leur imaginaire.

Louis Calvet
Credit: Le Nouvelliste

Haïti, un fardeau pour la FIFA

Claude Gilles Twitter: ClaudeGilles

Souvent à la remorque des sélections haïtiennes de football, Sepp Blatter, président de la FIFA, en a marre des demandes incessantes d’Haïti. Un tacle dans le dos pour la demi-île qui n’a pas de budget pour ses sélections.

Haïti est le seul pays qui sollicite l’aide financière de la FIFA pour faciliter les voyages à l’étranger de ses différentes sélections, s’est plaint le président de la Fédération internationale de football amateur (FIFA), Sepp Blatter auprès du Premier ministre haïtien, Laurent Lamothe, lors d’une récente visite à Londres. « J’ai été indigné », a avoué le chef du gouvernement lors du cinquième Conseil de gouvernement tenu dans la soirée du 8 août au Complexe administratif des Cayes.  

Ereinté après plusieurs heures d’échanges lors de cette réunion, l’ex-tennisman professionnel devenu Premier ministre a trouvé de l’énergie pour passer des instructions à Jean Roosvelt René, son ministre des Sports. « Que des dispositions soient prises pour que les athlètes haïtiens voyagent désormais dans de bonnes conditions », a exigé Laurent Lamothe au cours du Conseil de gouvernement retransmis en direct par la Télévision nationale relayée par des diverses autres chaînes et sur Internet. Le Premier ministre a ainsi ordonné l’arrêt immédiat de la mendicité internationale dont dépendent les équipes haïtiennes, particulièrement les sélections nationales de football.

Président de la Fédération haïtienne de football (FHF), Yves « Dadou » Jean-Bart ne considère pas comme un tacle dans le dos, les propos du patron de la FIFA au Premier Lamothe. « Je suis très content de l’intervention du Premier ministre au dernier Conseil de gouvernement, a réagi Jean-Bart dans un entretien téléphonique au journal. Je souhaite tout simplement que le gouvernement passe aux actes. » L’Etat haïtien, a ajouté le président de la FHF, n’a pas de budget pour les sélections nationales et les associations. « Les fédérations se retrouvent souvent en situation de solliciter l’aide de certaines structures internationales dont la FIFA », a concédé Yves Jean-Bart.

Rien qu’en 2008, la FHF s’est tournée vers la FIFA en trois ou quatre occasions pour faciliter la participation de sélections haïtiennes à des compétitions internationales. Le pire est arrivé au football haïtien en 2010, l’année du séisme qui a fait plusieurs milliers de morts dans le pays dont un coach et détruit diverses installations sportives. Les joueurs de la sélections des moins de 20 ans, s’est désolé M. Jean-Bart, ont récemment consenti un trajet de quelque 5 heures en autobus pour transiter vers la République dominicaine avant d’atteindre Porto-Rico en avion pour disputer la première phase des éliminatoires de la prochaine coupe du monde de cette catégorie. Une participation payante pour l’équipe haïtienne terminée première de leur groupe.     

« Les complaintes de Blatter au Premier ministre haïtien ne sont pas quelque chose d’improvisé. La FIFA connait bien la situation d’Haïti », a expliqué M. Jean-Bart. C’est nous, a-t-il précisé, qui avons arrangé la rencontre du Premier ministre et du président de la FIFA, tous deux présents pour assister à l’ouverture des jeux olympiques à Londres. « Les athlètes haïtiens sont trop pauvres », a lancé Yves Jean-Bart qui réclame une assistance économique de l’Etat pour ces derniers comme cela se fait dans d’autres pays.

Les problèmes du football haïtien ne se limitent pas au seul besoin de billets d’avion pour ses sélections. La FIFA devra s’entretenir aussi avec chef de gouvernement haïtien sur l’académie montée au Ranch de la Croix-des-Bouquets par l’Etat haïtien. « La fédération n’a pas le contrôle des joueurs formés. Certains jouent en sélection nationale sans faire partie d’un club. Ils n’ont pas de licence », se lamente le président de la Fédération haïtienne de football.

Le projet de construction d’un stade olympique aux Cayes a, par ailleurs, été discuté au cinquième Conseil de gouvernement sous le leadership de Laurent Lamothe. Un problème foncier, selon le ministre des Sports, serait à la base du retard enregistré pour le lancement des travaux. Ce problème est en passe d’être résolu, a expliqué le ministre René qui répondait à certaines questions du chef du gouvernement. Ce dernier devra recevoir au début de la semaine prochaine à la Primature le titulaire des Sports avec le projet assorti d’un agenda en vue de la réalisation exécution du stade olympique annoncée à la population des Cayes.     

Claude Gilles Twitter: ClaudeGilles
Credit : le Nouvelliste

Le président Martelly motive Samyr

Ce mercredi, le président de la République Michel Joseph Martelly a appelé Samyr Lainé au téléphone pour le motiver et l’encourager. « J’ai beaucoup apprécié. C’est un honneur pour moi. Le président m’a encouragé et m’a beaucoup motivé pour demain. Je dis un grand merci au président et je ferai de mon mieux demain matin pour faire flotter une nouvelle fois notre bicolore après l’exploit de Sylvio Cator en 1928. Je dois ajouter pour dire que Cator était un avocat et je le suis aussi », a déclaré Samyr Lainé, l’espoir de tout un peuple.

 

À rappeler que le mardi 7 août, à Londres, Samyr Lainé avait terminé en 6e position du groupe A, et 10e sur 26 au classement général avec un triple saut de 16.81 mètres. Ce jeudi, lors de la finale, il sera 3e à l’ordre de passage, aux côtés de Claye Will des États-Unis d’Amérique, Compaore Benjamin de la France, Adams Lyukman de la Russie, Greco Daniele d’Italie, Donato Fabrizio d’Italie, Platnitski Dzmitry du Bélarus, Copello Alexis du Cuba, Taylor Christian des États-Unis d’Amérique, Oke Tosin du Nigeria, Dong Bib de la République Populaire de Chine et Sands Leevan des Bahamas.

Gérald Bordes, depuis Londres

Haïti en finale du triple saut

Avec un saut de 16m81, Samyr Lainé a pris la sixième place qualificative directe pour disputer la finale du triple saut prévue pour ce jeudi 9 août à compter de 2h 20 (heure de Port-au-Prince) au stade olympique de Londres. En revanche, Jeffrey Julmis s’est fait éliminer dans les 110 mètres/haies lors des 1/4 de finale de cette épreuve.
Comme annoncé, le plus populaire et le talentueux des cinq athlètes représentant la délégation haïtienne aux Jeux de Londres, Samyr lainé s’est hissé en finale dans l’épreuve du triple saut en prenant la sixième place du groupe A lors de la première série des 1/2 finales avec un saut de 16m81 suffisant pour ravir la finale devant Dmitry Platnitski du Bélarus (16m62) qui s’est également qualifié.
Le Français, Benjamin Compaore (17m06) a mis tout le monde d’accord en s’adjugeant la première place suivant de près l’Italien, Daniele Greco (17m).
Toujours est-il, la délégation haïtienne peut encore espérer une médaille. Pour concrétiser ce rêve, Lainé doit être encore beaucoup plus performant ce jeudi.  
Voici à présent, les douze athlètes qui disputeront la finale du triple saut jeudi à compter de 2h20 PM:  Tosin Oke du Nigéria, Fabrizio Donato de l’Italie, Benjamin Compaore de la France, Samyr Lainé d’Haïti, Alexis Copello de Cuba, Dmitry Platnitski du Bélarus, Daniele Greco de l’Italie, Christian Taylor des USA, Lyukman Adams de la Russie, William Claye des USA, Bin Dong de la Chine et Leevan Sands des Bahamas.
En revanche, après respectivement Linouse Desravines en judo (-52 kilos), Marlena Wesh (athlétisme, 200 et 400m), Moïse Joseph (800m) et Jeffrey Julmis (110m/haies), la délégation haïtienne a perdu un nouvel athlète dans les Jeux Olympiques de Londres lundi matin. Il s’agit de Jeffrey Julmis en (110m/haies). Julmis a terminé avant-dernier lors des ¼ de finale de la cinquième série avec un chrono de 13’’87, laquelle a été remportée par l’Américain Aries Merritt (13’’07), le Barbadien, Ryan Brathwaite (13’’23), le Chinois, Wenjun Xie (13’’43). L’Italien, Emanuele Abate (13’’46) et le Jamaïcain, Richards Phillips (13’’47) sont également qualifiés pour les ½ finales en raison de leur meilleur temps.
Signalons que six pays de la Caraïbe se sont emparés au moins d’une médaille. Il s’agit respectivement de Cuba, pointé en 14e position avec  sept médailles au total, 3 d’or pour autant en argent et une en bronze, Jamaïque (25e): 2 d’or, une d’argent et une de bronze, République Dominicaine (35e): une en or et une d’argent, la Grenade (38e): une en or, Porto-Rico (68e) et Trinidad (70e) avec une médaille de bronze.

Légupeterson Alexandre
Credit: Le Nouvelliste