Le Premier ministre Lamothe à cœur ouvert au Matin

En tenue décontractée, le samedi 28 juillet, le Chef du gouvernement haïtien, Laurent Lamothe et le ministre des sports, Jean Roosevelt René sont venus rendre une visite de courtoisie aux athlètes haïtiens au village Olympique.

 

Dans ses propos de circonstances, le Premier ministre a remercié les athlètes et les a encouragés en précisant que son gouvernement fera de son mieux pour les accompagner. « Nous sommes avec vous. Nous comptons sur vous afin de représenter valablement notre bicolore. Je tiens à vous préciser que mon gouvernement sera toujours à vos côtés pour vous aider », a-t-il déclaré à Marlena Wesh (200 et 400m), Jeffrey Julmis (110m/haies) et Linouse Desravines (-52kg, judo). Moise Joseph (800m) et Samyr Lainé (triple saut) n’étaient pas présents à la rencontre.

 

Après la réunion, Linouse a demandé au Premier ministre de lui accorder une aide financière afin de terminer ses études. Sans hésiter monsieur Lamothe lui a promis son aide. De son côté, le ministre des sports s’est engagé aussi à faire quelque chose pour elle dès son retour en Haïti. « Cette fille a beaucoup de talents. Elle est très prometteuse. Je vais faire tout mon possible pour l’encadrer », a fait savoir le ministre René dans un échange que nous avons eu avec lui. À signaler que le dimanche 29 juillet, avant son départ pour Haïti, le Premier ministre et son ministre des sports se sont rendus au stadium ExCel pour saluer et encourager Linouse qui allait combattre Bundmaa Munkhbaatar de la Mongolie. Dommage, notre compatriote n’a pas pu se défaire de son adversaire et a perdu la rencontre par ippon.

 

À part la visite effectuée auprès de la délégation haïtienne, monsieur Lamothe a rencontré plusieurs autorités internationales du sport. Il a paraphé un accord avec Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO) pour le démarrage des travaux du premier centre olympique haïtien. « Les travaux vont débuter sous peu », a-t-il informé.

 

Il s’est également entretenu avec Sepp Blatter, président de la Fédération internationale de football amateur (Fifa). Ce dernier a accepté de participer à la réalisation du centre olympique en proposant un apport pour augmenter le nombre de place assisses dans le stade qui sera réservé au football. « Nous avons eu une rencontre avec le président Blatter. Il va agrandir la capacité des places assises du stade de foot au centre olympique. Il a aussi promis de nous aider à réaliser des programmes sociaux dans des zones défavorisées », a-t-il souligné.

 

Le Chef du gouvernement qui est également le ministre des Affaires étrangères a eu également un entretien avec le prince Charles. Ils ont échangé sur la question de reforestation d’Haïti et sur le plan de reconstruction du centre historique de la capitale haïtienne dévastée par le séisme du 12 janvier 2010. Monsieur Lamothe a aussi été reçu par la reine Élizabeth II. Il a estimé fructueuse sa rencontre avec la Reine d’autant que c’est elle qui avait manifesté la volonté d’accueillir pour la première fois un dignitaire haïtien. Le numéro 2 haïtien a profité de son passage pour discuter de quelques projets sur l’université de Limonade avec notre compatriote Michaëlle Jean qui est l’envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti et grand témoin de la Francophonie aux Jeux olympiques « Nous l’avons rencontrée au sujet de l’université de Limonade. Nous autres du gouvernement, nous allons allouer 5 000 000 dollars pour la construction des dortoirs supplémentaires à l’université », a-t-il précisé.

 

Enfin, M. Lamothe a également rencontré plusieurs chefs de gouvernement des Caraïbes et d’Afrique. « Nos commerçantes qui iront au Panama très prochainement n’auront pas de problème. J’ai demandé au responsable de ce pays de prendre des mesures pour faciliter le visa à nos ressortissants dans un délai ne dépassant pas sept jours. Nous prévoyons aussi d’établir des contacts diplomatiques avec nos frères et sœurs d’Ouganda. Nous allons travailler avec eux afin de suivre les modèles qu’ils ont utilisés pour résoudre le problème des ONG », a-t-il informé.

 

À noter que durant son passage à Londres, le Premier ministre a inauguré la « Maison d’Haïti » où se s’étaient exposés divers de nos produits d’art et d’artisanat. Les retombés de cette initiative seront bénéfiques au pays. Déjà plusieurs investisseurs se donnent rendez-vous en février 2013 pour une visite du terrain.

 

Un vaste programme sportif pour le gouvernement

 

« C’est pour la première fois qu’un gouvernement haïtien a autant de projets pour le sport. Nous allons construire 140 centres sportifs dans le pays, 20 terrains de basketball et 9 stades multisports », s’est vanté le Premier ministre Laurent Lamothe.

 

Il a annoncé aussi que son gouvernement compte mettre en place un budget pour desservir les délégations qui auront à représenter Haïti sur la scène étrangère.

Gérald Bordes

Depuis Londres

 

Haïti en demi-finales des 400 m

Avec un chrono de 51 secondes 98 centièmes, l’étudiante en médecine, Marlena Wesh (21 ans) a pris la troisième place de la septième vague lors de la première journée du championnat d’athlétisme aux Jeux Olympiques de Londres 2012, ce vendredi 3 août chez les 400 mètres dames, une série dominée par la Nigériane, George Regina (51’’24) devant la Russe, Gushchina Yulia (51’’54).
Après la déception de Linouse Desravines en judo (52 kilos), l’espoir renaît dans le camp des haïtiens, suite à la qualification de Marlena Wesh pour les ½ finales des 400 mètres dames en prenant la troisième place de la septième série.
Lancée dans le couloir #4, Marlena Wesh, dossard (2030) n’a pas tardé pour donner le ton dès l’entame de la course. Au final, elle s’est emparée de la troisième place largement suffisante pour rallier les demi-finales puisque l’adversaire qui le suit, la Sénégalaise, Amy Mbacke Thiam, a réalisé un temps de (53’’23) mais distancée pour quelques centièmes par la Nigériane, George Regina (51’’24) et la Russe, Gushchina Yulia (51’’54).
Sur l’ensemble des 49 athlètes qui participaient aux 400 mètres dames, Wesh a réalisé le 14e meilleur temps sur les 21 athlètes qualifiées pour les ½ finales, mais loin derrière les trois lauréates, Amantle Montsho (50’’40) de Botswana, Antonina Krivoshapka (50’’75) de la Russie et Francena McCorory (50’’78) des USA.
Si la chance de médaille de Wesh n’est pas garantie, ce succès peut lui permettre de rêver grand, de préparer le choc des ½ finales où prendront part les étonnantes et atypiques Américaines, Jamaïcaines et Africaines dans la plus parfaite sérénité.,Les ½ finales sont programmées pour ce samedi 4 août à compter de 3h05 (heure de Port-au-Prince). L’Haïtienne se trouve placée dans la troisième série, accompagnée de Carol Rodriguez (52’’19) de Porto-Rico), Antonina Krivoshapka (50’’75) de la Russie), Omolara Omotosho (52’’11) du Nigéria, Lee McConneell (52’’23) de la Grande-Bretagne, DeeDee Trotter (50’’87) des USA, Novlene  Williams-Mills (50’’88) de la Jamaïque et de Nataliya Pyhyda (51’’09) de l’Ukraine.
En tenant compte de la performance de chaque athlète placée dans sa série lors ¼ de finales, Wesh (51’’98) avait fait mieux que Carol Rodriguez, Omolara Omotosho et Lee McConnell. Autant dire, Marlena Wesh qui sera placée dans le couloir #4 doit sortir une grande course pour espérer se qualifier pour la finale.
La prochaine sortie de l’athlétisme haïtien aux JO de Londres est programmée pour ce lundi 6 août avec la rentrée en lice de Moïse Joseph en 800 mètres hommes et pour l’occasion, Marlena Wesh va à nouveau tenter de se qualifier pour les ½ finales en 200 mètres dames.

Légupeterson Alexandre /petoo76@aim.com

Londres ouvre les Jeux du sport, de la musique et de l’humour

LONDRES (Reuters) – Londres a lancé vendredi soir ses troisièmes Jeux olympiques en rappelant à un milliard de téléspectateurs ce que la Grande-Bretagne a apporté de mieux au monde depuis plus d’un siècle: son sens de l’humour, sa musique… et le sport bien sûr.

Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, a rappelé que les Jeux revenaient ainsi dans le berceau du sport moderne et que Londres était la seule ville à accueillir le plus grand événement sportif du monde pour la troisième fois.

Puis dans la plus pure tradition olympique, la reine Elizabeth a déclaré “ouverts les Jeux de Londres, célébrant la 30e olympiade de l’ère moderne”.

Mais c’est avec beaucoup moins de conformisme que la souveraine a incarné le sens de l’humour de son peuple, en se prêtant à un clip rythmé par le générique de James Bond et laissant penser qu’elle arrivait au stade en parachute depuis un hélicoptère piloté par l’agent le plus célèbre à avoir oeuvré à son service.

La grande inconnue de cette cérémonie aussi haute en sonorités qu’en couleurs était l’identité de l’athlète qui embraserait le chaudron où brûlera pendant deux semaines la flamme olympique au bout de son voyage de 20.600 km.

C’est d’un bateau voguant sur la Tamise et piloté par David Beckham que Steve Redgrave, quintuple médaillé d’or en aviron, a reçu la torche pour la remettre à un groupe de jeunes représentants de cette génération que les Jeux de Londres entendent inspirer.

Et ce sont ces sept athlètes de demain qui ont eu l’honneur d’enflammer le stade en un bouquet incandescent avant que Paul McCartney ne ponctue ce long spectacle de près de quatre heures.

HUMOUR TOUJOURS

La ville avait déjà Big Ben, elle a désormais une cloche tout aussi célèbre, qui a sonné vendredi le début des Jeux olympiques de 2012.

Déjà, le matin à 8h12, toutes les cloches du royaume, du plus petit grelot au plus sophistiqué des carillons, avaient donné en choeur le “la” de la quinzaine à venir.

Dans le stade olympique grondant comme un bourdon des clameurs des 80.000 spectateurs, d’une partie des 10.500 athlètes engagés et de dizaines de chefs d’Etat, la plus grande cloche harmonique du monde a donné le coup d’envoi d’une cérémonie d’ouverture retraçant, dans des tons de vert et de gris typiques du Royaume-Uni, “les révolutions de la société britannique”.

C’est Bradley Wiggins, le dernier vainqueur du Tour de France, qui a le premier actionné cette machine à remonter le temps orchestrée par le réalisateur Danny Boyle et pulsée par le “beat” lancinant de centaines de tambours.

Par la suite, la grande mosaïque de la culture moderne du Royaume-Uni, et son corollaire obligé – l’humour toujours – s’est déployée dans l’enceinte du stade : Mr Bean lancé à grandes foulées dans les Chariots de Feu, Mary Poppins terrassant Voldemort.

Et Danny Boyle a rappelé que si la Grande-Bretagne avait inventé le sport, elle avait aussi donné au monde les musiques les plus brûlantes du siècle écoulé : Beatles, Stones, Who, Kinks, Jam, Blur, Arctic Monkeys, et même les Sex Pistols, ont résonné dans tout le Parc olympique, réveillant jusqu’aux plus vénérables des membres du CIO.

Puis les athlètes ont enfin repris leur juste place, la première, défilant dans l’ordre alphabétique, seulement troublé par le protocole: Grèce d’abord, puis le pays organisateur, en dernier.

À l’applaudimètre, Usain Bolt, porteur du drapeau jamaïcain, a battu de nouveaux records, tout comme la délégation américaine, coiffée de bérets, ou Chris Hoy, le porte-drapeau de la délégation britannique, défilant en short au son du “Heroes” de David Bowie.

Pour la France, Laura Flessel fut une figure de proue toute en élégance d’une délégation dominée par la stature de Teddy Riner.

Et puis, pour la première fois – signe de l’évolution météorique de la technologie en quatre ans – les sportifs du monde entier ont pu diffuser leurs photos souvenirs sur Twitter.

Edité par Henri-Pierre André

JO: une cérémonie d’ouverture aux racines de l’identité britannique

Le stade olympique de Londres sera à partir de vendredi 21h00 locales (22h00 heure française) le centre du monde, quand y sera donné le coup d’envoi officiel des Jeux lors d’une cérémonie d’ouverture au rythme enlevé, dont les inspirations puisent aux racines de l’identité britannique.

Placée sous l’égide de la reine, se déroulant devant 120 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des personnalités comme Michelle Obama, Brad Pitt, ou encore le Prince William et son épouse Kate, la superproduction de Danny Boyle ne souffrira aucun raté.

La pression sur le spectacle sera en effet planétaire avec plus d’un milliard de personnes attendues devant leur écran pour récolter les fruits de l’imagination du réalisateur multi-oscarisé du film “Slumdog millionaire”.

Il sera bien sûr difficile de rivaliser avec les folies pékinoises d’il y a quatre ans, au budget quasi illimité. Avec 27 millions de livres (34,5 millions d’euros) en poche, Boyle, 55 ans, a composé des tableaux inspirés de la pièce de William Shakespeare “La Tempête”.

Au vu des répétitions grandeur nature, lundi et mercredi, ses “îles aux merveilles” (Isles of Wonder) créeront un univers onirique où les références à la culture britannique seront omniprésentes. Et le public sera mis activement à contribution, impulsant un tempo enlevé à un ensemble qui fait la part belle à l’habillage musical.

Selon Stephen Daldry, le directeur créatif de la cérémonie, le spectacle rendra hommage au “riche héritage, à la diversité, l’énergie, l’inventivité, l’esprit et la créativité qui définit vraiment les îles britanniques. C’est un voyage qui célébrera ce que nous sommes, ce que nous avons été et ce que nous voudrons être”.

Les organisateurs n’ont eu de cesse de demander aux initiés de garder précieusement le secret sur le déroulé exact des trois heures de cérémonie, à laquelle participeront quelque 10.000 figurants -contre 15.000 à Pékin- et qui sera conclue par le défilé des athlètes.

Tranquillité trompeuse

Mais quelques détails savamment distillés filtrent depuis quelques mois. Un premier départ pour les 80.000 spectateurs du stade de Stratford, dans l’est-londonien, sera donné à 20h12 locales -comme 2012- avant que les télévisions ne prennent l’antenne à 21h00 (22h00 heure française) pour le début officiel des festivités.

La légende du football anglais, David Beckham, devrait faire une apparition, ainsi qu’un célèbre agent secret du cru. Des infirmières du National Health Service -le service de santé public- seront également conviées sur scène, avec, selon la presse, des dizaines de Mary Poppins descendant du ciel.

En attendant les exploits des athlètes, la pelouse du stade sera d’abord transformée en paysage bucolique, avec champs et rivières, vaches, moutons, basse-cour et fermiers labourant le sol. Mais la tranquillité de ce décor sera bien trompeuse…

Le mystère est toutefois encore total sur l’identité du dernier porteur de la flamme ainsi que sur l’emplacement de cette dernière, qui brûlera jusqu’au 12 août avant de repartir pour Athènes, avant un voyage au Brésil, pour les Jeux de Rio de Janeiro 2016.

JO: le village olympique, tour de Babel

Des stars millionnaires du football britannique se plient à l’étroitesse des lits jumeaux, tandis qu’un couple de sportifs australiens s’est plaint de devoir faire chambre à part: bienvenue au village olympique des JO de Londres.

Onze bâtiments, plus proches du HLM que de l’hôtel 5 étoiles, abritent pour la durée des jeux 2.818 appartements “de standing olympique”, selon les organisateurs.

Pour des footballeurs britanniques habitués au faste des grands hôtels, les conditions sont plutôt spartiates: lits jumeaux avec table de nuit de bois clair, sac à linge sale et deux serviettes de toilette, une penderie pour deux et l’autorisation de ramener chez soi la couette aux couleurs olympiques.

Le milieu de terrain de Liverpool Craig Bellamy a reconnu que c’était “nouveau pour nous”, tout en trouvant que “manger avec les autres sportifs constituait un ajout heureux à l’expérience”. Les footballeurs sont “généralement tenus à l’écart”, observe-t-il, tout à fait prêt à “se mettre dans le bain”.

Le champion de tir australien Russell Mark s’est plaint en revanche de ne pouvoir partager sa chambre avec son épouse Lauryn, également membre de l’équipe australienne de tir, pendant les jeux.

Selon lui, il s’agit d’une mesure de rétorsion des autorités sportives australiennes mécontentes d’une photo de Lauryn dans un magazine masculin, en bikini et fusil à l’épaule.

“Le plus stupide est que des tonnes de couples homosexuels dans les équipes olympiques vont partager la même chambre, alors que nous sommes pénalisés en tant qu’hétérosexuels”, a-t-il protesté au grand dam de Nick Green, chef de mission de l’équipe australienne.

“Ce n’est simplement pas vrai … l’hébergement est organisé pour faire en sorte que tous les athlètes puissent dormir au village”, a-t-il assuré.

En tout cas, ce mode d’hébergement ne sera pas synonyme de mauvais moment à passer pour tout le monde, si on en juge par la mise à disposition de 150.000 préservatifs au village olympique…

Du choix à la cantine

Dans le village, les drapeaux nationaux, belge, slovène, norvégien, ou irlandais décorent déjà les façades ça et là et chacun investit les lieux à sa manière.

Les Australiens ont fait forte impression dès leur arrivée avec une gigantesque banderole proclamant “Australie, Australie, ouais, ouais, ouais” et même un kangourou gonflable suspendus aux balcons de leurs appartements.

La nageuse britannique Rebecca Adlington, double médaillée d’or à Pékin pour le 400 m et le 800 m nage libre a pour sa part envoyé sur Twitter une photo de sa chambre, avec la mascotte de l’équipe britannique sagement déposée sur le lit.

Les organisateurs britanniques ont mis les petits plats dans les grands, en proposant à la cantine des athlètes un choix assez large pour satisfaire tous les goûts, des traditionnels plats anglais, porridge ou pommes de terre en robe des champs (“jacket potatoes”) aux currys indiens, nouilles chinoises ou pizzas.

De quoi enchanter l’américain Kerron Clement (400 mètres haies), qui, après avoir twitté avec humeur qu’il avait erré en bus pendant 4 heures de l’aéroport au village, a corrigé le tir avec un message où il dit “adorer la variété de la nourriture”.

En attendant le lancement des jeux vendredi prochain, les sportifs peuvent trouver sur place coiffeur, barbier, et même “bar à ongles” qui leur permettront d’arborer les couleurs de leur drapeau respectif.

Tous les athlètes ne fréquenteront pas cependant cette moderne tour de Babel. L’équipe de basket américaine snobera par exemple le village, préférant l’intimité d’un hôtel londonien entièrement réservé pour l’équipe star de Kobe Bryant.

Foot: le Mondial-2014 est “sous contrôle”, selon les organisateurs

Le Mondial-2014 football organisé par le Brésil est “sous contrôle” et sera “fantastique”, a affirmé mercredi à l’AFP le directeur général du Comité organisateur local, Ricardo Trade, exprimant sa confiance dans l’avancement des travaux, très critiqué pour ses retards.

“Je suis très optimiste, tout est sous contrôle et je suis sûr que nous allons organiser une Coupe du monde fantastique”, a déclaré l’homme fort du COL du Mondial-2014.

“Nous suivons les travaux 24 heures sur 24 et je peux vous assurer que les stades seront prêts à temps”, a-t-il affirmé lors d’un entretien au siège du COL à Rio.

Depuis que le Brésil a été désigné pays-hôte du Mondial en juillet 2006, les relations entre la Fédération internationale du football (Fifa) et les organisateurs locaux ont connu des moments de forte tension.

Le Brésil, qui a prévu d’investir 13,7 milliards de dollars, a garanti que toutes les installations sportives seront livrées à temps, mais 40% des travaux d’infrastructures n’ont pas encore commencé, selon un document officiel publié en mai.

“A présent, nous avons déjà d’autres priorités. Nous continuons à surveiller les travaux des stades, mais la question n’est plus de savoir s’ils seront ou non terminés dans les délais. Nous pensons déjà à l’aspect opérationnel, à la manière dont sera organisée la circulation autour des stades, où les officiels et la presse seront logés”, a dit M. Trade.

Selon la presse locale, le gouvernement a retiré des projets de la Coupe du monde quelques travaux qui ne seront pas prêts en 2014, comme un tramway à Brasilia.

La Fifa a récemment abaissé ses attentes et admis qu’il n’y avait pas besoin d’un “pays complètement neuf” pour le Mondial.

Depuis mai dernier, le gouvernement brésilien a repris les choses en main, intégrant la direction du COL, ce qui “resserre encore plus une relation de longue date”, selon M. Trade.

“Le gouvernement est maintenant plus proche de nous (le COL), ce qui est fondamental pour financer la plus grande partie des travaux. Cela a amélioré le quotidien de notre relation”, a-t-il ajouté.

Aucun français parmi les 32 meilleurs joueurs UEFA !

L’UEFA vient de dévoiler sa liste des 32 footballeurs nommés pour l’élection du meilleur joueur de la saison. Et aucun Français n’est de la partie !

Les distinctions individuelles ne manquent sur la planète football. Et si le Ballon d’Or représente bien évidemment le nec plus ultra en la matière, d’autres récompenses sont prisées par les footballeurs. Et c’est ainsi que le trophée de meilleur joueur UEFA ne laisse personne de marbre. Certes moins glamour, ce titre reste apprécié. La saison dernière, c’est Lionel Messi qui avait là encore raflé la mise, s’offrant la première place devant Xavi et Cristiano Ronaldo.

Alors, qui aura droit aux faveurs de l’instance européenne pour la saison 2011-2012 ? Bien évidemment, les trois tauliers cités ci-dessus font partie de la liste des 32 joueurs présélectionnés publiée ce jour par l’UEFA. Une liste qui fait la part belle à l’Espagne, championne d’Europe en titre. Mais quelques surprises sont à noter malgré tout, avec notamment la présence du méconnu Leslie Davies, Gallois évoluant au Bangor City FC. En revanche, si même un tel élément s’offre une place de choix, aucun joueur français n’est de la fête. De quoi les faire méditer.

La liste des 32 joueurs :

Gardiens de but : Gianluigi Buffon – Iker Casillas – Petr Cech – Joe Hart

Défenseurs : Fabio Coentrão – Vincent Kompany – Pepe – Sergio Ramos

Milieux de terrain : Xabi Alonso – Jakub Blaszczykowski – Leslie Davies – Cesc Fabregas – Andres Iniesta – Shinji Kagawa – Frank Lampard – Luka Modric – Mesut Özil – Andrea Pirlo – David Silva – Yaya Touré – Xavi Hernandez

Attaquants : Sergio Agüero – Mario Balotelli – Didier Drogba – Falcao – Zlatan Ibrahimovic – Lionel Messi – Raul Gonzalez – Cristiano Ronaldo – Wayne Rooney – Fernando Torres – Robin van Persie

PSG: Zlatan Ibrahimovic, le jackpot potentiel pour les caisses de l’Etat

FOOTBALL – Sur la base d’un salaire de 14 millions d’euros nets par an, le Suédois participerait à l’effort national…

«On est loin de la fiche d’impôts de beaucoup de monde en France». Marylène Bonny-Grandil, avocate fiscaliste chez Altexis, s’est penchée sur les rentrées fiscales qu’engendrerait la signature au PSG de l’attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic. Sur la base d’un salaire net de 14 millions d’euros annuels, l’Etat français devrait s’en donner à cœur joie.

L’impôt sur le revenu et cotisations sociales: «On est dans le cadre de la législation sur la contribution exceptionnelle des hauts revenus», détaille Marylène Bonny-Grandil, qui sort donc calculette. Pour gagner 14 millions d’euros nets par an, il faut tabler sur un salaire brut de 25.407.000 euros. Le calcul est simple: une fois que le PSG aura fait la déclaration de son attaquant en ligne, l’Etat lui réclamera 11.407.000 euros au titre de l’impôt sur le revenu. Ensuite, les dirigeants parisiens ne devront pas oublier de régler leurs cotisations sociales. «Généralement, il faut tabler sur 30% du salaire brut», suggère Marylène Bonny-Grandil. Soit 7.500.000 euros que le PSG devra verser. Au total, l’Etat français peut espérer récupérer un peu moins de 19 millions d’euros par an si Zlatan Ibrahimovic se décidait à rejoindre la Ligue 1. 

L’éventuelle taxe Hollande: Le président devrait proposer un impôt exceptionnel, «la taxe Hollande», qui propose de taxer à 75% des revenus après le premier million. Si celui-ci n’est pas encore voté, il fait partie des promesses de campagne. Et dans ce cadre, le coût salarial d’Ibrahimovic exploserait. «Pour qu’il lui reste 14 millions dans sa poche, le coût total pour le PSG s’approche de 70 millions d’euros annuels», assure Marylène Bonny-Grandil. Sur cette somme il faudrait verser près de 40 millions d’euros d’impôts sur le revenu, sans oublier les cotisations sociales, qui s’élèveraient alors à 16 millions d’euros. Un véritable jackpot. 

Les astuces pour payer moins: Zlatan Ibrahimovic serait très avisé de postuler au régime dit des «impatriés». «Il est ouvert aux personnes qui s’installent en France pour exercer leur activité et qui n’ont pas été résidents dans les cinq années précédentes. On pourrait bénéficier d’une exonération sur le revenu qui est forfaitairement de 30%», assure Marylène Bonny-Grandil. Par ailleurs, le joueur serait exonéré d’ISF pendant cinq ans, soit la durée maximale envisagée pour son contrat au PSG, mais serait quand même imposé sur tous ses biens acquis en France (immobilier, actions…). Enfin, il y a peu de chance qu’il investisse réellement en France. «Les valeurs immobilières on ne sait pas trop, les placements financiers sans risque ne rapportent que 1% à 2%…», remarque la fiscaliste. Malgré tout ça, les plus fervents supporters du PSG sont sans doute à Bercy, au ministère des finances.

Antoine Maes

Fabio Capello nommé sélectionneur de la Russie.

L’Italien Fabio Capello, l’ex-sélectionneur de l’Angleterre, a été nommé à la tête de l’équipe de Russie, a annoncé lundi la Fédération russe de football, avec pour mission de qualifier la sélection nationale, éliminée au premier tour de l’Euro, pour le Mondial-2014. «Aujourd’hui, nous avons décidé de nommer Capello comme notre nouveau sélectionneur, a déclaré Nikita Simonyan, vice-président de la Fédération, à l’agence Itar-Tass. Nous l’attendons prochainement à Moscou pour finaliser les derniers détails de son contrat avant de le signer.»

L’Italien, qui succède au Néerlandais Dick Advocaat parti entraîner le PSV Eindhoven après l’Euro-2012, devrait toucher un salaire annuel de six millions d’euros, selon le quotidien russe Sport Express de la semaine dernière. Selon la même source, Capello, 66 ans, se trouvait à Moscou la semaine dernière pour des négociations avec les responsables de la Fédération et d’après Sport Express il aurait accepté d’inclure des techniciens russes dans son staff. Igor Shalimov et Dmitry Alenichev, qui ont joué en Serie A et parlent italien, semblent bien placés pour devenir ses adjoints.

Fabio Capello, qui avait dirigé l’AC Milan, l’AS Rome, la Juventus Turin et le Real Madrid, a pris en charge la sélection d’Angleterre en 2007, la conduisant en quart de finale du Mondial-2010 avant de la qualifier pour l’Euro-2012. Mais le 8 février, il a présenté sa démission à la suite de la décision de la Fédération anglaise de retirer le brassard de capitaine à John Terry, accusé de racisme. Le défenseur de 31 ans a été acquitté vendredi à Londres. La Russie, favorite du groupe A de l’Euro-2012, a été éliminée dès le premier tour après une surprenante défaite face à la Grèce (1-0).

Fifa/pots de vin: Blatter affirme ne pas pouvoir sanctionner Havelange.

Le président de la Fifa Joseph Blatter a affirmé jeudi ne pas pouvoir sanctionner son prédécesseur Joao Havelange, accusé par la justice suisse d’avoir, avec son ex-gendre Ricardo Teixeira, touché d’énormes pots de vin d’International Sport and Leisure (ISL).

Les attendus de la Cour suprême de Suisse rendus publics et publiés par la BBC mercredi indiquent que Joao Havelange, 96 ans et président de la Fifa pendant 24 ans jusqu’à l’élection de Joseph Blatter en 1998, touchait au moins 1,5 million de francs suisses (1,24 million d’euros) et Ricardo Teixeira, alors président de la Confédération brésilienne et vice-président de la Fifa, au moins 12,74 millions de FS (10,6 millions d’euros).

ISL, une société de marketing ayant l’exclusivité des droits pendant plusieurs Coupes du monde de football, avait fait faillite en 2001 avec une dette de quelque 300 millions de dollars (245 millions d’euros).

“Je n’ai pas le pouvoir de demander des comptes” à Havelange, a déclaré Blatter sur www.fifa.com. Le Congrès (de la Fifa) l’a nommé Président honoraire. Seul le Congrès peut décider de son avenir”.

Blatter a insisté sur le fait que de tels versements n’étaient pas illégaux en Suisse à l’époque et qu’ils “pouvaient même être déduits des impôts à titre de frais professionnels”.

Havelange, membre du Comité international olympique depuis 1963, occupait la présidence de la Fifa de 1974 à 1998 avant d’être remplacé par Joseph Blatter, le secrétaire général pendant de longues années.