Magalie Racine prend les commandes

Installée à la tête du ministère à la Jeunesse, aux sports et à l’action civique, jeudi, la ministre Magalie Racine a entamé son administration par une visite aux sélections nationales de jeunes logées au Centre Goal Sepp Blatter et les apprentis footballeurs de l’Académie de football « Camp Nou », construit par la chaîne de Télévision allemande SAT après le séisme du 12 janvier 2010.

Le ministre de l’Intérieur, David Bazile, a procédé, jeudi, à l’installation de la nouvelle ministre à la Jeunesse,aux sports et à l’action civique, Magalie Racine, à son poste au ranch de la Croix – des – Bouquets. Prévue à 10 h du matin, la cérémonie à dû être retardée afin de faciliter un huis clos entre le ministre sortant et le ministre rentrant. « Remerciant tous les cadres, employés et membres du personnel qui lui ont permis d’exercer sa mission, le ministre sortant, Jean-René Roosevelt, a fait un bref rappel de ce qu’a réalisé le ministère sous son administration tout en manifestant le regret de partir sans avoir eu le temps de finaliser les grands chantiers auxquels il avait rêvé, tels que la loi-cadre sur le sport, la loi sur la jeunesse, la loi sur le volontariat, la loi sur le civisme, l’institution d’une politique publique du ministère. « Je suis sûr que Magalie (si vous me permettez de vous appeler ainsi) va continuer dans cette voie », a-t-il conclu avant de souhaiter « Bonne chance », a la ministre rentrante. « Je suis heureuse aujourd’hui de me voir entourer de tous ces visages connus venus me soutenir. Je vous en remercie », a commencé la ministre rentrante, dans son allocution de circonstance. « Je remercie le président de la République, Joseph Michel Martelly, pour la confiance qu’il a placée en moi. Mes plus vifs remerciements vont aussi à l’endroit du Premier ministre, son excellence Laurent Salvador Lamothe, qui n’a pas hésité un seul instant à me compter parmi ses collaborateurs» a-t-elle continué. « Je profite du moment pour promettre à tous mes collègues du gouvernement mon entière et franche collaboration. A vous chers directeurs, cadres et employés du ministère, que je dirige dorénavant, merci pour votre chaleureux accueil, ce qui augure déjà une entière et franche collaboration. « Mwen konte sou nou nou met konte sou mwen », a-t-elle ajouté sous les applaudissements nourris du public. « Une tâche difficile nous attend, mais l’amour de la patrie n’est-il pas le levier qui permet de franchir tous les obstacles ? Ministère de la Jeunesse, des sports et de l’action civique, c’est tout un programme. En tant que mère de famille, je suis d’autant plus consciente de la noble tâche qui m’incombe. C’est d’apporter un soutien juste et solidaire à la jeunesse de mon pays. Soyez rassurés , mes enfants, comme je vous considère déjà, que vous aurez une oreille attentive à vos desiderata. Quant à la communauté sportive, vous n’êtes pas sans savoir que la base de l’éducation sportive est « mensana incorpore sano » « une âme sainte dans un corps saint » c’est notre devise. Le sport n’est-il pas la vitrine de toute communauté responsable ? Je serai attentive a vos besoins, attentive a vos suggestions, et je serai la porte -parole de vos revendications » Actions civiques, venons-en. Ou sont passées les valeurs d’antans, l’amour du drapeau, l’amour de la patrie, le respect mutuel des pères fondateurs de la patrie? C’est vrai que l’éducation commence dans la cellule familiale, mais nous, citoyens, citoyennes nous avons une responsabilité énorme envers nos enfants. « L’éducation doit être une tâche collective au sein de la quelle tout un chacun devra apporter sa pierre en vue de la construction de cet édifice gigantesque qu’est la nation haïtienne. Pour ce qui me connaisse un tant soit peu, Je ne suis pas versée dans les grands discours, les grandes envolées rhétoriques, mais je suis une femme d’action. Attendez moi sur le terrain et l’on verra. Ann trouse manch chemiz nou, ann mete granmoun sou nou ann mete kanson fer nou pou nou bay rezilta tèt kale » a-t-elle conclu sous de chauds applaudissements. Quelques minutes après son installation, la nouvelle ministre a rendu visite à la sélection nationale haïtienne des moins de vingt ans qui se prépare à quitter le pays le 26 janvier à destination du Mexique pour un stage en altitude en vue de la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du Monde des moins de vingt-ans. « L’Etat est avec vous, il vous appartient de vous concentrer sur la qualification », a-t-elle dit aux jeunes joueurs avant de poser avec eux. Elle a eu ensuite un entretien avec la sélection nationale des moins de 17 ans qui doit disputer, elle aussi, la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du Monde U17. Ensuite, elle a rencontré la sélection féminine , des moins de 15 ans avant de faire une tournée d’inspection de l’Académie de football Camp Nou construit par SAT qui sert aussi d’école classique primaire pour les enfants de la région, mais surtout d’école de football pour les jeunes recrutés en football par les responsables techniques de la Fédération. Si Madame la Ministre n’a pas eu le temps de visiter les locaux flambant neuf construit par la FIFA et qui hébergent le bureau fédéral, elle a quand même promis aux jeunes footballeurs d’être cette oreille attentive à afin qu’ils puissent mieux se consacrer au football et devenir les vitrines du pays à l’avenir.
Enock Néré nereenock@gmail.com twitter : @nenock
Credit: le Nouvelliste

Premier titre national du Valencia

La constance dans l’effort du Valencia de Léogâne fondé en juin 1972 aura provoqué une récompense proportionnelle : le premier titre national. Comme le veut une des lois de la vie, un succès consistant a le pouvoir de rendre légitimes et nécessaires les témoignages sur les temps de grande souffrance, dans le cas du Valencia : les difficultés financières, les sanctions disciplinaires de la FHF et, surtout, les séjours en Deuxième Division, quatre depuis 1989, et leurs lots de voyages sur des terrains improbables marqués entre autres par la raréfaction des supporteurs…Alors, certains vrais fans endurcis peuvent laisser couler quelques larmes de nostalgie qui métamorphosent les frustrations d’hier en dose de self-estime et qui, mêlées à celles de joie sur des joues attendries, définissent avec autorité la si difficile notion de bonheur.

C’est que les générations futures recevront le legs d’une histoire qui a commencé, dans la souffrance, en vert et rouge, avec des pionniers qui ont noms Claude « To » Coimin, Ferdinand Clément, René Antoine, Rodrigue Rousseau, Achille Casimir, Ducarmel Dorélien, le rouge laissant la place progressivement au blanc, sans doute pour marquer plus encore la différence avec le frère ennemi, le Cavaly, dont le rouge apparaît comme un attribut exclusif, et exécuter les recommandations des oracles toujours nombreux et écoutés quand les difficultés s’amoncellent. Il n’est pas impossible que certains de ceux-ci aient prévu que le Valencia devait être champion en marquant 67 buts, 67 comme l’ordre des lettres cumulées formant le mot valencia, 22e de v, 1e de a, 12e de l, etc.

Et les contraintes sportives ne s’annonçaient guère moins amères à l’orée de la saison 2012. Les clubs saint-marcois, le Baltimore et le Tempête, ne semblaient pas vouloir se proposer un autre régime que collecter les titres en jeu; le glouton FICA avait retrouvé sa place en Première Division ; l’Aigle Noir pouvait se prévaloir d’un effectif solide, et l’America des Cayes flirtait avec le titre depuis les deux saisons qu’il se logeait en Première Division. En outre, la réduction à 12 des locataires de l’élite et l’appendice à 6 d’une deuxième partie de saison étaient promesse d’un niveau de compétition ardue. Qu’on se le rappelle : les 6 premiers gagnaient automatiquement leur place en Super 8 Digicel et devaient se battre pour le titre en continuant avec les points cumulés, les 6 derniers idem mais pour gagner deux strapontins en Super 8 et éviter les deux dernières places de relégation après les 22 matchs de l’aller et du retour.

Les dirigeants du Valencia menés par Guston Jean-Louis s’empoignèrent des cornes du taureau par le recrutement de l’entraîneur Sonche Pierre, assisté d’un authentique fils de la maison Frantz Décembre, auxquels furent donnés les moyens d’une entame de préparation méthodique et scrupuleuse avant même que les autres concurrents recommencent à travailler. Renforcement musculaire en salle, footing, matériels didactiques sur le terrain d’entraînement pour des séances technico-tactiques et physiques, l’effectif avait montré de bons signes lors du « Tournoi de Solidarité » avec Léogâne endolorie par le séisme du 12 janvier 2010, organisé par l’OIM au Stade Sylvio Cator et remporté déjà par les Verts léogânais.

Cette bonne préparation n’aurait pas eu l’effet escompté sans des joueurs de qualité. En 2011 déjà, étaient recrutés Jean Robert Jean, Mardochée Pierre (Roulado) et Machenzie Duverger. Et à l’intersaison, le portier international capois Frandy Montrévil et Walson Augustin du Don Bosco, Sony Labranche de Tempête, le brillant arrière gauche international junior Dany Jean Maurice et Ronald Léandre de Carrefour, Walson Augustin de Tempête, les anciens Cavalystes André Amy (Don Bosco),Fritz-Gérald Alliance (Racing), Chadelson Charlemagne (Baltimore), vinrent renforcer le groupe qu’animaient avec un certain brio les Harold Sanon, Emerson Michel et Géraldy Joseph. Celui-ci aura été le plus méritant des champions 2012 en ayant été le plus régulier – il a joué tous les 32 matchs et a marqué 7 buts – un de moins que Walson Augustin (8), mais un de plus que André Amy et Emerson Michel (6 chacun).Jusqu’à l’un des internationaux les plus capés, Frantz Gilles du Cavaly, était sur les tablettes du Valencia, projet contrarié par l’intransigeance des dirigeants rouges. « C’est le Valencia de la reconstruction qui a remporté le titre », clame avec satisfaction Guston Jean-Louis.

Si le début de la saison fut marqué par une défaite à domicile infligée par le Fica lors de la troisième journée et le départ de Sonche Pierre après le 11e match alors que le futur champion était 9e dans un classement extrêmement serré à seulement 6 points du leader America, se souvient Jean-Louis, la suite fut d’une grande jouissance, d’autant plus que l’équipe alors entraînée par Frantz Décembre, ancien adjoint de Sonche Pierre, délivrait à chaque sortie un football de qualité salué par tous les observateurs. Au second tour en effet, les velléitaires America, Fica, Tempête, Baltimore, furent emportés par la vague léogânaise, championne mathématiquement à trois journées de la fin. Seule ombre au tableau : 6 points gagnés sur tapis vert aux dépens du Violette et surtout de Tempête, concurrent immédiat.

2012, année de tous les bonheurs, même si en demi-finale de Super 8 contre Tempête, un coup de Mardochée Pierre, selon l’arbitre assistant victime, a coupé l’élan victorieux, le Tempête se qualifiant sans avoir à jouer le match retour à Léogâne. Retour du bâton ? Peut-être. Retour du bâton aussi pour le Cavaly que le Valencia a pour la première fois battu en championnat national, 2-0 au premier tour. Comme si, vraiment, un bonheur ne vient jamais seul.

Six hommes forts du titre du Valencia

À part Guston Jean-Louis, incontestable numéro 1 du cercle dirigeant qui, selon ses propres mots, « reconstruit le Valencia depuis deux ans » par une politique de recrutement et de traitement salarial tous azimuts, Frandy Montrévil, le portier a joué un rôle capital par sa présence dans les 16 mètres et la qualité de ses prises de balle. Comme récompense, barré en Sélection par Johnny Placide, écarté lui-même de l’effectif du Havre en France, Montrévil a su cependant dépasser dans l’estime de Cantero l’entraîneur de la Sélection Nationale, Yves Marie Clervin de l’ASC et Guéry Rogemont du Tempête.

Si Jean Dany Maurice à gauche de la défense et Mardochée Pompée, à droite, plaisent par leurs qualités techniques et leur enthousiasme, ce qui augure pour eux un bel avenir s’ils savent travailler leurs points faibles, la force en ce qui concerne le premier, et la concentration dans la tâche purement défensive pour le second, le vrai chef de la défense, celui qui inspire confiance au portier, la crainte chez les attaquants, il s’appelle Mackenzie Duverger, un vrai bloc de muscles, généreux dans le jeu aérien, heureux dans le corps-à-corps au sol. Il est évident que si l’ancien champion avec Tempête s’applique dans le travail technique, comme avant lui, avait su le faire un certain Pierre Richard Bruny, il deviendrait incontournable à l’une des trois responsabilités en défense centrale de la Sélection Nationale.

Au milieu du terrain, Harold Sanon expose la première qualité requise d’un médian défensif : la sobriété. Les gestes du garçon se veulent dépouillés, justes et précis. Peut-être lui faut-il un peu plus de hargne dans le duel, mais son placement compense largement. Si durant toute la saison, sur les terrains plus ou moins potables, on a reconnu de la qualité au jeu du Valencia, Sanon y est pour quelque chose en qu’il s’est toujours soucié à épurer les ballons hasardeux qui lui parviennent par des rebonds ou des passes aléatoires, et permettre ainsi aux André Amy et Walson Agustin de continuer le travail par des actions dangereuses et des buts.

André Amy est parti du Cavaly il y a deux ans pour gagner les rangs du Don Bosco où il avait semblé confirmer être un joueur fini tant ses prestations ne traversaient guère les limites de l’acceptable. Athlète filiforme doué d’une détente verticale hors du commun haïtien, il n’était pas dangereux du temps de sa splendeur cavalyenne que par ses buts de la tête. Dans les rangs du Valencia, et souvent dans une position de 9 et ½ il a retrouvé sa verve et marqué 7 buts, dont un d’une frappe magistrale contre son ancienne équipe le Cavaly, ce qui vaut un pesant d’or dans le contexte de la rivalité locale.

Walson Augustin avait été monnayé son talent au Baltimore de Saint-Marc quand il abandonna son Don Bosco originel. Il lui manquait la proximité de Port-au-Prince. Il saisit l’offre du Valencia pour retourner dans l’Ouest où il a fait valoir sa vivacité et sa malice. Toujours à la limite du hors-jeu, un peu à la, ses courses diagonales troublent considérablement les défenseurs adverses. Il a gagné cette année en lucidité devant le but, d’où ses 8 buts alors qu’une vilaine blessure au genou gauche lui a ravi quelques matchs et sa participation en Sélection Nationale en octobre.

Mais l’homme de la saison du titre du Valencia, aux yeux de tous les fans et des observateurs neutres, s’appelle Géraldy Joseph. Régulier grâce à la souplesse musculaire et articulaire d’un corps fin mais résistant, il a joué tous les matchs de son équipe sans se laisser distraire par l’attitude des arbitres ou les gestes d’anti jeu des adversaires, toutes choses qui peuvent provoquer l’accumulation de cartons. Sa fine technique de gaucher et son sens du mouvement offensif ont été les compléments idéals à la sobriété de Sanon le milieu défensif. Avoir marqué 6 buts cette saison marque peut-être un tournant dans sa carrière, lui n’arrive toujours pas à se créer une place en Sélection Nationale.

Patrice Dumont

«Tigresses » remporte le championnat national

« Tigresses » remporte le championnat national
En disposant d’Essentiel 2-1 mercredi en match comptant pour la 15e journée du championnat national de football féminin, les Tigresses remportent l’édition 2012 du championnat national de football féminin et se succèdent au palmarès de la compétition.
Pour espérer remporter le championnat national de D1 féminin pour la première fois de son histoire, Essentiel avait besoin d’une victoire contre les Tigresses, mercredi, lors de la 5e journée du Super Quatre, soit l’équivalent de la 15e journée de la saison.
S’ils n’étaient pas nombreux à faire le déplacement mercredi pour venir soutenir leur formation, Essentiel a pu quand même compter sur quelques spectateurs qui rêvaient encore que cette saison serait la bonne pour leur formation favorite. Avec seulement que deux points de retard par rapport aux Tigresses, Essentiel pouvait nourrir toutes les ambitions.
Cependant, Tigresses comptait non seulement 2 points d’avance sur Essentiel avant la rencontre du mercredi, mais aussi avait en plus, l’expérience. Au stade Sylvio Cator, mercredi, c’est donc une formation des Tigresses plus déterminé qu’aborde la rencontre plus agresesive, mieux inspirée et plus ambitieuse Tigresses offre un jeu plus ou moins cohérent tout au cours de la partie. Dans les buts, Gina Montinard s’est montrée plus présente; en défense, Natacha Cajuste, Ruth Derozin et ses autres coéquipières ont pu faire oublier les absences conjuguées de Carmela Aristilde et de Fiorda Charles.
A la récupération, Joanne Schmidt Charles s’est montrée à la hauteur de sa tâche même si elle n’a pas l’expérience de Lovely Placide. Wisline Dolcé, si elle n’a pas eu son rayonnement habituel, a su quand même tirer son épingle du jeu. Et, si Mona Bercier a montré quelques ratés en comparaison avec la saison dernière sur l’aile gauche, Eline Bellevue a assuré sur l’aile droite. Kensie Bobo dans l’axe a su faire oublier l’absence de Sofia Batard, blessée et Soline est toujours présente.
Consciente de l’enjeu de la partie, Essentiel a pu résister pendant une mi-temps, mais trop timorées les coéquipières de Nerlande Emmanuel ont flanché en seconde période. La présence de Nuella Anténor dans les buts, de Miguelita Fanord en défense centrale et de Roselord Borgella dans l’entre-jeu, n’ont pas changé la donne. C’est la jeune Hinchoise, Joanne Schmidt qui ouvre le score à la 51e minute mettant ainsi les Tigresses sur orbite. Menant 1-0, les joueuses de Rosemond Pierre se montrent plus présentes et même si Roselord Borgella parvient à battre Gina Montinard, cela ne comptera que pour l’honneur. Mona Bercier aggrave le score en faveur des Tigresses qui s’imposent 2-1 et se succèdent à elles-mêmes au palmarès. Essentiel ne prendra que la 2e place pour la 2e saison d’affilée.
Et Valentina dans tout ça.
Depuis le départ de Luc Elie Dorléans, Valentina se cherche mais ne se retrouve plus. A part Hayana Jean-François, qui devient de plus en plus performantes  Mikerline qui a de l’avenir et la portière Immaculée Chery, Valentina ne présente plus qu’une somme d’individualités sans  vraiment une équipe. Wilner Lamarre n’a pas su permettre à l’équipe de redevenir celle qu’elle a été entre 2008 et 2010. faire de cette équipe celle qu’elle a été entre 2008 et 2010. Avec lui, aux commandes, Valentina ne vaut plus que la 3e place comme le justifient les résultats durant deux saisons d’affilées.
Lors de la prochaine et dernière journée, il conduira Valentina contre une formation des Tigresses déjà championne dans une rencontre où les joueuses comme les entraîneurs devront se racheter aux yeux du public, en produisant un spectacle de qualité et digne du talent des deux équipes Lors de leur dernier face-à-face, Valentina et Tigresses avaient joué le match de la honte en produisant un jeu truffé d’anti-jeux: les joueuses passaient la plus grande partie de la rencontre couchées sur la pelouse sous prétexte de blessures inexistantes et  l’arbitre avait largement montré sinon une mauvaise fois dans la gestion de la rencontre du moins une grande incompétence.
Enock Néré nereenock@gmail.com twitter : @nenock

Credit : le Nouvelliste

Les U20 et les U17 en préparation

Les sélections nationales haïtiennes U-17 et U-20 disputent depuis le 18 décembre, un tournoi amical de préparation en compagnie d’une sélection de Saint-Marc et d’une autre en provenance de Léogane.

Chaque concurrent disputera trois rencontres (une toutes les 48 heures) et le meilleur classé remportera la compétition. Pour sa première sortie, la sélection nationale des moins de 17 ans qui vient de reprendre sa préparation a subi la loi de la sélection léoganaise 2-1. Quant aux U-20, ils menaient 1-0 aux dépens de la sélection de Saint-Marc mardi mais une coupure d’électricité avait interrompu la rencontre et les organisateurs s’étaient arrangés pour partager les points 1-1 entre les deux sélections.

Jeudi, la sélection nationale des moins de 17 ans a longtemps mené 1-0 aux dépens de la sélection de Saint-Marc, grâce à une réalisation de Jean Wisner Dérival. Mais la formation représentative du Bas-Artibonite est parvenue quand même à sauver le match nul en fin de rencontre.

« Nous manquons de rythme vu que nous n’avons pas repris les entraînements trop longtemps et qu’ensuite on travaille surtout l’aspect physique maintenant mais il nous manque les phases technico-tactiques », a révélé l’un des maîtres à penser de cette sélection qui pourtant s’était montrée en petite forme depuis le début du tournoi.

La sélection nationale haïtienne U-20 a de son côté battu la sélection de Léogane 1-0 dans un match disputé et rude. Avec cette victoire, les U-20 prennent logiquement la tête de la compétition en attendant de croiser le fer avec la sélection nationale des moins de 17 ans samedi soir. Les U-20 se trouveront sans doute contraints à la victoire s’ils veulent terminer en tête dans la compétition, car, tout match nul consécutif à une victoire de la sélection léogânaise aux dépens de la sélection de Saint-Marc ouvrirait la porte du titre aux Léoganais.

La sélection nationale des moins de 20 ans prépare la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du Monde qui le mettra aux prises avec les Etats-Unis au Mexique à la fin du mois de janvier 2013. La sélection nationale des moins de 17 ans prépare, elle, la dernière phase des éliminatoires de la Coupe du monde de la catégorie à Panama en avril 2013.

Enock Néré/nereenock@gmail.com twitter : @nenock
Credit: le Nouvelliste

Digicel – Marché Ti Tony, le choc du week-end

Battue sévèrement par celle de Bongu (50-77), l’équipe de Digicel, double tenante du titre, affrontera la solide formation de Marché Ti Tony, championne de la deuxième édition en 2010 dans un match qualifié par les observateurs du ballon orange finale avant la lettre.
Les équipes de Télémax, de Bongu, de La Couronne et fr Riz Méga ont été les grands gagnants de la troisième journée du championnat de basket corporatif organisé par l’Association haïtienne de basketball corporatif (ASHBAC).
Pour l’occasion, la formation de Télémax a surpris tout le monde en venant à bout de l’équipe de la Police nationale d’Haïti (81-72). Il s’agit de la première victoire des protégés de Grégory Fanfan. Ils seront exemptés lors de la troisième journée programmée pour ce week-end.
De son côté la Digicel a fait pâle figure lors du dernier week-end. Les doubles tenants du titre étaient tombés sur une pimpante et solide équipe de Bongu. La bande à Jean Ronald Eliacin avait baissé pavillon face à Bongu sur un écart de 27 points, soit 50-77.

Il s’agit de la plus lourde défaite de Digicel dans la compétition. Paradoxalement, elle a une importante rencontre à jouer ce dimanche face à Marché Ti Tony qui était exempté le week-end écoulé. « On est motivé pour faire une grande fête avec la Digicel », a commenté Antoine Bennet avant d’ajouter : « Un match Digicel-Marché Ti Tony n’est pas joué d’avance ».
Toujours pas de victoire pour les Saint-Marcois de TV Dynasty. Ces derniers avaient subi la loi de l’équipe de La Couronne (85-73) et l’équipe de Riz Méga avait fait la plus forte impression du week-end écoulé en gagnant 122 points contre 55 face à la modeste équipe de Volontariat pour le développement d’Haïti (VDH).
A suivre également, l’autre match-phare du week-end, la SOGEBANK, championne de la première édition en 2009, aura à rencontrer l’équipe de Riz-Méga qui a le vent en poupe en ce début de championnat.
Résultats de la 2e journée
Samedi 8 décembre 2012
Police nationale – Télémax : 72-81
Digicel – Bongu : 50-77
Dimanche 9 décembre 2012
Dynasty TV – La Couronne : 73-85
Riz Méga – VDH : 112 – 55
Calendrier de la 3e journée
Samedi 15 décembre 2012
Dynasty TV – VDH :
La Couronne – Bongu :
Dimanche 16 décembre 2012
SOGEBANK – Riz Méga :
Digicel – Marché Ti Tony :

Légupeterson Alexandre
 Credit: Le Nouvelliste

La Sélection nationale senior en grève

La Sélection nationale senior qui doit disputer ce vendredi 14 décembre à Antigua et Barbuda les demi-finales de la Coupe des nations des Caraïbes face à leur homologue cubaine est en grève. Les Grenadiers réclament leurs primes de qualification.

Contacté par téléphone, Carlo Marcelin, secrétaire général de la Fédération haïtienne de football (FHF), a confirmé cette information. Il a annoncé que la fédération est actuellement en pourparlers avec l’État haïtien pour voir dans quelle mesure la réclamation des joueurs serait satisfaite avant le coup d’envoi des demi-finales. Monsieur Marcelin a tenu à signaler que tous les joueurs ont reçu leurs primes de match.

À rappeler que les Haïtiens avaient fait match nul (0-0) avec Trinidad et battu la République dominicaine (2-1) et Antigua (1-0) lors des matches de groupe. Ce vendredi, à Antigua Recreation Ground (St. John’s), la sélection nationale senior affronte la sélection cubaine. En cas de succès, le Onze national jouera le 16 décembre la finale contre le vainqueur du match opposant la Martinique au Trinidad.

Est-ce que les protégés (les Grenadiers) du sélectionneur cubain Blake Cantero peuvent rééditer l’exploit de 2007 que le sélectionneur cubain Armelio Garcia avait réalisé avec la Sélection nationale senior en remportant le trophée de la Coupe caraïbe des nations appelé « Digicel Cup » ?

Gérald Bordes

Haïti – Antigua (1-0), l’affront est lavé.

L’antre de l’Antigua Recreation Ground (Saint-John’s) a été mardi soir le théâtre d’un évènement majeur puisque la sélection locale d’Antigua & Barbuda a été éliminée en phase de poule par les Grenadiers d’Haïti qui en ont profité pour faire d’une pierre trois coups. C’est-à-dire, prendre leur revanche aux dépens du pays hôte, se qualifier pour les ½ finales de la coupe Caraïbes des nations mais aussi, valider leur billet pour disputer la 12e édition de la plus lucrative compétition au niveau des sélections nationales de la CONCACAF, la Gold Cup qui se jouera du 7 au 28 juillet 2013.

Ecartée au second tour des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014 par l’équipe d’Antigua & Barbuda (1-0 et 1-2), la sélection haïtienne de football avait pour mission de rendre la pareille aux Antiguayens. Dans leur fief et devant leur public, ils ont été éliminés et battus (1-0) par les Grenadiers suite à un but signé par l’inévitable Peguero Jean-Philippe (18’), son deuxième dans la compétition, et ce pour la plus grande déception de leurs fans.
L’équipe locale a beau essayé en première période et surtout en deuxième mi-temps de sortir le grand jeu elle n’a finalement rien pu faire face à la détermination d’une équipe haïtienne revancharde et assoiffée de faire son come-back dans la cour des grands. Privés de l’édition 2010 de la Gold Cup, les Grenadiers sont assurés de jouer la plus prestigieuse compétition au niveau de sélections nationales de la Confédération d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes de football (CONCACAF). Il s’agit de la Gold Cup. Tout compte fait, l’affront est lavé, et l’équipe d’Antigua se souviendra longtemps de cette élimination prématurée dans une compétition dont elle a été le pays hôte. Comme les Haïtiens, les Antiguayens sont en mesure désormais de savoir le tort qu’ils ont causé aux Grenadiers en les privant de la troisième phase des éliminatoires de la coupe du monde de la FIFA, Brésil 2014 le 11 /11/11 (11 novembre 2011).
L’autre qualifié du groupe A se nomme, Trinidad & Tobago. Ce dernier a mis un terme à la belle aventure de la République dominicaine, battue (2-1).
Grenadiers et Socca Warriors sont logiquement en ½ finales et ils attendent les qualifiés du groupe B. Les Haïtiens affronteront le deuxième du groupe B alors que les Trinidadiens s’opposeront au leader du groupe en question.
Comme ce fut le cas lors des deux tours préliminaires de cette compétition, les Grenadiers terminent en tête de leur groupe avec (7) points, trois buts marqués pour un encaissé. Avant d’aborder les 1/2 finales de la compétition reine de la zone programmées pour le vendredi 14 décembre au Sir Vivian Richards Stadium, l’équipe haïtienne n’a connu qu’une défaite (0-1) face à la Guyane française au terme des dix derniers matches disputés entre le 17 novembre 2011 et le 11 décembre 2012. Bilan : 7 victoires, 2 nuls et 1 défaite, 20 buts marqués et 5 encaissés.
Autant dire, les Grenadiers qui doivent observer deux jours de repos, ont donc rendez-vous avec l’histoire. Ils sont à deux matches de remporter pour la troisième fois la coupe Caraïbes des nations après leur victoire respective face à Suriname (1-0), le 19 novembre 1979, but de Canès Vélima, Trinidad & Tobago (2-1), le 23 janvier 2007, buts d’Alexandre Boucicaut et de Brunel Fucien.
Signalons qu’ils sont deux, les joueurs ayant participé à l’épopée 2007 qui sont présents au sein de l’équipe nationale. Il s’agit du revenant Fucien Brunel et de l’emblématique capitaine du Baltimore, Peter Germain.
Résultats de la 3e et dernière journée du groupe A
Mardi 11 décembre 2012
Trinidad & Tobago – Rép. dominicaine : 2-1
Antigua & Barbuda – Haïti : 0-1
L’équipe haïtienne : Johnny Placide (GK/Cap)- Mechack Jérôme, Judlin Aveska, Olrish Saurel (Pascal Milien /90+2), Jean Garry Rubbin- Peter Germain, Jean-Marc Alexandre, Jean Sony Alcénat, Monumat Constant Junior- Léonel Saint-Preux (Fritznel Louis/ Brunel Fucien/ 85’) et Jean-Philippe Peguero (Frantz Bertin/90+4).
But : Peguero Jean-Philippe 19’
Avertissements : Méchack Jérôme 84’ (Haï) et George Dublin 68’ (Ant)
Classement
1-Haïti : 7 points 3BP – 1BC (+2)
2-Trinidad : 4 pts 2BP – 3BC (-1)
———————————————————
3-Antigua : 3 pts 3BP – 3BC (0)
4-Rép. dominicaine : 3 pts 4BP – 5BC (-1)

Légupeterson Alexandre
Credit: le Nouvelliste

Haiti se rapproche de la Gold Cup

En dominant la République dominicaine 2-1, dimanche dans le groupe A pour sa 2e sortie dans la phase finale de la 18e Coupe des Nations caribéennes, la sélection nationale haïtienne s’est rapprochée des demi-finales de la compétition et, du même coup, d’une qualification pour la Gold Cup.

A Saint-Jhon, c’est Léonel Saint-Preux qui ouvre le score à la 10e minute pour la formation haïtienne. Cependant, la joie de la sélection nationale est de courte durée puisque les Dominicains pendules à l’heure  deux minutes plus tard par l’intermédiaire de Kerby Rodriguez et Haïti perd l’avantage. 6 minutes avant la fin de la première période, Péguero Jean-Philippe redonne l’avantage à la formation haïtienne et le score sera de 2-1 en faveur d’Haïti à la mi-temps.

En seconde période, la formation haïtienne a souffert, certes mais est parvenue à conserver son maigre avantage jusqu’au coup de sifflet final. Haïti s’impose 2-1 et prend la tête du groupe A avec 4 points, conservant ainsi l’espoir d’accéder en demi-finale.

Dans l’autre match du groupe, Trinidad a subi le réveil brutal d’Antigua qui le boute pratiquement hors de la compétition en le dominant 2-0. Battu 2-1 par la République dominicaine, Antigua, qui souhaitait s’assurer une qualification pour les demi-finales avant de rencontrer Haïti, se trouve dans l’obligation de jouer sa place en demi-finale contre la sélection nationale haïtienne.

Certes, l’équipe haïtienne n’a plus besoin que d’un nul mardi pour accéder en demi-finale. Cependant, face à Antigua qui l’avait  éliminée de la Coupe du Monde 2014 après un match décevant à Saint-John, l’équipe haïtienne a aussi une revanche à prendre et doit surtout éviter tout risque d’un retour des Dominicains face à Trinidad.

C’est donc un match décisif que la sélection nationale haïtienne livrera mardi soir contre Antigua avec pour objectif une victoire pour s’assurer la tête du groupe et éviter le vainqueur de l’autre groupe en demi-finale jeudi.

Enock Néré nereenock@gmail.com twitter : @nenock
Credit: Le Nouvelliste

Séjour de 3 jeunes Léogânais en Corée

A l’invitation du contingent coréen de la Minustah (Rokengcoy), 3 jeunes originaires de la région de Léogâne,  Roodnie Sanon, 17 ans, Bolivar Saintilus, 18 ans, et Vladimir Ulysse, 20 ans, ont effectué un séjour d’une semaine en Corée du Sud. Ce voyage leur a été offert pour saluer et récompenser leur statut de lauréat acquis à partir du travail  fourni à l’école montée par le  Rokengcoy, école qui offre des cours en trois disciplines (informatique, pilotage d’engins lourds et taekwondo). Ces jeunes étaient accompagnés des secrétaires d’Etat à l’Education nationale, Mme Marina Gourgues, et à la Coopération, M. Robert Labrousse.

Un intéressant et instructif programme de séjour avait été préparé à l’intention des visiteurs, lesquels furent amenés à prendre contact avec divers aspects de la vie coréenne et à se pénétrer des ressorts qui ont élevé, en moins de trente ans, un pays quémandeur d’assistance au rang de celui de donneur d’aide.

Les jeunes Léogânais, qui sont à leur premier voyage en dehors d’Haïti, sont allés d’émerveillement en émerveillement. Leur plongée dans certains grands centres industriels, commerciaux, d’information et de télécommunication tels que le Samsung D’light, la fameuse tour de Séoul, le siège de la Télévision nationale de Corée, leur a fait découvrir un monde fort éloigné de leur univers habituel, un monde où la technologie réalise des miracles qui font admirer la civilisation moderne.

Ils ne furent pas les seuls à s’en réjouir. Car, outre l’élargissement de vision qu’a procuré le contact avec une société en expansion continue, les officiels qui les coiffaient ont, intellectuellement et sur le plan de la planification gouvernementale, beaucoup tiré  du voyage.

 Les entretiens avec les responsables du Centre du Saemaul Undong, organisme qui a orchestré l’essor de la Corée,  ont permis de mieux comprendre les mécanismes, méthodes et programmes, mis en branle pour arriver à cet essor. Et les rencontres avec les dirigeants de la BaMI, une organisation non gouvernementale qui était venue en Haïti après le séisme du 12 janvier 2010, donnent à augurer d’une relance significative de la coopération haïtiano-coréenne. Tout aussi éclairant a été le dialogue avec le professeur Won Ho Kim, recteur du Hankuk University of Foreign Studies, dialogue dans lequel ont été creusées les perspectives de renforcement des liens entre les deux pays.

On ne finirait pas de parler des attentions dont fut l’objet la délégation haïtienne. Dîner offert par le major général des Forces armées coréennes, Lee Sun Jin, qu’entouraient de hauts gradés de l’état-major. Réception par le président de la Fédération coréenne de Taekwondo, M. Wong-Sik Kang. Visites guidées au musée national, au palais impérial, au Musée de la Guerre. Promenade en bateau-mouche. Le tout agrémenté de l’exquise urbanité coréenne. Sans oublier le plaisir qu’a donné la dégustation de l’excellente cuisine coréenne. Pour couronner cet ensemble d’amabilités, le spectacle présenté à la Maison de Corée par le « Korean Traditional Art performance » enchanta les yeux, le cœur et l’esprit.

Tout avait été agencé pour que les jeunes lauréats de Léogâne réalisent, comme Alice, un voyage au pays des merveilles. Et il ne fait pas de doute que ce séjour en Corée s’est inscrit en traits indélébiles dans leur esprit et leur imaginaire.

Louis Calvet
Credit: Le Nouvelliste

Péguero Jean-Philippe : J’espère pouvoir faire mieux la prochaine fois

Propos recueillis par Enock Néré nereenock@gmail.com
Auteur de cinq buts en trois matches, Péguero Jean-Philippe a été la surprise du sélectionneur Blake Cantero au public haïtien. Pourtant, c’est avec humilité que le joueur évalue sa compétition, juge sa performance tout en caressant l’espoir de faire mieux la prochaine fois.

Péguerro, vous sortez pratiquement de votre retraite pour venir jouer en sélection. Beaucoup vous voyaient au passé simple et pourtant vous choisissez de répondre à l’appel en sélection. Pourquoi ?

Péguero Jean-Philippe : Je voudrais remercier le ciel pour cette victoire. Je souhaite dédier la victoire à ma mère car, quand j’ai répondu à l’appel, gagner la rencontre de ce soir restait ma principale motivation. On a joué une première période où j’étais un peu isolé et on n’a pas pu scorer mais aux vestiaires on a mis les points sur les « i »  et on a gagné.

Cela ne vous nuit pas d’être seul en pointe ?

Péguero Jean-Philippe : Cela ne m’ennuie pas. J’ai seulement besoin d’un peu plus de soutien de la part des joueurs qui jouent autour de moi. Parfois, quand on reçoit le ballon on a besoin que les autres arrivent pour avoir plus de possibilités car en tant qu’attaquant il peut arriver qu’on soit en position de marquer, mais des fois on peut se retrouver en position d’effectuer la dernière passe et on a besoin de trouver quelqu’un à qui donner cette dernière passe. Les fans peuvent constater par exemple que la seconde période (face à Porto Rico) fut meilleure au niveau de la finition que la première.

On sait que vous êtes en délicatesse avec votre genou. Dites-nous comment Péguero Jean-Philippe a-t-il accueilli sa convocation en sélection ?

Péguero Jean-Philippe : Vous savez, quand on parle de la sélection nationale haïtienne, on parle de Péguero Jean-Philippe dans la mesure où c’est la sélection du pays qui m’a vu naître. Je suis toujours prêt à donner le meilleur de moi-même  pour cette sélection et, quand je suis sur la pelouse, je fais ce que je peux. Je me donne à fond. Le match se joue pendant qu’on est sur la pelouse, pas après, donc, je me dis toujours que je dois me donner au maximum pour ne pas éprouver des regrets ensuite et me dire que cette rencontre perdue, j’aurais pu la gagner si je m’étais donné un petit peu plus. Ce que je donne sur un terrain de football, c’est ce que je peux donner. Maintenant je suis si content de nous voir passer ce premier tour.

Vous savez que le public va nourrir un peu plus d’espoir pour le second tour. Comment vous, principalement, avec votre genou, comptez-vous vous préparer en conséquence ?

Péguero Jean-Philippe : Pour mon genou, il ne m’ennuie pas tellement. Les entraîneurs connaissent mon problème. Ils font un travail particulier avec moi et m’évitent ce que mon genou ne peut supporter. Je prends soin de mon genou avec l’aide de gens compétents en la matière et j’y applique de la glace après chaque séance d’entraînement. Peu à peu je vais me reprendre physiquement afin de m’améliorer au second tour et surtout donner un meilleur rendement lors de la seconde phase.

Qui est Péguero Jean-Philippe ?

Péguero Jean-Philippe : Péguero Jean-Philippe est un footballeur haïtien, né aux Gonaïves et qui a grandi à Port-de-Paix. Il vit actuellement aux Etats-Unis avec sa famille. Il est sur le point de rejoindre le Don Bosco avec lequel il a débuté sa carrière de footballeur avant de rejoindre la MLS à via Colorado Rapids, ensuite New York Red Bulls avant de partir jouer en Europe à Brondby, au Danemark. C’est au Danemark qu’il s’est grièvement blessé au genou en 2006. Après deux ans de théraphie, il est retourné au Danemark en 2008 mais s’est encore fracturé et est donc contraint d’arrêter de jouer à ce niveau.

Péguero sait aussi que le public haïtien souhaitait voir le grand attaquant que fut Péguero Jean-Philippe dans le passé et qu’il n’a pas eu l’opportunité de le voir. Cependant, l’actuel Péguero est en train de travailler pour pouvoir offrir au public haïtien un meilleur visage même après sa blessure qui l’a maintenu un peu éloigné du terrain.

Péguero est-il marié ? A-t-il des enfants ?

Péguero Jean-Philippe : Péguero n’est pas marié, il est père d’un enfant.

Propos recueillis par Enock Néré nereenock@gmail.com

Portrait Une coupe de cheveux lui permettant d’inscrire son initial derrière la tête ainsi que le dossard qu’il a porté durant le premier tour des éliminatoires de la Digicel Cup des Nations caribéennes, Péguero Jean-Philippe déambule torse nu dans les vestiaires du stade tout en boitillant du pied gauche. Son crâne dégarni n’a plus besoin des services d’un coiffeur. Les gouttelettes de sueurs continuent à tomber de son menton sur ses épaules bien travaillées, mais tout à sa joie il oublie et sa blessure et les sueurs, et la douleur. En transformant le penalty qui ouvre le score face à Porto Rico, il inscrit son 5e but en 3 matches du premier tour des éliminatoires dans le Groupe I (son 18e but en 22 apparitions en sélection nationale haïtienne) et aide son pays à se qualifier pour le second tour haut la main, après trois années sans la moindre sélection. Et pour un retraité sur blessure, c’est énorme. Pourtant le natif des Gonaïves sait qu’une bonne partie du public estimait qu’il n’avait pas sa place dans le groupe, mais aujourd’hui, il savoure le plaisir d’avoir pu aider son pays et surtout caresse l’espoir de pouvoir continuer à faire de son mieux pour défendre les couleurs du pays qui l’a vu naître. Péguero Jean-Philippe Nom : Jean-Philippe Prénom : Péguero Date de naissance : 29 septembre 1981 Lieu de naissance : Gonaïves (mais il a grandi à Port-de-Paix) Poste : attaquant Palmarès : Champion national en 2003 avec le Don Bosco de Pétion-Ville.
Credit: Le Nouvelliste