Révolution

Mon coeur, pourtant, continue de réfléchir intensément… Il se palpite au rythme des malversations récurentes et répugnantes de ces incompétents bouchés à l’émeri. J’en ai ras le bol de leur *charognardisme*, leur *gloutonisme*, leur *népotisme* Finalement… Je pense à appeler l’empereur pour m’aider à combattre les nantis qui envahissent notre terre et, nous privent du bonheur qu’il a toujours rêvé. C’est la période la plus cauchemardesque de mon existence, celle de la grande souffrance. La justice populaire qui était en cavale Est réappréhendée et remprisonnée par les “esclaves du Mal et du désespoir.La justice est bafouée par des hommes sans conviction qui acceptent de plier l’échine pour s’asseoir parmi les pachas. A travers mes lunettes dessaliniennes, je regarde mon PEUPLE zombifié et sacrifié, appauvrit par des barbares qui le rongent depuis des lustres.

*Waldeme JOSEPH*

 

Un bébé qui grandit bien

Radyonou, la radio des gens de bien sur le net

Aujourd’hui Radyonou, le bébé de mèt GT, vient de franchir le cap des 5 ans. On dit que que c’est une période de fragilité tant les risques de turbulences sont élévés. Si pour les entreprises c’est le délai qu’on se donne pour sortir de la zone rouge, et pour les enfants la fin d’une ère truffée de danger de toute sorte, dans la vie d’une radio comme Radyonou ce fut le temps de séduire tous les gens de bien sur le net. Entre le lancement ce 20 avril 2012 et aujourd’hui, des milliers d’heures d’antenne se sont enchainées à la seule force du dévouement d’un homme, la motivation de quelques uns et la satisfaction constante et grandissante de centaines d’autres. Avec le temps, Radyonou s’est imposée comme une référence pour les activités culturelles de la cité auxquelles elle apporte un soutien sans faille en leur offrant notamment une résonnance à nulle autre pareille sur ses ondes. Radyonou c’est de la bonne musique et le haut lieu du Tropicana d’Haiti. Radyonou c’est aussi le pilier sur lequel Yogann ap Pedale s’est appuyer pour devenir un franc succès dès sa première édition. Elle a su fédérer dizaines d’amoureux du vélo pour rappeler à la ville le temps d’une matinée que le vélo et nous avons une longue histoire à préserver. L’invitation est d’ores et déjà lancée pour le 1er Avril 2018 pour la seconde édition. Souhaitons donc une longue vie à Radyonou, du courage à Mr Gerald Toussaint pour son abnégation, de la motivation à tous ceux et celles qui contribuent à faire vivre cette initiative, et par-dessus tout de la persévérance à ces milliers d’auditeurs sans qui Radyonou n’existerait pas. Merci de partager notre passion et notre motivation, votre fidélité est notre carburant sur la route vers la réussite. Joyeux Anniversaire à Radyonou et bonne fête à vous chers fidèles auditeurs !!!

 

Fersam Allifleur

Haïti – Brésil : au-delà de la défaite, un moment historique

Hier c’est produit un évènement historique à mon avis. Bien sûr, je connais le score.

Comme quoi le foot sera encore longtemps catalyseur de valeur, pourvoyeur de rêve et producteur de spectacle. Quand j’ai regardé en février dernier le reportage d’une chaine payante sur la 1ère qualification d’Haïti dans cette compétition majeure qu’est la Copa America, j’avais presque les larmes aux yeux. Cette victoire, et la qualification qui en a découlé, symbolisait l’espoir de tout un peuple dans un pays qui vivait un moment compliqué mais tellement courant de son histoire politique.

Au hasard d’un tirage au sort, certains supporteurs haïtiens devaient faire face à l’un des plus gros challenges de leur vie de fan. Leur équipe nationale face à leur équipe de cœur à qui ils ont donné tant voire tout depuis toujours dans les grandes compétitions, un choix entre habitude et exotisme, entre sentiment d’appartenance et passion assumée. Beaucoup n’ont pas su, certains n’ont pas pu faire ce choix préférant laisser le rêve guider leur choix pour finir dans une joie mesurée quoi qu’il arrive à moins qu’un nul salutaire vienne sceller le statu quo.

Je ne retiendrai pas le score 7-1 qui me rappelle d’ailleurs un souvenir pas si lointain et qui vient confirmer la théorie selon laquelle la loi de la nature que les grands mangent les petits. Je passerai également à pieds joints sur des commentaires petits à la hauteur de leurs auteurs que j’ai pu voir ça et là sur les réseaux sociaux.

Je garderai uniquement la fierté que j’ai ressentie de voir les grenadiers jouer pendant 90 minutes face à la sélection brésilienne sans complexes malgré le fossé béant qui sépare les deux formations en terme de moyens et d’infrastructure et surtout de palmarès footballistique.

Je ne m’attarderai pas sur le fait que cette formation a fait sa préparation sur une avance d’un particulier car nos dirigeants étaient trop occupés à se démêler de leurs histoires de « zombi nan bwa ».

Je retiendrai le mérite d’avoir produit du jeu pendant 90 minutes sans jamais s’enfermer pour sortir l’un des plus beaux matchs de ce début de tournoi. Je retiendrai les échos des téléspectateurs africains d’une chaine payante française sur l’exemple des joueurs dans ce match. Et que dire de cette déclaration du commentateur qui a dit que des matchs comme ça on en redemande pas seulement parce que le Brésil déroule un jeu attrayant mais parce que cette équipe d’Haïti n’a jamais baissé les bras, ne s’est pas enfermé mais continue jusqu’au bout d’aller vers l’avant.

Et finalement je retiendrai les leçons positives de cette nouvelle expérience qui espérons-le ouvrira la voix à beaucoup d’autres, donneront encore plus envie à nos jeunes de s’investir dans le travail pour y arriver et qui rappellera à nos dirigeants que le seul miracle qu’on peut attendre dans ce 21e siècle c’est la réussit par le travail d’où la nécessité d’accompagner nos talents à l’exploitation efficiente de leur potentialité.

Hier c’est produit un évènement historique, ce ne fut pas un exploit mais ce fut délicieux comparé aux nombreuses casseroles que le pays traine dans ses pattes. J’invite les détracteurs à tourner sept (7) fois leur langue dans leur bouche avant de salir ce match unique (1) et historique à bien des égards. S’il est vrai qu’au royaume des aveugles les borgnes sont rois, je veux juste saluer et remercier ces rois qui nous m’ont fait vivre ce moment si rares depuis plus de 40 ans. Haïti-Brésil dans une compétition majeur ça se respecte et tout le mérite revient aux artisans de cette qualifications, à ses jeunes et moins jeunes qui travaillent sans relache pour que cela fonctionne envers et malgré tout !

Merci aux grenadiers pour ce Copa, il reste un match et vous n’avez plus rien à perdre. Prenez plaisir les gars, et si possible partager avec nous et faites nous rêver. Un merci spécial à Johnny Placide qui a fait des arrêts magnifiques. Franchement, le score ne reflète pas la grandeur de sa prestation la nuit dernière. Merci encore !

7 à 1 ça n’arrive pas qu’au Brésil finalement !

 

Fersam Allifleur

Observatrice

 

Contacts et commentaires

allifleursam@gmail.com

De l’idée à l’investiture

5 conseils pour réussir son ascension électorale

 

Peut-être lié aux effets secondaires d’une série télévisée à succès, sachant qu’il ne pourra jamais obtenir sa décharge, il décida de devenir conseiller électoral. Ne jouissant que de la notoriété fictive, spécialité d’un réseau social bien connu pour sa capacité à créer des stars sans importance rivalisant de conneries de toutes sortes pour remporter le concours des pouces levées. Il s’évertue à élaborer un guide, une sorte d’avant gout pour ses futurs clients. L’idée étant de trouver quelques astuces pour convaincre les quelques 41000 clients potentiels (toutes catégories confondues, il y a plus de 41000 candidats aux joutes électorales haïtiennes).

Et dans le cas où aucun des âmes, au grand cœur et à la petite poche, prêtes à tout sacrifier pour sauver le pays ne se presseraient à la porte de son pseudo cabinet, il aurait le mérite de mettre des mots sur des maux provisoires qui rongent le pays depuis des décennies.

C’est ainsi qu’il décida de rendre publique les grandes lignes de son guide intitulé : « 5 conseils pour réussir son ascension électorale ». Dans l’ordre croissant d’importance, les conseils se déclinent de la façon suivante :

 

  1. Avoir un minimum de capacité

Bien qu’il ne soit nécessaire d’avoir un doctorat pour se porter candidat, mieux vaut savoir distinguer « a dans une feuille de malanga[1] ». Un candidat se doit d’être à même d’analyser une situation simple et de prendre de bonnes décisions ; d’éviter de signer des documents sans comprendre ; pouvoir s’informer et se former. Aussi parce que la population est de plus en plus éduquée, il est de plus en plus mal venu de se faire représenter par des illettrés. Pouvoir au moins voir clair.

 

  1. Maitriser les langues de bases

Il est de notoriété publique que tous les haïtiens parlent français mais pour éviter tout malentendu, il vaut mieux utiliser le créole pour s’adresser à la population vu qu’environ la moitié des gens ne maitrise pas vraiment les tournures de la langue de Molière. Donc il est important de parler créole.

En tant que candidat, en tant qu’élu ou même simple citoyen, on se fera regarder de travers par les fonctionnaires collet monté de Port-au-Prince si on ose entamer une conversation en créole. Donc il faut maitriser le français.

Comme une bonne partie du lait à téter par Haïti provient de l’oncle Sam et ses alliés ou passe par eux, et parce que beaucoup d’organisation font l’erreur d’envoyer des managers anglophones dans le pays le plus pauvre d’Amérique, ce serait dommage d’entendre « prier 9 fois par jour » alors que le sujet débattu concernait « 9 projets de développement qui voleront sans jamais pouvoir atterrir ». Du coup, des connaissances en anglais deviennent très pertinentes.

Enfin, compte tenu des relations compliquées avec la république voisine, du fait qu’ils ont déjà capté la plupart des marchés de construction du pays et qu’il faut pouvoir commander les produits agricoles de base là-bas. Un niveau minimum en espagnol est un plus non négligeable.

Cela dit, nul besoin d’être polyglotte. Des débuts de conversations devraient suffire parce qu’avant la fin du discours la plupart des officiels seront en train de dormir.

 

  1. Disposer au moins d’une vision à défaut d’un programme politique

Vu le nombre de bleus politiques qui concourent aux différents postes à pouvoir, et le fait que la question de « programme politique » n’est pas encore pleinement intégrée dans la culture électorale du pays, on peut comprendre que nombre de candidats n’en disposent pas. Mais cela ne dédouane pas de l’obligation d’avoir une idée claire pourquoi on veut se lancer dans la politique, pourquoi vouloir représenter les autres. Pourquoi vous et pas un autre est une réponse que tout candidat devrait maitriser. Il est hyper important que le candidat sache où il veut aller et pourquoi.

Si possible éviter les arguments de type « identifier les problèmes et les résoudre ». Car le problème du pays est connu, tous les candidats veulent résoudre les maux du peuple mais personne n’est en mesure d’avancer une méthodologie plausible.

 

  1. Essayer de péter rond

Tous les haïtiens connaissent l’expression « bouda ou won, wap peter kare ». C’est le propre des candidats aux élections. Le bonhomme concours à devenir maire d’une ville de seconde zone, il proclame qu’il va changer le pays.

Il faut arrêter avec cette débilité. Cette promesse n’est pas crédible et ne l’a jamais été d’ailleurs. Mais la différence vient surtout du fait que le peuple, à l’heure de la communication de masse, est pleinement conscient que ce pays ne changera pas, en tout cas pas avec les discours « patripochiques[2] », pardon les discours patriotiques habituels. Il faut mentir avec bon sens.

Définissez des objectifs atteignables et raisonnables. Bien que ça puisse paraitre risqué, il y a de forte chance de convaincre l’électorat jeune progressiste, et comme il représente une part importante de la population, et comme ils sont plus dynamiques, et donc plus nombreux à déposer leur bulletin dans l’urne. La probabilité de l’emporter reste conséquente.

 

  1. Avoir un budget à la hauteur de son ambition

Un candidat fauché est un voleur à priori. Combien de fois a-t-on entendu l’expression « nèg la pa menm ka manje yon lam ak aransèl, li bezwen mwen moun al vote pou li. Volè li bezwen al volè wi ». Il faut souligner que les données disponibles n’ont pas réussi à prouver sans doute raisonnable que ceux qui pouvaient manger rôti en tant que candidat ne bouffent les ressources de leur administration. Bref, je dis ca, je ne dis rien. Il faut faire bonne impression. Et ça passe inexorablement par la capacité de débourser.

Comme dans tous les pays du monde, se porter candidat est un investissement colossal, pas seulement en termes d’énergie mais surtout en ressources financières. Impossible d’échapper à cette règle surtout quand il y a plus des milliers de candidats à la quête de centaines de postes, et qu’ils utilisent tous l’argument du changement pour convaincre. Un peu de billets distribué ça et là devrait convaincre les plus réticents. Dans les pays du nord on appelle ça « frais de campagne », dans les pays du sud ca s’appelle « corruption », cela dit les intentions, les résultats et les conséquences ne sont guères différents.

Il faut être prêt à faire face aux nombreuses dépenses qui joncheront le parcours de la candidature à l’investiture : payer le conseiller pour les autres conseils « non gratuits » qui suivront ce guide, le leader du quartier, les supporteurs des autres camps et toutes les autres personnes qu’il serait préjudiciable de citer dans ce guide à cause justement de leur bonne vertu. Mieux vaut avoir un magot conséquent et prêt.

A la question de savoir où trouver les financements, on analysera les possibilités au cours de la collaboration (dans le monde les exemples ne manquent pas).

  1. Bonus

Le dernier conseil bonus concerne la capacité à encaisser parce qu’a la fin du jour les résultats suivront les mêmes probabilités qu’une roulette russe. Et la seule explication plausible sera « c’est normal » car trop de candidats pour un si petit pays !

 

En conclusion, un bon candidat et un élu potentiel est un individu capable (finance, intelligence et aisance) et pragmatique.

                                                                                                                                    

Fersam Allifleur

Observatrice

Rapportrice d’un conseiller électoral en mal de publicité

 

[1] Traduction litterale de l’expression « a nan fèy malanga »

[2] Ce terme n’existe pas dans les dictionnaires français à disposition, dans ce cas ci c’est un adjectif dérivé du terme « patripòch » couramment utilisé pour parler des discours populiste visant à convaincre l’électorat afin de remplir sa poche une fois élu.

Trois ans déjà !

C’était le 20 Avril 2012, tout était là pour une première émission. Une nouvelle radio venait d’être créée, ou plutôt un rêve était en train de se réaliser. Le rêve d’un homme, d’un maitre, d’un animateur, d’un amoureux des medias. Radyonou venait de naitre ! Trois ans déjà et l’aventure continue pour le grand bonheur des gens de bien sur le net ; des fans de Tropicana d’Haïti à qui les samedis sont dédiés.

Aujourd’hui c’est un jour pour célébrer mais surtout un jour pour saluer, saluer la vision de Gérald Toussaint, son abnégation à faire vivre cette initiative malgré les hauts et les bas. C’est aussi le moment de remercier les animateurs et tous ceux avec leurs textes enrichissent le site. Mais le palme des remerciements va aux auditeurs qui de par leur fidélité, leur écoute inconditionnelle à travers le monde nous donne envie de continuer en donnant du sens à ce mouvement. Bravo à vous pour la confiance et les feedbacks.

C’est l’occasion pour renouveler notre engagement à vous servir et de continuer à vous bercer de belles mélodies. Le chemin est encore long et nous avons de grandes ambitions pour Radyonou, mais nous sommes convaincu qu’ensemble nous progresserons et nous accomplirons de grandes choses.

Joyeux Anniversaire à Radyonou, Joyeux Anniversaire à nos fidèles auditeurs.

Fersam Allifleur

 

Tropik nan Saint-Raphael, gwo koze.

M pa nèg ki soti fasil, fwa sa a m pat ka pa la paske m pat ka rate okazyon sa a. Konbinezon an te twò byen fèt. Pase yon wikenn nan Cap-Haitien sete yon gwo koze. M te pare’m pou’m danse Tropik nan Saint-Raphael. M te panse fèt la tap bèl men mwen pat konnnen si’m tap fè eksperyans sa a ak Djazz la.

4 trè boul m te gentan rive nan Tropicana Night Club. Se lè sa a yo te bay mizisyen ki nan zòn nan pou yo rive . 30 minit apre nou te derape e bis djazz la te pase pran chak grenn mizisyen devan lakay yo e yo te deja ap tann. 5h45 tout moun la e nou nan wout.

Anndan bis la gen you anbyans rèd , Jimmy Papouloute, Calou yon bò ap bay blag, Boss Boubout ap kreye animasyion dèyè a . Wouyy! m nan bòl grès mwen . Apre Milot, nou pral koumanse pran sekous  paske wout la pa bon menm e lap konsa jiskaske nou rive Saint-Raphael. M te kontan wè peyizan nou yo sou wout la, sa kap fè bèt tankou kabrit bef manje. Le nap pase Dondon m te wè anpil pye bwa , ou santi se yon kote ki fè fre anpil.

Vè 7h45 yo konsa djazzz la rive nan vil Saint-Raphael, wi manman ou santi fèt la pral bèl ak kantite moun nou wè depi antre vil la jiska devan lokal kote djazz la pral jwe a. Enstriman djazz la te gentan enstale , m pa ka di se yon bèl Night club men podium nan ka kenbe djazz la . Ou ta di se yon teren vid paske pa gen chèz, pa gen tab, men li byen bare.

10h20 Mayestwo TiBlan bay siyal ak Saks li e Djazz la lage. Soti nan Nwè-l numewo 1 , pase pran Angelik, Deside w, Les gens Du Nord, Veye priye, Pou ki sa, Vye pwochen, ect e pou bal la fini ak Kenbe Diyite w, nou ka di moun Saint Raphael jwenn pou jis pri lòn magazen. Djazz la frape ak tout pisans li e tout moun byen danse. Tropicana montre tout bon vre pa gen chanpèt kelkeswa kote a san li. Malgre ke se te yon eksepsyon paske vakans djazz la pot ko fini.

Lavi mizisyen sitou an Ayiti pa bagay ki fasil. Malgre ke Tropicana gen yon bis ki trè konfòtab e ki ka rive tout kote, nan eta wout nou yo ye a mete plis fatig lakay mizisyen nou yo. Map raple tout moun ke Tropicana se djazz ki jwe tout kote nan kelkeswa kwen an Ayiti depi machinn ka rive. bal Sen Rafayèl la sete 120e bal yo pou ane a.

Panse a yon mizisyen ki fè 5 nwit you’n dèyè lot ap jwe bal, kouri machinn nan yon ekip wout ki chaje ak twou, riske lavi yo pou yo pote plezi bay de milye de moun e ki toujou rive a lè. Fatig devan dèyè. Tonè krisboulout mwen , mizisyen Tropicana se yo ki Ewo ke yo ye.

Tropicana d’Haiti nan Saint-Raphael samdi 25 Oktòb sete yon gwo bal, yon bèl bal. M pa ka tan pou’m redanse djazz la anko, djazz pa’m.

GT

15 Octobre 1994 et ses 20 ans de séquelles

C’était un samedi, 15 Octobre 1994, toutes les chaines de télévisions diffusaient en boucle les images, le pays entier retenait son souffle, tous les yeux étaient braqués sur le Tarmac de l’Aéroport International de Maïs Gâté. La restitution du président déchu dans ces fonctions était imminente, une sorte de rétablissement de la démocratie.

Aujourd’hui marque les 20 ans de cet événement. Et on s’interroge. Les efforts consentis pour faciliter ce jour valaient-il la peine ? Le prix économique et les conséquences sociales ont-t-ils été à la hauteur des enjeux du moment et des résultats obtenus?

Pour tenter de répondre à ces questions, on va en 5 actes, comme au théâtre, revenir sur la chronologie des évènements ayant conduit à ce rendez-vous du 15 Octobre 1994. La démarche suivie, les implications et les conséquences des mesures prises.

Acte I : Le coup d’Etat. Au matin du lundi 30 Septembre 1991, sans avoir bu Haïti se réveille avec une gueule de bois terrible, la nuit du 29 Septembre ne fut pas ordinaire. Une chose horrible venait de se produire. Après la victoire nette et démocratique du 16 décembre 1990, et moins d’un an (7 mois et 23 jours) après sa prise de fonction le 7 Février 1991, le leader charismatique du Front National pour le Changement et la Démocratie (FNCD) venait d’être brusquement rejeté par l’armée et les élites économiques. La démocratie tant souhaitée venait de subir un nouveau revers.

Acte II : L’instabilité. « Beton an cho » comme on a l’habitude de dire. Les exactions de tout genre sont commises. La répression est partout. Ce qui peuvent filer dans les pays voisins prennent le voile, ceux qui ne peuvent pas subissent soit en rejoignant les dominants (enrôlement au nouveau corps dénommé FRAP) soit en faisant profil bas, voire très bas.

Acte III : Des mesures drastiques. Les mesures de rétorsion (sanctions financières et commerciales) prises contre la junte militaire ont été dures, une sorte d’antidote mortelle contre une maladie grave sur un patient déjà fortement affaibli.

Comme vous pouvez le constater sur le graphique, les conséquences des mesures restrictives prise par les USA et les Nations Unies combiné à l’instabilité politique du moment ont causé beaucoup plus de tort à la croissance du PIB que le séisme dévastateur du 12 Janvier 2010.

A cela s’ajoute plus de 20 000 Soldats américains et autres déployés sur le pays pour lutter contre une armée haïtienne d’environ 7000 hommes au total. Au final, à part un incident au Cap haïtien cette occupation s’est fait sans rencontrer de résistance. Et dans la continuité de cela, le démantèlement de l’armée en 1995 remplacé par une police de seulement 4000 hommes au départ. Quid de la délinquance n’a cessé de croitre depuis ?

Acte IV : Le choc économique. Comme une catastrophe silencieuse il a tout balayé sur son passage, les filets sociaux, les faibles infrastructures de base qui peinaient à fonctionner. Il a également creusé le déficit extérieur, contribué à accroitre la dette publique, créé de l’inflation (très fortement alimenté par l’embargo sur le pétrole comme tenu de la forte corrélation entre ce bien et les principaux indices de prix du pays). Cette période 1991-1994 a été marqué par une croissance rapide du taux de chômage.

Acte V : Et Après ? Un président restitué pour le reste de son mandat, suivi par un quinquennat de son ancien premier ministre et un retour au pouvoir pour le moins surprenant avec les 89,77point de pourcentage d’écart entre l’élu et 2e. On ne remet pas forcément en cause la popularité du gagnant mais l’absence d’alternatifs proposés dans cette élection du 26 Novembre 2000. Le souci est flagrant. Dans certains pays, les candidats n’ayant pas réalisés 5% ne reçoivent pas de dotation de compensation, ici 6 candidats se partagent 8.19% contre un Goliath qui affiche 91.81%.

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Capture d’écran Wikipédia sur l’élection du 26 Novembre 2000

Et pour ajouter la cerise sur le gâteau, ceux là même qui n’ont pas hésité une seconde à sacrifier les intérêts du pays et du peuple pour ramener le protégé allaient en 2004 le chasser lors d’une démission troublante. Comme on dit « le vent a tourné ».

 

Au regard des faits, et du résultat, à la question de savoir si tous ces sacrifices valaient le coup, on peut sans risque dire que non. Le prix social et les sacrifices économiques étaient trop élevés. Aujourd’hui encore Haïti peine à se relever des dommages collatéraux de ce traitement de surface visant à calmer la souffrance visible qui aura entrainé des conséquences dévastatrices.

Les seules nuances qui peuvent être apporté à ce constat alarmant c’est la déduction des effets qu’aurait causés le coup d’état sans ces mesures de distorsions. Car comme dans toute tentative d’analyse comparative, c’est compliqué de déterminer la courbe d’évolution de l’économie du pays si ces mesures de répression n’avaient pas été prises.

On conclura en disant que si « ne rien faire » paraissait inacceptable, « en faire autant pour si peu de résultats » est tout aussi désolant. C’’est pourquoi les haïtiens doivent réfléchir à deux fois avant d’ouvrir toute boite de pandore pouvant nous conduire à des situations de « un remède à court terme pour des effets secondaires permanents ».

15 Octobre 1994 – 15 Octobre 2014, vingt ans d’agonie pour un jour d’euphorie.

 

Fersam Allifleur

Décès de Jean Claude Duvalier : et si on tournait la page ?

Ce samedi 12 Octobre 2014 la famille et sympathisants de Mr Duvalier se sont recueillis devant sa dépouille. Pour certains le fait qu’il n’ait pas reçu de funérailles nationales par respect pour les victimes est une petite victoire pour d’autres c’est une égratignure à sont statut d’ancien chef d’état.

Cette semaine, j’ai été plusieurs fois interpellé par des collègues ou amis ici en Afrique par rapport à cette actualité. Ils voulaient me souhaiter condoléances. Je répondais toujours un souci en moins pour cette nation qui a tant souffert. Je soulignerai que ma famille proche n’avait pas été ni victime, ni complice du régime. Face à mon insensibilité  beaucoup de gens m’ont conseillé de tourner la page, et m’ont invité  à regarder vers l’avant ce que nous autres haïtiens pouvons encore sauver. Quelle guérison nous pourrions apporter aux dégâts causés par ce régime.

Je ne me rappelle pas vraiment les évènements de 86 – j’étais trop jeune pour comprendre. Je n’apprécie pas non plus la majeure partie de ce que j’ai appris plus tard sur ces temps là. La répression, les abus, les disparitions, l’exil, la corruption et j’en passe. Mais en analysant ce qui se passe dans ce pays depuis, les acquis qu’on a perdu, le contexte dans lequel cet homme a eu à évoluer je ne peux que m’interroger. A qui la faute ?

Beaucoup d’expert se sont penchés sur la question de la dictature. N’étant pas l’avocat du diable je ne vais pas remettre en cause les positions de quiconque. A l’occasion du décès de « Baby doc » comme on le surnommait, je voudrais juste revenir sur quelques circonstances atténuantes.

  • L’âge du bonhomme

Arrivé au timon des affaires à seulement 19 ans, l’âge où tout le monde a envie de s’amuser. Sa biographie sur Wikipédia évoque qu’il délégua une partie de son pouvoir à la famille (sœur, mère et d’autres officiels du règne de son père). Qui fut assez fou pour laisser la gestion d’un pays à un adolescent ? Qui pis est un adolescent qui a été forcé de devenir majeur pressé par une pirouette administrative. Il est de notoriété publique que l’abus du pouvoir rend fou, que dire de ces effets sur un cerveau aussi immature que celui de J C Duvalier en 1971?

  • L’entourage du pouvoir

Le souci avec l’héritage est souvent l’absence de volonté de l’héritier. A mon avis J C Duvalier ne fut pas un homme politique étymologiquement parlant. C’était un héritier politique. S’il est à blâmer pour ce qu’il a fait ou n’a pas su empêcher d’arriver ou encore ce sur quoi il a fermé les yeux, on ne saurait dédouaner son entourage, tous ces avides de pouvoir prêt à tout pour continuer à profiter de leur privilège.

  • Ce qu’on peut regretter

Parfois je rencontre des duvaliériste nostalgiques qui me racontent que de leur temps, il y avait la lumière (temps électricité et éclairage publique), les touristes rentraient, la gourde valait quelque chose et qu’on pouvait circuler en ville si tant est qu’on retenait sa langue sur tout ce qui touche au pouvoir. Ces quelques infrastructures étaient surement de maigres consolations au regard de la terreur de la répression, de l’absence de la liberté d’expression. Sommes-nous plus libre aujourd’hui où nous nous cachons des kidnappeurs et d’autres apaches ? Avons-nous mesuré les conséquences sociales et économiques de la libération de notre expression face à la prison virtuelle que nous imposent la violence et la délinquance ?

Avec tout mon respect qui leur est dû j’adresse ma sympathie aux milliers de victimes des décennies de terreur que fut la période 1957-1986 pour qui justice ne sera jamais rendu.  Comme j’ai écrit tantôt, je m’interrogeais juste. N’est-il pas le moment de tourner la page et de regarder vers l’avant ? Un jeune pour qui j’ai beaucoup d’estime aime à dire «  Que sa génération ne passera pas sans que les choses changent dans ce pays », puisse ce vœux soit le crédo de chaque haïtien pour que Haïti cesse de connaitre ces épisodes tristes. Car force est de constater que de 1986 à nos jours, nous n’avons pas beaucoup progressé.

Que la puissance du pardon puisse nous détourner de notre passé, nous donner la force de penser nos blessures. Puissions-nous  enterrer avec la dépouille de Duvalier les séquelles de nos souffrances passées afin de pouvoir avancer vers l’égalité dans l’unité et la fraternité tel que stipule notre devise nationale.

Pa bliye ke se nan linyon fòs nasyon sa ye !

Fersam Allifleur ( Octobre 2014)

Léogâne : maintenant qu’on a touché le fond et si on tentait remonter à la surface

Ce matin j’ai vu des photos du pont de Momance bloquée. J’ai cru apercevoir un appel à manifestation pour le mercredi 1er Octobre 2014. Une pétition au titre évocateur  « LAURENT LAMOTHE : Leogane pap sede okenn teritwa bay Gressier » circule sur le net en ce moment.

 

L’histoire

En suivant le lien http://www.change.org/p/laurent-lamothe-and-michel-martelly-léogâne-pap-sede-okenn-teritwa-bay-gressier j’ai compris que sous prétexte de la création de la « Région des Palmes », une agglomération regroupant les communes de Léogâne, Gressier, Grand-Goâve et Petit-Goâve, la commune de Gressier tente de récupérer, encore une fois après l’obtention de Petit Boucan, une partie de la commune de Léogâne pour devenir plus grand en avançant sa frontière jusqu’à la Rivière Momance.

Parallèlement à cela, le nouveau projet de découpage administratif souhaité par le gouvernement visant à créer 6 départements supplémentaires aurait pour effet de détacher le quartier de Trouin de la commune de Léogâne pour qu’il devienne lui-même commune. De faire de la région des Palmes un département ayant probablement pour chef lieu Petit-Goâve.

Je rappelle que pour l’heure, la commune de Léogâne est le chef lieu de l’arrondissement de Lééogâne. Elle compte le centre-ville, et 13 sections communales (Dessources, Petite Rivière, Grande Rivière, Cormiers, Orangers, Citronniers, Palmiste à Vin, Gros Morne, Fond d’Oie, Beauséjour, Petit Harpon, Parques et Fond de Boudin d’où est rattaché le quartier de Trouin). Soit une superficie d’environ 385,23 Km² pour une population estimée à environ 200 000 habitants.

 

L’objectif de la pétition

Il s’agit en fait d’une pétition lancée par Dimitry Romulus plus connu sur les réseaux sociaux sous le nom de Majistra Romulus. M. Romulus est un activiste assez visionnaire à mon sens. Il ne cesse de proposer des idées intéressantes et même de lancer des initiatives visant à terme le développement de la commune de Léogâne.

L’objectif de cette pétition est de dénoncer ces décisions et inciter le gouvernement à repenser sa stratégie et donc à exprimer la volonté de la commune de Léogâne à garder son intégrité territoriale, son statut de chef lieu d’arrondissement et à garder son quartier de Trouin auquel la ville reste très attaché et surtout à garder les localités entre la frontière actuelle entre les deux communes et la rivière Momance, la population et les infrastructures qui y sont implantés dont la douane, les entreprises de bâtiments, etc.

 

Pourquoi j’en parle dans mon éditorial

Comme beaucoup de Léogânais qui ont signé cette pétition, cet article vise à relayer l’information pour que d’autres Léogânais puissent en entendent parler ; afficher mon attachement à cette commune dans son intégralité et sa diversité en affichant clairement mon refus à ce projet de déplacement des limites de la commune et surtout pour sensibiliser ceux ont envie d’agir pour donner à cette cité d’Acanaona l’éclat qu’elle mérite, à se lever et à s’unir pour faire front à cette mascarade, et surtout pour entamer enfin la longue marche vers la reconstruction.

Je suis convaincue que nous payons aujourd’hui le prix du transfert de Petit Boucan à Gressier, une vraie bêtise. On dit que « lè ou lonje men ede yon moun li rale manchèt li li koupe ponyèt ou ». Ce dicton décrit bien le cas la frontière entre Léogâne et Gressier. Il y a quelques années avec un collègue sociologue, on évoquait le cas de Petit Boucan et la bêtise de la commune de Léogâne quand ils ont jadis cédé ce bout de territoire à la commune de Gressier. En effet, en cédant cette section communale, Léogâne n’a pas seulement renoncer à une partie de ces terres au profit de son voisin mais il a aussi tourné le dos à une partie de son histoire en transférant la grotte Anacaona alors que Léogâne est la cité d’Anacaona.

En cédant Petit Boucan nous avons inconsciemment dit à Gressier que nous ne nous soucions pas de nos territoires, de notre histoire alors aujourd’hui elle veut tout prendre : aujourd’hui la douane, Mélier et ces nouvelles infrastructures, Flon et ses atouts etc. Demain ce sera quoi ? L’usine de Darbonne, la carrière de route de l’Amitié. ? Cette tentative est la goute d’eau qui devait faire prendre conscience à tout Léogânais qui porte cette ville dans son cœur de faire ce qu’il faut pour contribuer au progrès de cette communauté.

 

J’ai envie de proposer un plan de redressement à cette situation inacceptable qui s’articule autour de deux choses essentiellement :

 

Phase 1 : Contrer cette tentative mesquine d’expropriation d’une partie de notre héritage

Vu l’urgence de la situation, il faut exprimer notre désaccord avec cette démagogie. Signez la pétition !. En espérant faire respecter l’intégrité de notre territoire et donc le renoncement du gouvernement à ce plan machiavélique de démantèlement de notre commune. Tout Haïti sait que Léogâne a la capacité de se défendre sans violence quand ses droits fondamentaux sont menacés.

 

Phase 2 : Prendre en main le destin de notre cité

Nous devons agir vire parce que l’heure est grave. Nous ne pouvons plus nous reposer sur nos baux lauriers à regarder notre territoire dépérir : sans eau courante, avec seulement quelques heures d’électricité par jour, un niveau de chômage suffoquant, une délinquance grandissante, et j’en passe. Je sais qu’il y a tellement de chose à faire que la première question vous allez me poser est de savoir par où commencer ?

Par nous : Nous devons commencer à démontrer notre amour pour cette terre d’histoire. Au-delà de nos déclarations de fierté sur nos profils dans les réseaux sociaux, nous devons commencer à contribuer au progrès, à faciliter des initiatives durables, à promouvoir la production.

La diaspora n’est pas épargnée. Nous sommes nombreux, nous avons étudiés dans de grandes écoles, certains d’entre nous s’en sortent relativement bien, nous pouvons faire quelques choses, nous devrions faire quelque chose. Pas des actions de types (je loue une voiture chez un concessionnaire, je fume 2 ou 3 milles dollars US en 5 jours pour prouver que j’ai réussi à l’étranger). Non, je parle d’actions durables pouvant poser les bases d’un lendemain meilleur de type système AEP solaire sur un forage pour la distribution d’eau à un quartier, le développement d’un système d’électrification solaire dans une localité, appui à la reconstruction de nos institution publiques ou communautaire broyé dans le séisme, l’assainissement de nos quartiers etc.

 

Par nos atouts : La commune dispose de nombreuses richesses exploitables que nous devrions commencer à valoriser dont la rivière Momance si convoitée tout d’un coup par Gressier, l’usine sucrière, le Rara, nos montagnes et leur paysage et surtout nos compétences (récemment un ami postant une photo du tribunal de paix de Léogâne, une tristesse ! La recherche d’architecte ou d’ingénieur de bonne volonté pour travaille bénévolement sur un plan et le devis d’un bâtiment pour cette institution en vue d’évaluer les besoins et voir comment financer ce projet est restée lettre morte. Pas étonnant que la ville de Petit-Goâve a de plus haute instance judiciaire que nous. Je dis ça je ne dis rien.)

 

Par nos dirigeants : Les élections ont semble-t-il été reportées à novembre. Je comprends que ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu d’élection locale dans notre pays, c’est le moment de réfléchir et choisir des dirigeants fiables (maires, député, CASEC, ASEC). Nous avons besoin d’être représenté par des gens ayant au point le courage de nous éviter des sacrifices exagérés pour soigner sa petite personne. Aujourd’hui nous sommes en train de payer les lourds tribus de décennies de démagogie, nous accepter de continuer dans cette voie et nous réveiller un matin avec Léogâne  section communale d’une municipalité voisine ou encore nous pouvons penser à 2 fois avant confier notre cité à des vendeurs d’âmes. Réfléchissez, choisissez, votez mais n’oubliez pas que vos choix comptent et participent à l’orientation que prendra notre chère cité.

 

Par nos enfants : Nous devons les préparer à devenir des hommes compétents, formés et consciencieux. Mais avant tout nous devons leur laisser un héritage dont ils peuvent être fiers, une ville qu’ils pourront aimer et chérir parce que nous avions choisis de la préservation contre les agressions extérieures.

 

Toi, moi, lui, nous tous ensemble nous pouvons changer le cap. Disons non à travers des actions constructives, progressistes et des initiatives positives.

 

Marie Antoine Alliance

Moun Yogann 100%

Le conseil de sécurité de l’ONU discute d’Haïti

Le Conseil de sécurité a réalisé hier un débat sur la proposition du Secrétaire général de diminuer progressivement des forces militaires de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Lors des discussions plusieurs délégations ont exprimé leurs préoccupations face à l’impasse du processus électoral après l’Accord d’El Rancho.

Dans son dernier rapport sur la MINUSTAH, le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, recommande au Conseil de sécurité de proroger d’un an le mandat de la MINUSTAH jusqu’au 15 octobre 2015, tout en proposant un retrait de la Mission en deux temps, à partir d’une évaluation globale de la stabilité, de la sécurité sur le terrain et des capacités de la Police nationale. ” Nous souhaitons que ce mandat, renouvelé et reconfiguré puisse permettre d’assurer une présence de la Mission qui concorde avec les besoins réels d’Haïti et les impératifs de l’heure “, a déclaré le délégué d’Haïti, Denis Régis.

La Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef de la MINUSTAH, Mme Sandra Honoré, a dans son exposé affirmé que les conditions de sécurité étaient demeurées relativement stables en Haïti. Les menaces à l’ordre public tiennent à la criminalité, à la violence des gangs, ainsi qu’aux manifestations civiles spontanées qui sont pour la plupart motivées par des griefs socioéconomiques, comme le manque d’accès à l’éducation, à l’électricité et à l’eau, a-t-elle expliqué.

Le représentant de la France, qui a soutenu l’option d’une diminution des effectifs de la MINUSTAH, a aussi noté que la Mission pourrait être plus efficiente avec le renforcement de la Police nationale haïtienne qui devrait rester au cœur des activités de la MINUSTAH. Il a en outre appelé à ne pas remettre en cause la qualité du contact de la Mission avec la population, « qui dépend notamment de sa capacité à s’exprimer en français ».

La question des élections a également retenu l’attention des délégations qui se sont, pour une grande majorité, dites inquiètes de l’impasse actuelle.

Mme Honoré a indiqué qu’un groupe de sénateurs opposés à l’Accord continuait de demander la création d’un conseil électoral complètement renouvelé avant le vote sur la loi électorale amendée. Pour les États-Unis, ces six sénateurs « prennent en otage les élections sur la base de considérations politiques ». Le délégué d’Haïti a pour sa part promis qu’avec l’appui de la communauté internationale, les élections législatives et locales, dont le premier tour est prévu le 26 octobre prochain, auront nécessairement lieu cette année.

LLM / radio Métropole Haïti