Haïti – Éducation : Résultats du premier recensement des structures d’éducation non-formelle en Haïti
01/12/2019 09:08:51

Haïti - Éducation : Résultats du premier recensement des structures d’éducation non-formelle en Haïti

Dans la perspective de se rendre conforme aux exigences des Objectifs de Développement Durable (ODD #4) (Accès à une éducation de qualité à l’horizon 2030), le Ministère de l’Éducation Nationale, avec le support de l’UNESCO, a réalisé son premier recensement national des Centres du soir et des centres d’éducation familiale non-formelle. Ce projet poursuit l’objectif de créer un sous-système d’information précises et fiables pour la gestion de l’éducation non-formelle.

L’enquête exhaustive sur l’éducation non-formelle organisée par la Direction de la Planification et de la Coopération Externe en collaboration avec la Direction de l’Enseignement Fondamental et l’Unité du Système d’Information a ainsi établi un bilan sur les capacités opérationnelles de ces centres de formation.

Les données collectées lors de l’enquête ont permis de dénombrer sur l’ensemble du territoire national, 206 institutions offrant ce type d’éducation : 62 Centres du soir (56% d’apprenants féminins) et 144 Centres d’éducation familiale (77% d’apprenants féminins).

6 départements disposent de Centres du soir : l’Ouest, le Sud, le Sud-est, le Nord, le Nord-est, l’Artibonite et les Nippes, la plupart de ces Centres sont localisés dans le département de l’Ouest (68%), vient ensuite le département du Nord avec 13%.

Pour les Centres d’éducation familiale, ils sont présents dans 8 départements, le Nord-Ouest et le Sud-Est n’en disposent pas. Deux départements, l’Artibonite et la Grand-Anse, accueillent respectivement 38% et 21% de ces centres tandis que les départements du Centre et de l’Ouest n’en comptent respectivement que de 1% et 2%.

Afin d’améliorer la gouvernance de ce sous-secteur et mieux gérer ces Centres, l’UNESCO est engagée en coordination étroite avec le Ministère de l’Éducation Nationales dans un processus de plaidoyer pour la mobilisation de ressources visant le renforcement des capacités des agents éducatifs du sous-secteur de l’éducation non-formelle, la dotation des centres en matériels pédagogiques, équipements et sources d’énergie et la construction et/ou la réhabilitation d’infrastructures devenues non-fonctionnelles.

Soulignons que les interventions en cours dans le sous-secteur de l’éducation non-formelle, contribuent à l’émancipation des femmes et des filles, ce qui contribue efficacement à la réduction de la pauvreté et des inégalités basés sur le genre.

HL/ HaïtiLibre



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